Dans ce nouveau numéro de SagaCrocos, retour sur la première victoire du Nîmes Olympique en Ligue2 face à Dijon

Au micro : coach Patrick Champ, Fred Pouget de canal30.fr et notre invité Jean-Luc Benoit supporter historique de notre club présent à domicile et à l'extérieur.

Cet épisode de cette saison 04 de SagaCrocos est à retrouver dans le catalogue sur notre site canal30.fr et en FM sur Radio Système 93.7 le lundi à 12h15 et 17h45.

(Crédits Photos : Ligue 2 BKT/ Patrick Champ)

SagaCrocos, avec nos partenaires Planète Nîmes Olympique, Jusports30, la Brasserie Le Printemps à Nîmes, et Radio Système à Vauvert (CLIC POUR ECOUTER)

Nouveauté du dimanche avec Jean-Charles Roux :

LUCESCU "L’ARLESIENNE ROUMAINE"

DERNIERE MINUTE

Pour ce premier rendez-vous à domicile de la saison, les Crocodiles accueillaient l’ambitieuse équipe de Dijon. Ce qui était la saison dernière en Ligue 1 un duel de relégable, est désormais un match de Ligue 2 parmi tant d’autres. La venue des Bourguignons est aussi l’occasion de revoir Reynet et Ahlinvi qui portaient les couleurs nîmoises il y a encore quelques semaines. Deux retours qui ne suffisent pas à déclencher l’enthousiasme des supporters du NO, peu nombreux dans les tribunes. La déception de la relégation, les départs de certains cadres et le prix des places (15€ pour la moins chère) dissuadent bon nombre de partisans du Nîmes Olympique.

C’est une équipe dijonnaise revancharde qui se présente au Costières. Grande favorite de ce championnat de L2, la formation côte d’orienne a raté ses débuts avec une défaite à domicile contre Sochaux (1-3). De leur côté les Nîmois ont commencé la saison avec un match nul à Bastia (1-1). Pour ce duel entre ex-L1, Pascal Plancque décide de faire deux changements par rapport à la semaine dernière. Eliasson est forfait après le traitement de choc que lui avaient réservé les Bastiais et Doucouré débute la rencontre sur le banc. Ils sont remplacés par Valério et Ómarsson, l’attaquant islandais arrivé cette semaine. Ferhat est aligné sur le banc des remplaçants.

Le match débute avec du rythme mais sans occasion, ni émotion. Alors dans les tribunes on entend des protestations de certains supporters contre le président du NO « Assaf démission ! »résonne aux Costières. C’est à ce moment que Nîmes se montre dangereux pour la première fois. Burner, sur le côté droit, centre, Ómarsson laisse passer le ballon pour Valério dont le plat du pied est contré par un Dijonais (12e). Sur le corner qui suit, Benrahou trouve Martinez, mais la reprise du défenseur gardois n’inquiète pas Reynet (14e).

Dominateurs, les Crocodiles ne tardent pas à être récompensés. Sur un débordement de Fomba côté droit, et après un cafouillage au premier poteau, le ballon arrive dans les pieds de Ponceau dont la frappe est déviée par le bras gauche de Traoré (26e). L’arbitre n’hésite pas, il accorde le penalty et expulse le Bourguignon. Benharou ne se fait pas prier pour le transformer en prenant Reynet à contre-pied (1-0, 28e). L’ancien bordelais ouvre son compteur but qui s’était arrêté le 20 février 2020, au soir d’une victoire nîmoise 2-0 face à… Dijon. Devant au score et en supériorité numérique, les Crocodiles se retrouvent en position idéale et c’est mérité au vu de cette première période qui se ferme jusqu’à la pause.

Au retour des vestiaires, les Crocodiles pratiquent un gros pressing sur leurs adversaires. Logiquement ils obtiennent des opportunités. Sur un coup-franc de Benrahou, Fomba reprend le ballon de la tête mais sa reprise échoue sur le poteau droit de Reynet (49e). Le KO n’était pas loin. Les Bourguignons, jusque là inoffensifs, en sont réduits à des initiatives individuelles. Alors Pi tente un frappe lointaine qui file directement dans les bras de Bråtveit (58e). Devant cette impuissance, David Linares le coach de Dijon fait un double changement avec les entrées de Y. Soumaré et Benzia (61e).

La rencontre s’emballe alors un peu avec une frappe enroulée de Benrahou qui oblige Reynet à dégager en corner (62e). En réponse, Pi place un tir au-dessus de la transversale nîmoise (71e). À peine entré sur la pelouse, en remplacement d'un Ómarsson discret pour sa première apparition, Doucouré fait un slalom mais il échoue dans le dernier geste (72e). Le ballon va d’un but à l’autre et Dijon n’est pas loin d’égaliser à la suite d’un cafouillage dans la surface de réparation gardoise (73e).

Benrahou, dans un grand jour, centre pour Doucouré qui place une reprise de la tête que Reynet prolonge en corner (75e). Dijon ne baisse pas les bras et sur un beau service de Benzia, Assalé résiste à Ueda et il égalise avec l’aide du poteau gauche de Bråtveit (1-1, 78e). Les visiteurs n’ont pas le temps de savourer leur but que, sur un centre cadré, que Fomba n’est pas loin de reprendre, Benrahou réussi le doublé, son premier avec Nîmes (2-1, 80e). Les Crocodiles tremblent tout de même jusqu’au bout et dans les derniers instants, Benzia frappe au but, et Bråtveit détourne le ballon au prix d’un belle parade (89e). Malgré cette dernière frayeur, les Costières peuvent jubiler. Les Nîmois décrochent leur première victoire à domicile depuis le 21 février 2020 (Nîmes – Bordeaux 2-0), et avec quatre points en deux matchs le temps de passage est prometteur.

2e journée de Ligue 2. NÎMES OLYMPIQUE – DIJON FOOTBALL CÔTE-D’OR 2-1

Stade des Costières. Mi-temps : 1-0. Affluence : 2 375 spectateurs. Arbitre : M. Lepaysant. But : Benrahou (32e, sp). Avertissements à Nîmes : Cubas (37e) et Martinez (45e). Avertissements à Dijon : NGouyamsa (36e) et Coulibaly (45e). Expulsion à Dijon : Traoré (31e).

Nîmes : Bråtveit – Burner, Ueda, Martinez (cap), Sainte-Luce – Fomba, Cubas (Guessoum, 85e), Valério (Delpech, 75e) – Benrahou, Ómarsson (Doucouré, 65e), Ponceau (Ferhat, 85e). Remplaçants non utilisés : Dias, Paquiez, Zaidan. Entraîneur : Pascal Plancque.

Dijon : Reynet – Traoré, Congré (cap), Coulibaly, Rocchia – Pi, Ahlinvi (Sammaritano, 82e), Pi – Asalé, B.Soumaré (Benzia, 61e), Jacob (NGouyamsa, 32e) – Scheidler (Y.Soumaré, 61e). Remplaçants non utilisés : Racioppi,, Bardet, Belhadji. Entraîneur : David Linares. 

PROCHAINEMENT
RETOUR VERS LE PASSE AVEC JEAN-CHARLES ROUX

TOUTES SES PASSIONNANTES HISTOIRES SONT A RETROUVER SUR LE BLOG FACEBOOK DE JEAN-CHARLES ROUX (UN PASSIONNANT LIVRE DEVRAIT SORTIR LE DERNIER TRIMESTRE DE 2021)

CLIC SUR LA PHOTO POUR CONSULTER LA PAGE FACEBOOK (RUE JEAN BOUIN)

LUCESCU "L’ARLESIENNE ROUMAINE"

À Nîmes la période des transferts s’ouvre une fois le dernier match de championnat disputé. Elle permet de planter le décor de la saison suivante mais aussi de mettre à l’épreuve les nouveaux arrivants lors de la coupe des Alpes qui se dispute dans la foulée du championnat.

L’exercice 1973/74 ne déroge pas à la règle.

Au soir de la demi finale (perdue) à Nantes, le président Calabro annonce qu’il y aura du nouveau très rapidement en matière de recrutements. On apprend que Novi, en perte de temps jeu a l’OM et après 6 ans passés du côté du vieux port, revient au bercail ; que Pintenat (Rouen) pourrait lui aussi signer chez les crocos.

Le 14 juin, Calabro confirme les rumeurs et présente au Midi Libre un athlétique néerlandais : Franciscu Janssens. Ce joueur qui arrive du NEC Nimegue a devancé Cruyff au nombre de buts inscrits au Pays bas la saison écoulée. C’est d’ailleurs Cruyff en personne qui le recommande à son ami Jean Bousquet alors que le Racing Paris et Strasbourg le courtisent.

Nîmes doit cependant déplorer les départs d’Adams (Nice), Odasso (Monaco), Fleitas (Seville) et Dell’oste (Rennes).

Le 29 juin Midi Libre annonce l’arrivée de l’ailier gauche international roumain Mircea Lucescu.

Ce Lucescu est une véritable star dans son pays et fait les beaux jours du Dinamo de Bucarest. C’est lors de la tournée de l’équipe nationale de Roumanie en février 73 que Mircea fait connaissance avec Jean Bouin. Bien que blessé, il assiste depuis les vieilles tribunes nîmoises au match et c’est ce jour là que les premiers contacts, facilités par Pircalab, sont établis (victoire 1-0 de Nîmes ; Adams buteur).

Le contrat d’une durée de 2 ans est rédigé. Calabro et Firoud font le déplacement en Roumanie pour rencontrer les autorités locales et tout semble sur les rails.

Firoud déclare au Midi Libre : « Comme Chillan, il peut jouer a droite ou à gauche de l’attaque, il est très technique et à un talent de perforateur de défense ». Lucescu est un pilier de l’équipe de Roumanie avec laquelle il disputera près de 70 matchs.

L’été se passe et tout le monde se montre patient. Compte tenu des lenteurs pour faire venir Voinea et Pircalab, les dirigeants sont rodés aux rythmes de l’administration de Ceausescu.

L’entraînement reprend au mois de juillet et toujours pas de roumain. Nîmes dispute des matchs amicaux à Sète et Valreas puis attaque le championnat par une victoire à Lens (1-0) avant deux nuls à Metz et contre Sochaux et une écrasante victoire contre Marseille à Jean Bouin 4-1.

Janssen semble être une bonne pioche, puisque sur 7 buts inscrits, il en marque 4.

Firoud, tout heureux de la performance du néerlandais, se dit impatient de voir son association prochaine avec Lucescu.

Entre temps on apprend que Pircalab doit repasser sur la table d’opération après avoir rechuté du tendon d’Achille lors d’un match disputé avec la réserve à Marignane.

Le calendrier officiel de la saison sort fin septembre et on découvre dans l’effectif la présence du roumain. Plus surprenant, sur la photo de l’équipe de la saison en page centrale, Lucescu se trouve au premier rang à gauche.

Même si ça ne saute pas aux yeux immédiatement, il s’agit là d’un montage.

L’automne arrive et toujours pas de roumain.

Au lendemain d’un match contre Sedan, Firoud semble pessimiste quant à sa venue « Nous espérions compter sur lui, les histoires de visa traînent, les autorisations à quitter le pays aussi »

Du côté de l’Industrie on avance comme raison que Lucescu, comme Pircalab et Voinea, fait partie de la police secrète roumaine et, qu’à ce titre, il ne peut pas quitter le pays. Rien ne le prouve.

En tout cas ce Lucescu n’arrivera jamais à Nîmes sauf le 5 janvier 1974. Ce jour là, son ami Pircalab fête son jubilé et l’invite à venir grossir les rangs de son équipe avec son coéquipier Dinu.

A la 10eme minute de jeu, Piracalab diminué par son tendon d’Achille, est remplacé par Lucescu. Les deux compères du Dinamo Bucarest (Dinu et Lucescu) raccompagnent sous l’ovation du public, leur ami et chouchou de Jean Bouin, Ion Pircalab.

Ce sera là, la seule occasion pour les nîmois de voir à l’œuvre « l’Arlésienne roumaine ».

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Stanislas Golinski
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Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes
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