6ème journée de Ligue 2 BKT : Nîmes Olympique – SM Caen du 28 août 2021

Comportement des supporters du Nîmes Olympique : propos à caractère discriminatoire

Fermeture pour un match avec sursis de la Tribune Est du stade des Costières.

Les anecdotes de Jean-Charles Roux :

Pierre Barlaguet, l'homme aux 3 finales

DERNIERE MINUTE

Battu 1-0 par Le Havre, lors de la 10e journée de Ligue 2, Nîmes Olympique enchaîne une deuxième défaite consécutive et surfe sur une série de cinq matchs sans victoire. Au terme d'une prestation sans saveur, les Crocos ont encaissé un but sur corner à la 64e minute. La mauvaise passe se poursuit et le NO recule à la 9e place.

Pour ce troisième match en six jours, Pascal Plancque décide d'effectuer à quelques changements dans son onze de départ. Logiquement, Martinez est de retour en défense centrale mais associé à Guessoum. Sorti en fin de match mardi après une prestation jugée insuffisante par son coach, Ueda se retrouve sur le banc. L'entraîneur nîmois choisit de revenir dans un système en 4-1-4-1 avec Fomba en sentinelle accompagné de Valerio et Ponceau dans l'entrejeu. Titulaires lors de la défaite contre le Paris FC (2-0), Koné et Ferhat débutent remplaçants. Un choix justifié car ces deux joueurs ne sont pas prêts physiquement et ils sont aussi le symbole de la suffisance aperçue en seconde période dans la capitale. C'est donc Omarsson qui commence à la pointe de l'attaque, l'Islandais n'avait plus été titulaire depuis le 14 août et le match nul contre Pau (0-0).

Dans cette entame, la possession de balle est clairement à l'avantage des Crocos. Les locaux se procurent d'ailleurs la première occasion : Guessoum vient placer sa tête au premier poteau mais Fofana repousse (4e). C'est la seule opportunité à se mettre sous la dent dans cette première demi-heure. Les Nîmois multiplient les corners, ils ont le ballon et des intentions mais au bout les actions se font rare. Décevant, en deuxième période lors du match disputé en milieu de semaine, Benrahou montre plus d'envie et d'activité mais cela manque néanmoins de tranchant dans l'animation offensive gardoise. La partie s'anime enfin quand Paquiez perd le ballon près du rond central, Boutaïb avance et frappe du gauche. Heureusement, le ballon termine dans le petit filet de Bratveit (28e).

Omarsson proche de marquer avant la pause.

Paradoxalement, le ballon est dans les pieds des Crocos mais ce sont les Normands qui se procurent les meilleures opportunités. Après l'attaquant bagnolais, c'est Cornette, sur une contre-attaque, qui sollicite le portier norvégien d'un tir du droit. Bratveit se déploie et détourne en corner (36e). Entre temps, Benrahou conclut une belle action collective mais Fofana capte (30e). Sur l'action, Paquiez reçoit une béquille en haut de la fesse après un violent contact avec Touré. Solide, le latéral nîmois revient et serre les dents avant finalement de sortir à la pause. Frustrant, pour sa première titularisation de la saison. Juste avant la pause, Omarsson est à deux doigts de trouver la lucarne de Fofana grâce à une géniale inspiration du gauche (42e). Dans cette fin de première période rythmée, Cornette (45e) et Boutaïb (46e) alertent à nouveau Bratveit.

Un match particulier pour l'international marocain, né dans le Gard et qui retrouve au marquage son ancien coéquipier Martinez avec qui il a évolué à Uzès (2011-2013) et au Gazélec Ajaccio (2014-2016). Les équipes se neutralisent à la mi-temps et au retour des vestiaires, Le Havre se procure une énorme opportunité par l'intermédiaire de Thiaré. Sa balle piquée sur Bratveit vient mourir à quelques centimètres du poteau droit (48e). À l'heure de jeu, Pascal Plancque voit que son équipe souffre davantage que sur le premier acte et décide d'effectuer un triple changement cinq étoiles. Trois joueurs de niveau Ligue 1 font leur entrée. Cubas remplace Fomba, fatigué après avoir enchaîné, Ferhat rentre à la place de Ponceau et Koné supplée Omarsson pour passer en 4-2-3-1 avec Benrahou en dix.

Deux joueurs offensifs pour aller chercher la victoire. C'est l'effet inverse qui se produit. Comme contre Amiens, Nîmes Olympique encaisse encore un but après un changement. Sur un deuxième corner consécutif, Thiaré, seul de tout marquage, marque de la tête (0-1, 64e). Encore une erreur défensive qui vient pénaliser le NO qui affichait pourtant de la solidité dans ce secteur en début de saison. Mais il reste du temps et les Crocos tentent de réagir. Un décalage se créé côté gauche, Valerio centre, Benrahou rate le ballon et Burner, dans la surface, reprend du gauche mais ce n'est pas cadré (73e). On insiste sur ce couloir avec la patte gauche de Sainte-Luce qui trouve presque Ferhat devant le but mais un défenseur normand est plus prompt sur le ballon.

Le latéral laisse sa place à Aribi accueilli par un feu d'artifice tiré sur le parking des Costières. Le staff nîmois envoie toutes ses cartouches offensives pour égaliser dans ces dernières minutes avec désormais deux attaquants et un passage à trois défenseurs. Mais Nîmes est surtout proche d'encaisser un deuxième but. Seul face au but, Thiaré manque de peu d'inscrire un doublé mais il rate le ballon (83e). Les Rouges sont encore en vie. Martinez s'exaspère, les bras en l'air, de ne pas avoir de solutions quand il relance balle au pied. La prestation proposée sur le plan offensif a été pauvre et dans les duels, la formation de Paul Le Guen a pris physiquement le dessus. Le match se termine, Le Havre s'impose 1-0 et Nîmes signe une deuxième défaite d'affilée. La série de rencontres sans victoire se porte à cinq et les Gardois reculent à la 9e place. La mauvaise passe se poursuit et le déplacement samedi prochain, à Auxerre, troisième du championnat, inquiète fortement car les Crocos sont dans le dur.

Corentin Corger

10e journée de Ligue 2. Stade des Costières. Spectateurs : 2 540. Nîmes Olympique - Le Havre Athletic Club 0-1. (mi-temps : 0-0). Arbitre : M. Petit. But pour Le Havre : Thiaré (64e). Avertissement à Nîmes : Ponceau (45e) . Avertissements à Le Havre : Boutaïb (37e), Gibaud (80e).

Nîmes : Bråtveit - Paquiez (Burner, 45e), Guessoum, Martinez (cap.), Sainte-Luce (Sainte-Luce, 79e) - Fomba (Cubas, 62e) - Benrahou, Ponceau (Ferhat, 63e), Valerio, Eliasson - Omarsson (Koné, 62e). Remplaçants non utilisés : Dias, Ueda. Entraîneur : Pascal Plancque.

Le Havre : Fofana - Baldé, Mayembo, Gibaud, Mbemba (Touré, 20e) - Cornette (Alioui, 72e) Richardson, Lekhal (cap), Fontaine (Bonnet, 85e) - Thiaré (P.I Ba, 85e), Boutaïb (Sangante, 85e).Remplaçants non utilisés : Gorgelin (g), Abd. Ba. Entraîneur : Paul Le Guen.

PROCHAINEMENT
RETOUR VERS LE PASSE AVEC JEAN-CHARLES ROUX

TOUTES SES PASSIONNANTES HISTOIRES SONT A RETROUVER SUR LE BLOG FACEBOOK DE JEAN-CHARLES ROUX (UN PASSIONNANT LIVRE DEVRAIT SORTIR LE DERNIER TRIMESTRE DE 2021)

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« Barlaguet ? Pour les uns, il est l’image même de Nîmes Olympique, pour les autres il est le type de footballeur que l’on aimerait voir plus souvent évoluer dans nos différentes équipes « pro ». Et quant aux autres, sa présence, sa gentillesse, sa stabilité d’homme et de joueur le rendent rapidement populaire ». Ainsi le décrivait le journaliste Jean Veneziano dans le Crocodile.

Né à Calvisson en octobre 1931, Barlaguet est un pur gardois. Il fait ses débuts à l’US Boucoiran où, en cadet il évolue déjà en première. Puis il connait une première pré-sélection en équipe de France juniors grâce à Pierre Pibarot qui, entraineur à Alès, l’a remarqué lors d’un match d’ouverture où il joue avec le lycée d’Alès.

Pibarot vient à Nîmes, Barlaguet le suit et évolue sénior dans l’équipe amateur en 50/51. Le 8 octobre 1953, il débute en équipe première face à Nice. Le Crocodile du jour annonce la couleur : « Il est possible, sinon probable que Barlaguet fera sa rentrée en équipe pro dès aujourd’hui contre Nice. Suivez avec attention le comportement de ce jeune joueur, nous sommes persuadés que vous ne serez pas déçus ». Le lendemain dans le Midi Libre, le journaliste qui officie titre : « Barlaguet, on en reparlera » ! Il ne faut pas attendre trop longtemps pour en reparler. Un mois plus tard, le 8 novembre, il est élu meilleur joueur. Sa carrière est lancée. On note dans le livre d’or du Nîmes olympique : « La révélation d’un tout jeune joueur, issu de l’équipe de promotion d’honneur, surprit si agréablement ceux qui le découvraient, son nom ? Pierre Barlaguet. Il a gagné le droit d’être un titulaire à part entière ».

Pierrot Barlaguet est sans nul doute le joueur nîmois le plus emblématique du Nîmes Olympique. Jugez- en plutôt le palmarès : Vainqueur de la coupe Drago (1956), Finaliste de la coupe (1958 – 1961), Course au titre de champion (1957, 58, 59 et 62) et vainqueur de la Coupe Gard Lozère avec l’équipe amateur en 1966 puis en qualité d’entraineur, Remontée en 1983 et finaliste de la coupe en 1996. En 1960, il est élu « Etoile d’Or de France Football et Carpano » à son poste de demi-droit et s’affiche dans l’équipe type de la saison avec les Kopa, Marche, Vincent, Théo et autre Edimo. Il est appelé à quatre reprises en équipe de France B.

Malgré l’envergure du joueur, lors de la saison 64/65 c’est avec l’équipe amateur que Barlaguet évolue. Après avoir disputé un seul match contre le Stade Français (3-0), le 1er juin 1965 alors que Nîmes Olympique doit disputer les barrages, Pierre Pibarot le rappelle en équipe première. Son expérience et son savoir faire vont faire de lui le héro du match. Barlaguet fut omniprésent dans son rôle de demi-aile « Il fut au four et au moulin » note Midi Libre « Le public ne s’y trompa pas et lui réserva une énorme ovation en scandant son nom ». A lui seul, il sauve les nîmois d’une descente annoncée. Alain Garnier, son ancien co équipier qui lui avait pris sa place dans l’équipe première au poste de demi-droit, se souvient : « Pierre était un gagneur sans relâche, un garçon à l’écoute des ses partenaires, un équipier parfait. Sa complicité avec Bandera était innée ». Non sans humour et après avoir disputé uniquement trois rencontres avec les pros, Barlaguet déclare : « Je suis le seul nîmois cette saison à avoir gagné toutes les rencontres auxquelles j’ai participé ! »

Un an plus tard, il met un terme à sa carrière de joueur et embrasse la carrière d’entraineur à Mazamet où il reste trois saisons. Ce sera ensuite Châtellerault où le hasard du tirage au sort de la coupe de France verra son équipe affronter le Nîmes Olympique au mois de janvier 1972. L’année suivante son ami Pierre Pibarot l’invite à rejoindre l’INF Vichy. Il y officie trois ans comme ce sera le cas par la suite à Bourges.

En 1978, le Nîmes Olympique, par l’intermédiaire de ses amis Noel et Bandera, l’invite à revenir diriger le centre de formation. Ce centre de formation situé à son domicile de la montée des Alpins où les Goudard, Perez, Lopez, Aujoulat, Lucchesi… deviennent des hommes et des professionnels. Quatre saisons plus tard (1982), Henri Noel quitte Nîmes pour Martigues et Calabro laisse la présidence à Jean Bousquet. Bousquet qui connait bien Barlaguet pour avoir joué trente ans avant à ses cotés, l’invite à prendre en charge l’équipe première avec une mission : monter en division 1.

Un an après, le 14 juin, Barlaguet est porté en triomphe sur les épaules de Cubaynes sous les yeux de 14.000 spectateurs. Nîmes remonte en première division avec une équipe qui ne compte pas moins de 8 joueurs formés au club. Ce match de barrage contre Tours reste comme « le » dernier grand match disputé à Jean Bouin. « Le plus dur commence » déclare t il au lendemain de son triomphe. Barlaguet descend vite de son piédestal. Un recrutement limité et fait dans l’urgence pousse Nimes dans les profondeurs du classement et un retour en D2 inévitable.

Le 22 aout 1984, alors que Nîmes dispute son premier match contre Séte en D2, Pierre Barlaguet est démis de ses fonctions sans préavis. La valse des entraineurs commence. Barlaguet retrouve le terrain à Alés où il est nommé à la tête du centre de formation nouvellement créé en octobre 1985. Même si on est loin de Jean Bouin, en 1990 Michel Mézy l’appelle pour « couvrir » l’entraineur Daniel Roméo dont le diplôme argentin n’est pas reconnu en France. Nîmes Olympique tangue et l’instabilité prévaut. Mézy et Skoblar sont débarqués en octobre 1994 et Barlaguet est appelé à prendre en mains le centre de formation avant que deux mois plus tard, Girard et Bernardet ne soient à leur tour remerciés. Malgré un parcours honorable, il ne pourra pas empêcher le club de sombrer en National.

En 1996, alors que les joueurs se battent pour ne pas descendre à l’échelon inférieur, la belle dame de la Coupe de France offre aux nîmois l’opportunité de revivre des heures de gloire. Ainsi le 4 mai 1996, le peuple nîmois a rendez vous au Parc des Princes pour une troisième finale : « On a aucune chance mais on la jouera à fond » avait-il déclaré. Elle est perdue, comme les deux autres, contre Auxerre. Pierre Barlaguet est ce soir invité par Guy Roux à lever la coupe à la tribune officielle. L’entraineur auxerrois déclare « Ce soir c’est un hommage à tous les éducateurs. Le Nîmes Olympique c’est l’Auxerre de ma jeunesse, l’équipe qui titillait le grand Reims. Il y avait le Racing c’était les riches. Et il y avait le Nîmes de Firoud et Barlaguet que personne n’aimait rencontrer ». Barlaguet dit : « J’ai participé à trois finales de coupe de France avec le Nîmes Olympique, peut être que je pourrais le mettre sur ma carte de visite ». 

Pierre Barlaguet quitte le club en juin après l’avoir servi avec bonheur et passion. Il resta le premier supporter du Nîmes Olympique jusqu'à son dernier souffle le 16 octobre 2018

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Stanislas Golinski
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Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes
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