Nîmes Olympique n'a pas tout à fait écarté l'idée de conserver Kevin Denkey sous contrat jusqu'en 2021. Si l'hypothèse d'un départ avait été évoquée, au printemps dernier, il semble que le jeune attaquant international togolais (19 ans, 4 sél.), auteur de 3 buts en 7 apparitions la saison passée, est en train d'inverser la courbe en sa faveur, et ce, au vu de sa belle implication aux entraînements du NO, depuis la reprise.

 

À ce jour, le club gardois ne voit donc pas forcément l'intérêt de le laisser partir, cet été.Une réflexion est également menée pour Haris Duljevic. Concernant l'international bosnien (26 ans), qui ne s'est pas imposé la saison dernière, une décision sera prise dans le courant de la phase de préparation.
En revanche, Vlatko Stojanovski, Sami Ben Amar et Kelyan Guessoum, eux, seront bien prêtés. 

Laurent Blanchard - La Provence

DERNIERE MINUTE

 Jérôme Arpinon : "Je m’exige beaucoup plus d’exemplarité surtout dans mes nouvelles fonctions"

Publié le lundi 13 juillet 2020 09:45 - Colin DELPRAT

Après une séance matinale, Jérôme Arpinon nous accueille dans son bureau au centre de formation de La Bastide. Quelques documents, une photo avec son fils et le livre « Diego Simeone, mes secrets de coach » font office de décoration en attendant de s’approprier pleinement les lieux occupés récemment par Bernard Blaquart. Assis confortablement dans son fauteuil, doigts entremêlés, le coach de 42 ans est paré à se prêter au "jeu" de l'interview.

Jérôme, vous êtes désormais sur le devant de la scène avec toutes les responsabilités qui vont avec… 
Je suis conscient des responsabilités qui me sont attribuées en occupant ce nouveau poste. C’est avec beaucoup de conviction que je vais les assumer. 
C’est un aboutissement pour vous le Nîmois de devenir l’entraîneur de Nîmes Olympique ?
J’éprouve évidemment une énorme fierté mais, en aucun cas, c’est un aboutissement. Je vois plutôt ça comme un palier important dans ma carrière. 
Vous partez avec une longueur d'avance en raison de votre longue présence au sein du club...
C’est vrai, je connais toute l’histoire de ce club. J’ai participé aux récents chapitres en écrivant quelques lignes. Mon souhait, avec beaucoup d’humilité, est d’en ajouter quelques-unes supplémentaires. Je veux rédiger ma propre histoire dans ce nouveau rôle. Mais c’est vrai que j’ai vécu pas mal de choses à Nîmes.
Est-ce une force connaître l’environnement et les composantes du club ?
Je ne sais pas si c’est une force. D'une certaine manière peut être. Je ne vais pas apporter ma patte mais plutôt poursuivre le travail mené par Bernard (Blaquart). On est dans la continuité de ce que nous avons mis en place depuis plusieurs années. Je vais tâcher de continuer à faire évoluer l’équipe et le staff. Tout le monde progresse, joueurs, staff et club et doit encore le faire.

Même si vous avez une part dans sa réussite, c’est une lourde tâche de succéder à Bernard Blaquart…
Je tiens à rendre hommage à Bernard. Il a contribué à me construire en tant qu’entraîneur. C’est quelqu’un que j’aime beaucoup. Je vais assumer la succession, c’est mon travail, mes responsabilités. Je ne peux pas empêcher les gens de croire certaines choses. Il y aura la vérité du terrain comme unique réponse.
Votre quotidien a-t-il changé à La Bastide comme en-dehors ?
Je ne croise personne parce que je ne sors pas (rire). Avec ce Covid, les huis-clos, je ne vois personne ou presque. Par contre, j’ai reçu énormément de messages d’encouragement et de félicitations. J’ai été agréablement surpris. Cela fait chaud au cœur. Je remercie ces personnes. Beaucoup de confrères entraîneurs m’ont appelé mais une fois sur le terrain on sera moins amis…
L’affaire des « gros bras », des échanges musclés lors de matches contre Reims ou Tours, l’altercation avec Vieira ou la participation dans le recrutement, comprenez-vous la réticence d’une partie des supporters concernant votre nomination ?
Les supporters doivent savoir que je vais donner le meilleur de moi-même pour le club, l’équipe, la ville et pour eux. Le passé est une époque révolue. Il y a prescription. Je regarde vers l’avant. C’est mon leitmotiv. Je veux transmettre des émotions, de la joie et communier avec eux. Je serai le plus heureux de voir les fans communier avec l’équipe. Je ne peux pas empêcher les gens d’avoir un avis. Ils ont en un sur la météo, la politique et leur club. C’est par le travail et mes actes que je vais essayer de faire évoluer leur opinion.
Le passé est tenace tout de même…
On ne va pas parler éternellement du passé. Sinon je peux vous dire qu'à 4 ans, j’ai mis les pieds dans le pot de peinture de mon père. A 11 ans, j’ai lancé de l’encre dans le dos d’un ami. On fait des conneries à tout âge. Je ne sais pas si c’est des bêtises ou pas. J’ai fait certaines choses uniquement dans l’intérêt de mon club et de ma ville, pour défendre nos couleurs.
Vous avez été éducateur dans un centre pénitencier, c’est une expérience qui marque un homme ? 
On n’a pas la même approche pédagogique quand on rencontre des personnes incarcérées. Mais cette expérience m’a beaucoup apporté dans mon rapport à l’humain. Quand des gens sont en difficulté, il faut être à l’écoute. J’ai appris ça à la prison et je le garde encore dans mes fonctions d’entraîneur. Cette oreille attentive me permet d’être plus serein mon approche psychologique de l’autre. 
Cette image d’homme dur et fermé, est-elle liée à votre histoire personnelle ?
Je ne suis ni dur ni fermé, je suis seulement concentré sur mon travail. J’ai toujours été dans l’ombre de Bernard car c'était lui le patron. Je n’avais pas envie d’être mis en avant. J’étais focalisé sur l’essentiel : ma mission d’adjoint. J’étais souvent pensif et ce n’est pas le moment où l’on sourit beaucoup… Désormais, je vois d’un bon œil que les gens connaissent mon parcours et qu’il ne reste pas figer sur une image. Je n’ai pas honte d’en parler. Ce passé (le suicide de sa maman en 2004 NDLR) m’a construit et j’ai envie d’aller vers l’avant en amenant les gens qui le souhaitent au plus haut.
Il y a une bonne étoile qui veille sur vous de là-haut...
Oui, j’y pense souvent mais c’est la vie. Je veux la rendre fière. 

Finalement, Jérôme Arpinon, c’est quelle personne au fond de lui ?
Je suis très famille et j’aime fédérer. Je prends beaucoup de plaisir à exercer mon métier. Je suis quelqu’un d’ouvert et d’humble. J’aime la vie, je veux vivre les bons comme les mauvais moments. Des moments de partage, de convivialité avec mes amis proches et ma famille. Je sors peu, je suis dans ma bulle. C’est vrai que je pense souvent au travail même quand je suis chez moi. Pour moi, cela fait partie de ma vie. J'ai ma propre sensibilité. Je m’exige beaucoup plus d’exemplarité surtout dans mes nouvelles fonctions. Rien que le fait d'être l'entraîneur de Nîmes Olympique, je dois montrer l'exemple pour que tout le monde me suive d'autant plus dans ma ville de coeur. 
Contrairement à la réticence de votre prédécesseur, le recrutement de joueurs étrangers va être désormais plus courant ?
Le recrutement est basé sur nos besoins. Je ne suis pas orienté sur de la géographie mais sur les points qu’il faut renforcer. Si aujourd’hui, à l’étranger, on arrive à trouver un joueur qui correspond à nos besoins, pourquoi s’en priver ? On est sur les prérogatives de Reda (Hammache, le directeur sportif NDLR) et il le fait plutôt bien. On travaille en concertation mais je me concentre aujourd’hui que sur le terrain. 
Vous avez donc pris du recul sur le recrutement…
Il y a une structure dédiée uniquement au recrutement ce qui n’était pas le cas il y a quelques années. Des gens compétents sont en poste. Je vais garder de l’énergie pour mon rôle d’entraîneur. 
Vous connaissez son histoire, ses salariés, ses joueurs et ses infrastructures, que faut-il au club pour se développer ? 
On va tous poser une pierre à l’édifice pour faire évoluer le club. Chaque année, on progresse. Le président donne les moyens de progresser à toutes les composantes du club. On ne peut pas tous révolutionner du jour au lendemain. On a une équipe assez jeune avec beaucoup d’idées et très bien formée. Et surtout, un président à l’écoute.
Justement, quelles sont vos relations avec le président ?
Il y a une bonne entente tant avec Reda que le président Assaf ou l’ensemble de mon staff. Il y a une communication régulière. Il n’y a plus de non-dits. Les gens en place sont intelligents et à l’écoute pour le bien du club. On n’est pas parfait mais on essaye de l’être pour le club et le public. Il fait partie intégrante du club et il est très important à mes yeux. On aura besoin d’eux pour le petit plus qui permet de faire basculer les matches. 

Deux recrues sont arrivées, Baptiste Reynet et Birger Meling, comment se passe leur intégration ? 
On a l’impression que Baptiste est là depuis dix ans. Pour Birger, dans trois semaines, il parle français (sourire). Il a déjà pris des cours en amont. Il a beaucoup de qualités que j’avais remarquées lors du visionnage de certains de ses matches. C’est un garçon agréable qui s’est vite fondu dans l’effectif. Le groupe est facile et intelligent. Il intègre vite les nouveaux. 
En attendant la venue d'Andrés Cubas ?
Je ne peux pas parler du mercato, c’est le rôle de Reda (Hammache).
Il y a également de nouvelles têtes au sein de votre staff…
Je suis très content de l’arrivée d’Aurélien (Boche, le préparateur en charge de la réathlétisation des blessés) et de Corentin (Jourdan, analyste vidéo). J’ai un staff qui souhaite faire évoluer les exercices en diversifiant les séances. Ce staff est assez jeune et permet d’amener beaucoup d’idées innovantes. Les joueurs explorent un riche panel d’exercices. C’est intéressant pour eux comme pour nous.
Dans quel cycle de la préparation se trouvent les joueurs ?
On est dans une période de réathlétisation qui va s’étendre jusqu’au stage. L’objectif est de combler le déficit musculaire lié à la longue interruption. A partir du 19 juillet, à Albertville, on va rentrer dans une phase beaucoup plus technico-tactique avec toujours du foncier mais surtout une révision des bases techniques, collectives et individuelles.
L'interview s'achève mais Jérôme Arpinon poursuit la discussion sur ses aspirations en tant qu'entraîneur. Guardiola, Simeone, Klopp, Deschamps, Stéphan ou Galtier, "chacun excelle dans un aspect spécifique du jeu. C'est très enrichissant de voir ce qu'il se passe dans d'autres clubs, d'autres championnats". Des principes de jeu qu'il devra transmettre avant le 23 août et la réception de Brest.

"Je préfère qu’on me mette un béret de parachutiste plutôt qu’un tutu" (Arpinon)

Par Laurent Blanchard, à Nîmes

 

 

Il le dit lui-même : "J’ai tout connu au Nîmes Olympique." Joueur dans les catégories de jeunes, puis préparateur physique, analyste-vidéo et entraîneur adjoint, Jérôme Arpinon (42 ans) est devenu coach en chef, cet été, succèdant à Bernard Blaquart.
Personnage entier, attachant et généreux, homme de contact et d’échange, il a reçu longuement La Provence dans son bureau, au centre d’entraînement de La Bastide où il a parlé de son parcours, de ses convictions et de son métier, sa passion. Un livre consacré à Diego Simeone était posé sur la table. Comme le témoignage d’une rigueur dans le jeu érigée en principe et d’un tempérament qui ne laisse pas indifférent.
- En termes d’émotion, que ressentez-vous, sur un plan personnel, à ce poste d’entraîneur en chef du Nîmes Olympique, vous, l’enfant du club ?
Jérôme Arpinon :
 Avant toute chose, je tiens à remercier mon président (Rani Assaf) pour la confiance qu’il m’a accordée. Maintenant, au niveau des émotions, j’éprouve un gros sentiment de fierté. Je me sens investi, aussi, d’une grande responsabilité en tant que Nîmois de cœur, c’est indéniable. Cela me demande beaucoup plus d’exemplarité, en fait. Aujourd’hui, je suis un chef de famille au Nîmes Olympique. C’est un rôle à assumer. J’ai la confiance de mon président et de Reda (Hammache, le directeur sportif). Je ne veux pas décevoir. Je vais donc me mettre en quatre pour le club, comme je le fais depuis des années.
- Cet investissement total, c’est l’une de vos principales caractéristiques, d’ailleurs...
Quand vous avez une mission à remplir, il faut consacrer tous les moyens possibles et imaginables pour réussir. Et ça ne passe que par le travail.
Dès lors, je ferai tout pour mon club et pour ma ville, car je suis né à Nîmes, j’ai grandi au NO et je vais continuer à y grandir. J’ai été préparé à ça grâce à Bernard (Blaquart). J’ai appris de beaucoup d’entraîneurs, mais ces dernières années à ses côtés m’ont permis d’être prêt, aujourd’hui. Dans sa manière de déléguer, il a été très important. Bernard m’a donné la main. C’est le seul qui agit de la sorte. Pour moi, c’est un gage de confiance et un signe de reconnaissance de mon travail.
- Est-ce une suite logique dans votre parcours, après avoir officié pendant plusieurs saisons en tant qu’adjoint ?
Quand on a vécu le haut niveau pendant des années, même comme adjoint, à un moment, on s’attend à la reconnaissance de son travail. Mais en même temps, il n’y a jamais rien d’acquis dans la vie. Aujourd’hui, je suis entraîneur nº1 du Nîmes Olympique, mais il n’y a rien d’acquis. Pour pouvoir perdurer, il faut performer et pour performer, il faut travailler. Cela a toujours été mon crédo et j’ai pris davantage conscience de tout ça encore à ma nomination.
- Entraîner, n’était-ce pas une destinée, pour vous ?
C’est une vocation, mais c’est surtout une volonté. Mon père (longtemps entraîneur dans des clubs régionaux, Ndlr) m’a transmis cette passion. Puis, j’ai côtoyé d’autres coachs, quand j’étais joueur, et ça m’a de suite intéressé.
- Commencer sa carrière d’entraîneur en chef avec un groupe que vous connaissez parfaitement, est-ce un avantage absolu ?
Le vrai avantage, en plus de bien connaître le groupe, c’est de pouvoir compter sur la stabilité et sur un effectif caractérisé par de grandes qualités humaines. Parmi mes joueurs, certains évoluaient en National (Renaud Ripart, Gaetan Paquiez,...), il y a encore quelques années. Les voici, aujourd’hui, en Ligue 1. Ils ont bossé dur, mais ils avaient la qualité pour y arriver et il fallait la mettre en avant. Avec Bernard, on a détecté des grosses dispositions chez certains qui, grâce à leur travail et aux outils que nous leurs avons fournis, se sont hissés au haut niveau. Au final, on y est arrivé tous ensemble. On s’est tous tirés vers le haut. Ce qui fait la force de ce groupe, c’est la qualité humaine, cette intelligence et cette énorme capacité de travail.
- Depuis plusieurs années, vous entretenez une relation particulière avec vos joueurs. Quasiment celle d’un grand frère dans une famille...

Il s’agit surtout d’une relation de respect vis-à-vis de moi. Un entraîneur me disait dernièrement : ’Aujourd’hui, les joueurs n’ont peur de personne, en revanche, ils respectent l’homme et la compétence.' Et c’est ce que je ressens avec mon groupe.
- C’est un respect que vous imposez aussi. Vous avez une image de coach ultra-exigeant et rigide. Sur les réseaux sociaux, d’ailleurs, on n’hésite pas à vous affubler d’un béret de général chez les parachutistes. Comment considérez-vous cette image ? N’est-elle pas trop réductrice ?
(Ferme) Je préfère qu’on me mette un béret de para sur les photos plutôt qu’un tutu.
- Mais au-delà de cette image, quel coach êtes-vous vraiment ?
Quand on est responsable d’un groupe, il faut mettre en place des règles. Mais si je suis exigeant, je suis aussi ouvert et fidèle à mes valeurs. Dans le groupe, n’importe qui peut venir dans mon bureau me faire part d’un problème éventuel et pour parler de tout. Etre ouvert, c’est être dans le dialogue. En revanche, c’est moi qui tranche. J’instaure un contrat de confiance avec les joueurs qui, eux, connaissent les limites dans le cadre de leur travail. Moi, en tant qu’entraîneur en chef, j’ai des responsabilités et notamment celle de tout faire pour ne pas mettre en péril les emplois au club.
- Depuis deux étés, les cadres "historiques" (Téji Savanier, Sada Thioub, Théo Valls, Antonin Bobichon...) partent peu à peu. Est-ce plus compliqué de gérer l’effectif ?
Le noyau est toujours présent. L’identité club aussi. Les joueurs qui sont arrivés (à l’été 2019), comme Pablo Martinez, Zinédine Ferhat, Romain Philippoteaux ou encore Lucas Deaux ont les valeurs du Nîmes Olympique dans l’âme. En fait, les joueurs qui sont partis ont été remplacés par des recrues dotées du même ADN. Il en va de même chez les jeunes tels qu’Antoine Valerio et Lucas Dias.
- Qu’entendez-vous par ADN du club ?
J’aimerais que le club soit référencé : quand on joue face au Nîmes Olympique, il faut se dire que ce n’est pas un match comme les autres. Mais attention, Nîmes, ce n’est pas seulement généreux. Il y a de la réflexion. Nîmes, ça joue aussi. On y prône un jeu basé sur la générosité, mais une générosité aussi offensive que défensive.
En gros, quand on affronte Nîmes, on sait que cette équipe va tout donner sur le terrain ; elle ne va pas faire semblant.
- A l’image de Jérôme Arpinon...
Ce qui est sûr, c’est que lorsque j’entreprends quelque chose, je vais jusqu’au bout. J’essaye d’inculquer ça, aussi, à mes joueurs. Mais je n’ai pas trop besoin de le faire, car ils ont déjà ça dans le sang.
- Comment avez-vous opéré le recrutement, en cette intersaison, avec Reda Hammache ?
En fait, et on en a parlé avec le président et Reda, qui étaient dans la même optique que moi, le premier recrutement a consisté à conserver les joueurs qui ont permis au Nîmes Olympique de se maintenir en Ligue 1. C’était la priorité. En procédant de la sorte, on s’est inscrit dans la stabilité.
Concernant les joueurs qui viennent de nous rejoindre, on essaye d’amener une plus-value à l’équipe. On n’a pas besoin de faire un recrutement pléthorique. C’est simplement du réajustement et ça, c’est une réflexion qu’on mène en permanence avec Reda qui s’occupe du recrutement à la perfection et qui est toujours dans le dialogue. Le tout en tenant compte, bien sûr, de sa propre sensibilité et de sa vision, mais aussi de mes desideratas et des critères qui me sont chers en fonction du jeu que je veux mettre en place et de l’état d’esprit général.
- Quel jeu prônez-vous, justement ?
C’est un jeu vraiment basé sur une générosité exigeante et intelligente, c’est-à-dire qu’on défend et on attaque ensemble. On met une énorme densité dans tout ce qu’on fait, sans courir dans le vide. Il faut courir pour un but. Je suis très attaché à l’investissement individuel, collectif et au dépassement de soi.
- Avez-vous des modèles ?
Ils sont multiples et différents. Dans le football moderne, il y a de vraies références comme Jurgen Klopp qui, pour moi, est un exemple dans le jeu de transition. J’ai également pour modèle Diego Simeone pour sa rigueur défensive et ce qui transmet à ses joueurs. Marcelo Gallardo, lui, est un pur stratège. J’apprends beaucoup de son management aussi. L’aura que Zinédine Zidane dégage et la relation humaine que Carlo Ancelotti entretient avec ses joueurs sont également inspirantes. Quant à Didier Deschamps, c’est un énorme tacticien. Son leadership est impressionnant. Comme Jean-Louis Gasset, Christophe Galtier, pour sa part, sait toujours tirer le meilleur de son groupe, à chaque fois. Durant ma formation, j’ai également eu l’occasion de rencontrer Thomas Tuchel, dont le parcours de coach est exceptionnel. Tous ces techniciens inspirent le respect. Ils ont tous un point commun : le travail. On ne peut pas arriver au très haut niveau sans avoir travaillé dur et sans être extrêmement intelligent.
- Vous êtes particulièrement attaché à des techniciens comme Marcelo Gallardo ou Diego Simeone et au football argentin en général. Vous avez même effectué une semaine de stage auprès du club de River Plate...
J’ai la chance de connaître énormément de monde, là-bas. Du coup, j’ai pu rencontrer Marcelo Gallardo, mais aussi Enzo Francescoli, des personnes extraordinaires qui sont des institutions, là-bas. J’ai également noué des relations avec le directeur sportif de River, Mariano Barnao. On est en contact en permanence. De par leur forte identité et la passion de leurs supporters, les clubs de River et de Nîmes se ressemblent, d’une certaine manière. Il y a un amour incommensurable pour le club.
- A Nîmes, la passion est particulière effectivement. Quels objectifs sportifs la direction vous a-t-elle fixé, cette saison ? Avez-vous une feuille de route précise ?
L’objectif sera de figurer le mieux possible, en ne regardant ni en haut ni en bas, mais devant nous.

Le coup de Trafalgar de Niort à l’ancien gardien nîmois Valentin Rabouille

Publié le dimanche 12 juillet 2020 16:58 - Colin DELPRAT

 

Numéro trois dans la hiérarchie des gardiens de but à Nîmes Olympique la saison passée, Valentin Rabouille devait s’engager la semaine passée avec Niort. Le club de Ligue 2 a finalement fait volte-face alors que le jeune portier avait visité les installations et rencontré l’entraîneur.
Valentin Rabouille s'apprêtait signer son premier contrat professionnel pour une durée de trois ans à Niort alors Nîmes ne lui proposait qu’une licence amateur pour l’exercice suivant. Lundi dernier, il avait pris la direction des Deux-Sèvres pour finaliser la transaction. Le Nîmois avait visité le stade et le centre d’entraînement et même rencontré le staff. L’entraîneur principal et celui des gardiens avaient validé ce choix.

Alors qu’il ne restait plus qu’à signer le contrat, les dirigeants ont fait volte-face au dernier moment préférant recruter Quentin Braat, déjà prêté la saison passée à Niort. Valentin Rabouille a pris connaissance de cette venue après la signature. Malgré des excuses de la direction niortaise, les discussions ont pris fin car le poste était désormais comblé. Le gardien s’est revenu chez lui à Nîmes en quête d’un nouveau projet de doublure en Ligue 2 ou de titulaire en National / National 2.

PROCHAINEMENT

 

 

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Stanislas Golinski
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Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes
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