N’ayant pas souhaité s’exprimer en anglais, c’est en japonais que Naomichi Ueda a accepté de répondre à nos questions grâce à l’aimable participation de son traducteur Zak. Titulaire lors des deux derniers matchs avec le Nîmes Olympique, le défenseur central revient sur son parcours et évoque sa vie dans le Gard.

Objectif Gard : À quoi ressemblait votre vie quand vous étiez enfant ?

Naomichi Ueda : J’ai grandi à Uto (au sud du Japon) et quand j’étais petit je faisais du taekwondo. C’est le mari de ma professeure de maternelle qui m’a enseigné cette discipline mais je détestais ça même si j’ai été champion du Japon et que j’ai combattu dans d’autres pays. À dix ans, un ami m’a fait découvrir le foot et ça m’a plu.

Quel joueur était votre idole ?

Carles Puyol (ancien capitaine de l’équipe d'Espagne et du FC Barcelone) ! J’adorais son style parce que c’était un défenseur agressif qui se battait toujours. C’était un véritable guerrier et j’aime ce type de joueur. C’est comme ça que je veux être sur le terrain.

Comment s’est passée votre intégration dans le monde professionnel ?

Je jouais au foot au lycée, des recruteurs m’ont vu et donc j’ai signé au Kashima Antlers. J’avais 18 ans quand j’ai commencé à jouer en première division. J’ai eu des difficultés au début car j’ai ressenti de grandes différences entre le jeu des lycéens et celui des professionnels. En même temps, ça me plaisait parce que le niveau était plus élevé. Et puis je suis parvenu à m’adapter.

Le 12 décembre 2017, vous avez fêté la première de vos 13 sélections avec le Japon. Que ressentez-vous de représenter votre nation ?

Tout le monde rêve de jouer pour son pays. C’est une haute responsabilité et je suis très heureux d’avoir cette chance. J’espère que ça va continuer et qu’un jour on remportera un trophée.

Depuis la France, on a le sentiment que les footballeurs japonais sont vus comme des héros dans leur pays. Est-ce le cas ?

Le football passionne tous les enfants au Japon. Forcément quand un joueur japonais part jouer en Europe, beaucoup de personnes s’intéressent à sa carrière et à son club. Donc, oui, on peut dire qu'au Japon les footballeurs sont considérés comme des héros. Je reçois beaucoup de messages de fans. Comme je ne peux pas répondre à tous, je leur dois de bien jouer en signe de remerciement.

En juillet 2018, vous signez en Belgique au Cercle Bruges. Pourquoi ?

Depuis tout petit je rêvais de jouer un jour en Europe. Pendant la Coupe du Monde 2018, j’ai été contacté par le Cercle Bruges et j’ai accepté leur proposition. J’ai mal vécu l’élimination en huitième de finale (3-2 contre la Belgique, il était remplaçant, NDLR) donc je voulais aussi changer d’air même si ce n’était pas facile les premiers temps.

Comment se passent vos débuts au Nîmes Olympique ?

Mes coéquipiers m’ont bien accueilli. On me parle beaucoup, ils sont tous très ouverts et sympas. J’ai été titulaire les deux derniers matches. Après avoir ouvert le score contre Montpellier, notre défense a eu tendance à reculer. On a essayé de résoudre ce problème et pourtant on a pris un but. On a réussi une belle performance face à Lille. Il faut continuer comme ça pour que Nîmes puisse se maintenir en Ligue 1.

Appréciez-vous vivre dans le Gard ?

J’apprécie beaucoup ma vie à Nîmes. Les Français sont très sympas. Et quand je ne joue pas au foot, j’apprends le français.

Que pouvez-vous nous dire justement ?

Je préfère ne rien dire. J’ai appris beaucoup de gros mots et de mauvaises expressions (rires) !

Vous êtes venu à Nîmes dans le cadre d’un prêt qui se termine le 30 juin prochain mais il existe une option d’achat. Avez-vous envie de rester à Nîmes la saison prochaine ?

Bien sûr ! J’ai envie de rester à Nîmes en Ligue 1. Mais pour l’instant je ne sais pas si le club souhaite que je reste. En tout cas, ce que je peux faire c’est donner mon maximum sous le maillot du Nîmes Olympique.

Propos recueillis par Corentin Corger     30/03/2021

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Stanislas Golinski
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Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes
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