C'est pour ces raisons que vous êtes partis à Nîmes ensuite ? Pour être à la base d'un grand projet sportif avec des gars comme Cantona ou ensuite Laurent Blanc ?

Oui parce qu'à Marseille je sentais qu'on ne comptait plus trop sur moi, j'approchais la trentaine et en France on considère qu'on est fini à cet âge là. Et puis les dirigeants ont eu une proposition de Nîmes et ils se sont peut être dit que si ils me gardaient encore peut être qu'il n'y aurait plus de propositions pour moi passé la trentaine, alors ils ont fait passer l'aspect financier en premier. Et pourtant j'ai prouvé que je n'étais pas fini !! à 34 ans j'ai fait une de mes meilleures saisons à Metz et à 38 j'ai été champion de Suisse.

En revenant su Nîmes, moi j'ai le souvenir de ce but au Parc...
Oui le plus beau de ma carrière




Vous m'avez pas laisser le temps mais c'est la question que je voulais vous poser. En plus un succès de prestige alors que Nîmes était au plus bas.
Oui une victoire 3-2 et je fais encore un doublé face à Paris, on enchaîne ensuite avec une victoire 2-0 lors du derby face à Montpellier mais il n'y aura pa de série, pas d’enchaînements. Le problème à Nîmes c'est que la seconde saison on aurait du avoir du renfort alors que le recrutement a été fait seulement pour remplacer les départs. Car on ne construit pas une équipe en une saison mais en 3 ou 4.

Moi j'avais entendu dire que c'était dans le vestiaire qu'il y avait eu des problèmes et notamment des bagarres entre joueurs ?

Non y a jamais eu de bagarre. Vous avez vu je ne pratique pas la langue de bois mais il n y a pas eu de tels incidents. Vous savez l'ambiance n'était pas exceptionnelle mais elle n'étais pas non plus exécrable juste quelques tensions. C'est sûr que lorsque l'on gagne on est tous amis et puis quand on est dernier du championnat c'est différent mais il y avait beaucoup de respect entre tous les joueurs. Mais ça va peut être vous surprendre mais je garde un bon souvenir de mes années nîmoises. J'ai conservé de bons rapports avec les supporters

Mais c'est une constance ça dans votre carrière. Quand on voit les témoignages des supporters de Lens, Marseille, Nimes ou Metz, vous avez encore une bonne côte de popularité auprès d'eux.


Je pense que c'est une question d’éducation. Il ne faut pas oublier d'où on vient et tous les sacrifices qu'on a fait pour devenir professionnel car vous savez c'est très dur de devenir pro. Et il faut pas tout gâcher une fois qu'on y est arrivé en snobant les gens. Car pour eux aussi c'est dur donc il faut garder la tête sur les épaules et sans vouloir faire de la démagogie, ce sont pas les plus riches qui viennent au stade et eux aussi ils font des sacrifices pour acheter leurs billets, leurs écharpes, leurs maillots. Donc sur le terrain il faut rendre la passion qu'ils vous donnent et je vais aller plus loin il faut accepter leurs critiques quand vous n'avez pas été bons, car ça arrive de ne pas être bon. Il faut savoir l'admettre et le reconnaître. Car sans les supporters il n'y aurait pas de football.
Mustapha Bettache
Mustapha Bettache
Bernard Rahis (à droite)
Bernard Rahis (à droite)
Joseph Ujlaki
Joseph Ujlaki
Hassan Akesbi, Dominqiue Colonna (légendaire gardien de Reims) et Paul Calabro (Président du N.O.)
Hassan Akesbi, Dominqiue Colonna (légendaire gardien de Reims) et Paul Calabro (Président du N.O.)
Stanislas Golinski
Stanislas Golinski
Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes
Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes
Stephan Dakowski
Stephan Dakowski