Objectif Gard : Bon Gaëtan, comment va le moral des troupes ? 

Gaëtan Paquiez : C'est sûr que ce n'est pas facile mais il faut garder le moral. Même si l'on fait une saison pas du tout intéressante, on n’est pas largués. Sur les entraînements, cela fait quelques semaines que c'est intéressant. Après malheureusement en match, peut-être dans le contenu c'est un petit peu mieux, mais on ne prend pas de points. On préfère faire des matches pourris et prendre des points, car c'est ce que l'on retient. Les séances sont cohérentes. On commence à prendre du plaisir et à se relâcher un petit peu.

Outre l'état d'esprit de conquérant, pensez-vous avoir le talent suffisant pour vous maintenir ?

Oui ! On a une équipe plus solide cette saison que l'année dernière et nous avons réussi à nous maintenir. Je ne vois pas pourquoi ça ne serait pas possible, bien au contraire. Notre état d'esprit est notre force. On l'a un peu perdu. Il faut vite le retrouver car c'est instable : un match oui, un match non. On doit afficher ces valeurs à chaque rencontre sinon ça sera compliqué. Lille est une équipe plus douée techniquement dans beaucoup de domaines mais dans le mental on est tous pareils, on est tous humains. C'est à nous d'avoir plus envie que les autres et sur certains matches on ne l'a pas montré.

Est-ce un motif d'espoir de se dire qu'après la phase aller vous disposez du même nombre de points que la saison dernière (12) où vous vous êtes sauvés ?

En tout cas c'est un deuxième championnat qui va débuter. Pour le maintien, ça va se jouer surtout à trois et peut-être une ou deux équipes de plus en fonction des résultats en janvier et février. Dans le sprint final, ça sera important d'être costauds et les matches face aux concurrents directs vont être plus qu'important. Ce sera interdit de ne pas prendre des points surtout à domicile.

Vous avez intégré l'équipe durant la saison 2015/2016, celle de la "remontada" en Ligue 2. Est-ce qu'il y a des éléments dont vous pouvez vous inspirer pour cette saison ?

Quand je suis arrivé nous avions dix points de retard sur le premier non relégable. C'est vrai que l'on jouait de manière vraiment relâchée, vu notre retard on se disait que l'on ne pouvait pas être plus au fond du trou que ça. Je me rappelle que l'on bat Nancy qui était premier et du coup Dijon passe leader et on les tape aussi. Sur un match de foot tout peut arriver. C'est vrai que l'on va jouer Marseille mais il dispute le Trophée des Champions (ce mercredi soir face au PSG) qui est important pour eux. Le mois de janvier nous réussit habituellement. Espérons que ça continue !

Avez-vous partagé cette expérience avec d'autres coéquipiers qui n'ont pas connu cette époque ?

Souvent on prend cet exemple en disant que l'on était vraiment dans la merde et maintenant on est en Ligue 1. On se rend compte du chemin parcouru et tout ça grâce au travail. Cela signifie qu'il ne faut jamais lâcher tant que mathématiquement ce n'est pas fait. Lucas Deaux me disait qu'avec Guingamp, ils avaient fait un championnat pourri et à deux ou trois journées de la fin ils pouvaient encore se maintenir. Jusqu'au bout ça va être la guerre. Il va falloir montrer que l'on est solide.

Est-ce que vous sentez que dans le groupe tout le monde se sent véritablement concerné par le maintien du Nîmes Olympique ?

Je ne vois pas un joueur qui aurait à gagner de descendre, même un joueur en fin de contrat. Quand sur le CV tu as une descente ce n'est jamais bon. On a tous la même vision là-dessus.

Comment avez-vous vécu la colère et les sifflets des supporters samedi dernier au moment de l'arrivée du bus au stade des Costières ?

Leur mécontentement est logique, ils attendent beaucoup de nous. On est conscients que nos prestations ne sont pas au niveau où elles devraient être. Bien sûr ça ne nous fait pas plaisir de nous faire siffler mais qu'est-ce que vous voulez faire ? Ils aiment ce club beaucoup plus que certains qui sont eux-mêmes au club. Pour certains supporters, le Nîmes Olympique c'est tout. Quand on perd un match, ils vont mal dormir et le lendemain ils vont se lever pour aller bosser avec la tête dans le cul. Ce n'est pas facile et on se doit de leur redonner le sourire. S'ils étaient au stade, ils auraient pu nous siffler un bon coup et ça aurait été un signe fort aussi. Là, ils encaissent et à un moment donné il faut se lâcher. Ils l'ont fait, j'espère que ça leur a fait du bien et que l'on va montrer un autre visage pour qu'ils viennent nous applaudir dans quelques matches. 

Propos recueillis par Corentin Corger

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Stanislas Golinski
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Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes
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