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HISTOIRE DU N. O.

NÎMES OLYMPIQUE 1958-62 : le temps des regrets

En l’espace de cinq saisons, les Crocos ont terminé trois fois deuxièmes de première division et deux fois finalistes de la coupe de France. En laissant parfois échapper des titres qui leur tendaient les bras.

1958 est une grande année pour le football. Le Brésil est champion de monde pour la première fois avec le tout jeune Pelé. La France termine troisième de cette même épreuve avec un record de buts pour son attaquant, Just Fontaine (13 buts dans une coupe du monde, un record toujours d’actualité). Et côté Nîmois, le capitaine Maurice Lafont participe à la coupe du monde (avec la France), le club termine deuxième de la D1 et finaliste de la coupe de France.

C’est une première dans les trois cas. Mais les Crocos peuvent nourrir, quelques regrets en ce qui concerne la finale de la coupe de France. Alors qu’ils affrontent Reims, le champion de France, les Nîmois sont rapidement réduits à dix après la blessure d’André Schwager (À cette époque, un joueur, même blessé, ne pouvait pas être remplacé !).

La rencontre est donc faussée et Nîmes s’incline 3-1. À l’issue du match, Kader Firoud, l'entraîneur Nîmois déclare au journal l’équipe : « On ne bat pas Reims avec dix joueurs ».

La saison suivante, le duo d’attaquants Skiba – Akesbi fait un malheur avec 43 buts marqués en D1. Mais malgré un titre honorifique de champion d’automne, le club échoue encore à la deuxième place, derrière Nice. En coupe de France, c’est une grosse désillusion. Alors que les Nîmois sont les grands favoris, ils sont éliminés en demi-finale par Le Havre, un club de D2. Cette saison est celle du gâchis car Nîmes aurait pu fait mieux.

La décennie 1960 débute et les coéquipiers de Pierre Barlaguet font désormais partie des grosses équipes françaises. En match amical, ils rencontrent les plus prestigieuses formations du continent, dont le FC Barcelone. À cette époque, seul le champion de France participe à une coupe d’Europe. En championnat, les Crocos sont une nouvelle fois champion d’automne. Cette fois c’est peut-être la bonne puisque, à une époque où la victoire ne rapporte que deux points, Nîmes compte cinq unités (l’équivalent de sept points aujourd’hui) d’avance sur Reims après 23 journées. Le Crocos sont encore leaders au soir de la 30e journée. Mais au final, c’est Reims qui décroche le titre et Nîmes finit deuxième pour la troisième année consécutive.

Lors l’exercice 1960-61, le Nîmes Olympique s’essouffle un peu, du moins en championnat. Le club ne lutte pas pour le titre. Il faut dire que certains cadres sont partis. Salaber à Sedan, Skiba à Sochaux et Venturi à Grenoble. Ces départs ne sont pas vraiment compensés par les arrivées de Bourdoncle, Cassar et Fauvergue. C’est en coupe de France que les Crocos s’illustrent. Après avoir éliminé La Seyne, Béziers, Nancy, Le Racing et Montpellier, Nîmes accède à sa deuxième finale.

L’occasion est belle d’enfin gagner un titre car l’ultime adversaire est Sedan, le 7e de la D1. En championnat les hommes du président Chiariny se sont facilement imposés sur le terrain des Ardenais 3-1. Et puis, enfin, le vainqueur de la coupe est désormais qualifié pour la récente coupe d’Europe des vainqueurs de coupes. Mais rien ne se passe comme prévu et c’est Sedan qui s’impose 3-1. Encore une grosse déception. D’autant que c’était un grand jour pour Nîmes. En lever de rideaux de la finale, les Crocodillets remportent leur première coupe Gambardella. En coupe de l’amitié Franco-Italienne le Milan AC est battu au stade Jean-Bouin 2-0. Maigre consolation.

L’été 1961 est marqué par un transfert spectaculaire. Hassan Akesbi, le meilleur buteur (119 buts) du l’histoire du Nîmes Olympique signe au Stade de Reims. Autant dire que les chances des Crocos en championnat se réduisent. Pourtant, ils étonnent et le 3 décembre 1961, après une victoire sur le FC Rouen 3-2, ils prennent les commandes de la D1. Le 1e avril, alors que 31 journées ont été jouées, Nîmes compte quatre points d’avance sur le Racing et cinq sur Reims.

Peu à peu les Crocos cèdent du terrain mais ils sont toujours leader au matin de la dernière journée. L’occasion est trop belle. Il suffit de battre la Stade-Français, alors 13e du championnat et qui ne joue plus rien. Pourtant l’impensable se produit et la maudite équipe Nîmoise s’incline sur un but de Skiba, son ancien joueur. Reims en profite et les Crocos termine 3e. La plus belle opportunité de l’histoire du club s’évanouit et sa plus glorieuse page se tourne sur un énorme gâchis. Les lendemains vont désormais déchanter.  (à suivre)

 

Norman Jardin

 

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Samedi 11 août à 20 heures (en direct sur beIN Sports) : 

 

S. C. O. Angers vs Nîmes Olympique

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