Kévin Denkey, l’enfant du NO qui n’oublie pas d’où il vient
Formé au Nîmes Olympique, passé par Béziers en prêt, puis révélé sous le maillot croco avant de franchir un cap en Belgique, Kévin Denkey poursuit une trajectoire qui force le respect. Et ce qui touche forcément les supporters nîmois aujourd’hui, ce n’est pas seulement sa réussite : c’est aussi son choix de rester lié à son club formateur.
Avec le Nimes Olympique Kevin Denkey a découvert le monde pro, d’abord en Ligue 2, puis en Ligue 1, pour un total de 46 matchs officiels et 8 buts. Des débuts encore bruts, mais déjà ce mélange de puissance, de vitesse et de générosité qui avait marqué beaucoup de supporters crocos.
Le vrai décollage arrive ensuite au Cercle Bruges. En Belgique, Denkey change de dimension. Il y enchaîne les buts jusqu’à devenir meilleur buteur du championnat belge 2023-2024 avec 27 réalisations. Sur l’ensemble de son passage au club, il signe 51 buts en 110 matchs, de quoi laisser une vraie trace. Il remporte aussi l’Ebony Shoe, et découvre la coupe d’Europe avec la Conference League. Là encore, il se fait remarquer, notamment avec un triplé retentissant contre Saint-Gall. Forcément, du côté des supporters belges, son nom a laissé celui d’un buteur majeur, capable de faire basculer un match à lui seul.
Son explosion en Belgique lui ouvre ensuite les portes du FC Cincinnati, aux États-Unis. Là-bas, Kevin arrive avec l’étiquette de gros coup du mercato, dans un transfert présenté comme un record pour la MLS au moment de sa signature. Et il ne tarde pas à répondre présent : 18 buts en 2025, puis déjà 9 buts en 14 matchs de MLS en 2026.
Les supporters américains, eux, ne l’ont pas attendu longtemps pour l’adopter : ils sont même venus l’accueillir à l’aéroport, un geste rare, révélateur de l’attente et de l’enthousiasme autour de lui.
Mais ce qui donne encore plus de relief à son parcours, c’est qu’il n’a visiblement jamais coupé le lien avec le Nîmes Olympique
En juin 2026, Denkey a annoncé son intention d’investir autour de 750 000 euros pour devenir l’un des actionnaires principaux du Nîmes Olympique.
Un geste fort. Un geste rare. Et surtout un geste qui en dit long sur son attachement au club.
Pour les supporters crocos, le message est limpide. À l’heure où le Nîmes Olympique cherche à retrouver de la stabilité, de l’ambition et un cap durable, voir un ancien de la Bastide revenir par la grande porte, non pas avec des mots mais avec un vrai engagement financier, a forcément du poids. Dans un club souvent secoué, ce type de fidélité compte presque autant qu’un but à la 90e.
Même loin, même au plus haut niveau, Kévin Denkey n’a jamais cessé d’être un peu nîmois.
#SagaCrocos
 

Le président des Crocos explique pourquoi l'encadrement de la masse salariale décidé par le gendarme financier ne constitue pas un frein pour le club.

Objectif Gard : Pouvez-vous nous expliquer ce que signifie concrètement l'encadrement de la masse salariale ?

Thierry Cenatiempo : Déjà, il faut préciser que c'est exactement la même décision que celle que nous avions obtenue il y a un an. La différence, c'est que l'an dernier, nous l'avions obtenue en appel, le 15 juillet, et nous l'avions presque vécue comme une victoire. Cette année, nous l'obtenons dès le premier passage devant la DNCG, de manière sereine. L’autre bonne nouvelle, c'est que le budget du club a été accepté et validé. C'est un point très important.

Pourquoi cette mesure d'encadrement ne vous inquiète-t-elle pas ?

Parce que nous avons présenté un budget avec une augmentation de la masse salariale de près de 30 %. Nous étions à environ 800 000 euros la saison dernière et nous avons présenté cette année une masse salariale prévisionnelle d'environ 1,2 million d'euros.  La DNCG nous dit simplement : « Vous prévoyez une hausse importante de votre masse salariale, donc nous l'encadrons. » Cela signifie que nous ne devons pas dépasser ce montant. Mais cela ne nous pose aucun problème, car nous n'avons pas prévu de dépenser davantage.

Concrètement, comment fonctionne cet encadrement ?

Cela ne change rien à notre fonctionnement quotidien. En novembre, lors du contrôle intermédiaire, la DNCG vérifiera simplement que nous avons respecté les engagements pris et que nous sommes dans les clous par rapport aux chiffres annoncés dans notre budget prévisionnel. Si c'est le cas, elle pourra décider de lever cette mesure d'encadrement, comme elle l'avait fait la saison dernière.

Ce qui vous permettrait alors d'aborder le mercato hivernal plus sereinement ?

Exactement. Mais l'exemple de la saison dernière est parlant. Nous avions une masse salariale encadrée à 800 000 euros. La mesure a ensuite été levée, mais finalement, nous sommes restés en dessous de ce montant. Quand nous présentons un budget, nous prévoyons les besoins dont nous pensons avoir réellement besoin. Nous gardons toujours une petite marge de sécurité.

Vous n'utiliserez donc probablement pas l'intégralité du montant prévu ?

Nous ne dépenserons pas au-delà. Nous nous laissons simplement une marge de manœuvre. Si une belle opportunité de recrutement se présente ou si nous devons corriger un déséquilibre dans l'effectif à cause de blessures ou d'un manque identifié à un poste, nous voulons pouvoir réagir. C'est uniquement une question de souplesse de gestion.

Quel message souhaitez-vous faire passer aux supporters après cette décision de la DNCG ?

Que c'est une très bonne nouvelle. Le budget du club est validé. Nous avons obtenu l'autorisation d'augmenter sensiblement notre masse salariale parce que nous avons des ambitions pour la saison prochaine. Et surtout, contrairement à l'an dernier, nous n'avons pas eu besoin de mettre en place en urgence une opération de mécénat pour rassurer la DNCG. Nous n'avons pas eu besoin non plus de mobiliser en catastrophe les supporters ou les collectivités. Cela montre que le club travaille bien et que sa situation est plus solide aujourd'hui.

Nîmes Olympique : budget validé, Denkey en renfort… et toujours ce fichu espoir de miracle

Pour une fois, le Nîmes Olympique n’a pas passé l’été la tête sous l’eau. Le budget 2026-2027 a été validé par la DNCG et, même avec un encadrement de la masse salariale, le club peut avancer sans être suspendu à une bouée de secours de dernière minute.

Notre NO a le droit de recruter, de travailler et de préparer sa saison, à condition de ne pas dépasser le plafond annoncé.

Autre bonne nouvelle : Kévin Denkey pourrait injecter 750 000 euros dans le capital du club. Un ancien Croco qui remet au pot, ça a de l’allure. Et surtout, ça en dit long sur l’attachement que ce club continue de provoquer, malgré ses virages, ses secousses et ses éternels feuilletons.

Denkey ne serait d’ailleurs pas le seul ancien à rester dans l’orbite rouge et blanche. Ripart, Vals, Poulain, Briançon ou Depres sont eux aussi proches du club depuis 2025.

Comme quoi, même cabossé, le NO garde encore le pouvoir de rassembler les siens.

Budget validé ne veut pas dire montée, investisseur ne veut pas dire miracle, et stabilité financière ne gomme pas d’un coup les blessures du printemps. Le club prépare sa saison en N1, avec un nouveau coach, un effectif à compléter et une ambition affichée.

Reste la question que tous les supporters se posent sans trop oser la formuler : après cette éclaircie financière, faut-il encore croire à un improbable repêchage en Ligue 3 ? À ce jour, ce serait surtout un sacré alignement des planètes. En attendant, le Nîmes Olympique fait ce qu’il peut enfin faire normalement : avancer. Et c’est déjà mieux que de survivre.

#SagaCrocos 

PROCHAINEMENT
gerardnimes@gmail.com
L'équipe au 21 06 2026
PROCHAIN MATCH - CLASSEMENT

CLIC SUR CERTAINES PHOTOS POUR LES AGRANDIR

16/03/2025

Stanislas Golinski
Stanislas Golinski
Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes
Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes