Les Costières : entre passion, raison et avenir

Les photos font mal. Les tribunes désertées, la pelouse brûlée, le silence qui règne dans ce stade où tant de supporters ont vibré rappellent forcément des souvenirs à tous les amoureux du Nîmes Olympique. La visite organisée cette semaine par la municipalité a d’ailleurs relancé un débat que beaucoup pensaient enterré : les Costières ont-elles encore un avenir ?

Le message des élus est clair : le stade n’est pas condamné. Les études techniques évoquées indiquent qu’il n’existerait pas de déficit structurel majeur, même si de nombreux travaux de sécurité, d’étanchéité et de rénovation restent nécessaires. À entendre certains responsables municipaux, il y aurait même « de l’or entre les mains ».

Pourtant, les réactions des supporters montrent que les interrogations demeurent nombreuses. Certains rappellent les infiltrations d’eau, les dégradations intérieures, les problèmes électriques ou encore l’état général de certains locaux. D’autres s’interrogent sur la cohérence d’un éventuel retour aux Costières alors que la Ville vient tout juste de racheter les Antonins et la Bastide pour plusieurs millions d’euros.

Cette nouvelle municipalité est composée d’élus et de techniciens des services animés d’une réelle volonté d’agir. Beaucoup de dossiers sont ouverts simultanément et la recherche de solutions semble sincère. En revanche, sur un sujet aussi lourd que celui des Costières, il paraît difficile d’imaginer des décisions rapides… trop rapides ?

La vraie question est peut-être ailleurs : faut-il aujourd’hui engager un projet de plusieurs dizaines de millions d’euros pour accueillir un club évoluant actuellement en quatrième division, encore éloigné du football professionnel ? La question n’est pas un manque d’ambition pour le Nîmes Olympique. Elle relève simplement d’une réflexion sur le calendrier, les priorités et les finances publiques.

Les études existent. Elles ont été réalisées par des professionnels indépendants, contrôlées par des bureaux techniques spécialisés, et ne peuvent être balayées d’un revers de main. Mais elles ne suffisent pas à répondre à une autre interrogation essentielle : quel avenir pour les Antonins si les Costières redevenaient demain le stade principal ?

Aujourd’hui, personne ne possède toutes les réponses. Et il est probable qu’elles arriveront progressivement au fil des années.

Une chose paraît certaine : ce dossier mérite mieux que quelques phrases assassines sur les réseaux sociaux.

Il mérite un véritable débat, des chiffres, des explications techniques et des visions d’avenir.

Pourquoi ne pas y consacrer prochainement un débat ? Entendre les différents acteurs, les supporters, les techniciens, les élus, mais aussi la parole de l’ancienne majorité municipale, cela pourrait permettre d’éclairer un sujet qui touche autant le patrimoine nîmois que l’avenir du club.

Car au fond, derrière le béton des tribunes, les fissures ou les pelouses, il reste une évidence : les Costières ne laissent aucun Nîmois indifférent.

#SagaCrocos

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L'équipe au 21 06 2026
PROCHAINEMENT

A quel niveau évoluera Nîmes la saison prochaine ? Deuxième du Groupe B de National 1 (ex-N2), le club gardois peut toujours espérer grimper à l’échelon supérieur par la voie des repêchages. Pour cela, il faudra déjà réussir son passage devant la Direction Nationale du Contrôle de Gestion (DNCG) le mardi 23 juin prochain. Selon les informations du média local La Gazette de Nîmes, Thierry Cenatiempo et ses équipes devraient proposer deux budgets pour la saison 2026-2027.

La Ligue 3 toujours dans le viseur ?

Un budget pour le National 1, à hauteur de trois millions d’euros, devrait être présenté au gendarme financier du football français. Un second d'environ 3,4M€ devrait aussi être planifié en cas de repêchage pour la Ligue 3. Des investisseurs devraient mettre la main à la pâte, mais attendraient de connaître la division dans laquelle les Crocos évolueront 

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16/03/2025

Stanislas Golinski
Stanislas Golinski
Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes
Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes