"Aplausos", LE journal de référence de la tauromachie en Espagne met en avant Renaud Ripart (traduction google)

https://www.aplausos.es/noticia/49162/noticias/renaud-ripart-jugador-del-nimes-olympique:-nunca-escondere-mi-aficion-a-los-toros.html?fbclid=IwAR19wbsjTZVr1gzaqicC_-bS-DnfXE59jivkZ0utq9tNLpKDO76q1rHE95U

Renaud Ripart dit qu'il a deux maximes dans son métier : la générosité et la sincérité. Deux autres valeurs qui admirent les toreros, ce n’est pas en vain que la corrida est son autre grande passion. Renaud Ripart avec ses huit buts a contribué au bon résultat de l'équipe. Après la saison de football, profitez de la corrida : Madrid, Nîmes ... vous attendent.

-Où vient ton passe-temps ?

-Je suis de Nîmes, j'ai grandi dans cette ville où la culture taurine est très importante et j'ai toujours été entourée par l'atmosphère des foires et des différentes célébrations qui se déroulent dans les localités de la région. Mes parents, qui ne sont pas de grands fans, m'ont emmené voir les corridas et je suis devenu de plus en plus intéressé par la Fiesta.

-Quel est le torero que tu admires ?

-Pour moi, il est difficile de mettre en évidence un nom parmi tous, chaque fois qu'un torero marche sur le sable pour faire face à un taureau de plus de 500 kilos, la seule chose que je peux faire est de l'admirer.

-Torista ou torero ?

-Quand j’allais chez les taureaux quand j’étais petit, j’ai surtout regardé les chiffres, je suis allé les voir, mais en grandissant, je me suis intéressé de plus près aux taureaux et aux troupeaux. Je pense qu'il est important de varier. Je pense que c'est bien d'y aller un jour pour les chiffres et un autre jour pour les taureaux, il y a toujours des choses intéressantes à voir. C'est comme ça qu'on apprend des taureaux.

- Quelles ont été les corridas cette année et que ne voudriez-vous pas rater cette saison ?

- Cette année, j'ai assisté à plusieurs célébrations de la Foire d'Arles - la corrida et les dimanche et lundi après-midi -, une excellente foire pour la qualité des corridas et du spectacle proposé dans l'arène. J'ai commencé mes vacances en me rendant à Madrid, à San Isidro, plusieurs après-midis, y compris la course de Victorino Martín, que j'avais hâte de voir. Puis vient la foire de Nîmes, où je serai présent dans toutes les courses ou presque, avec un intérêt particulier pour l'affiche dimanche après-midi, main dans la main, Sebastián Castella et Andrés Roca Rey. En d'autres termes, l'ordre du jour est bien chargé.

-Un après-midi inoubliable au Colisée de Nîmes ?

- J'ai vécu beaucoup d'émotions et de bons moments à Nîmes, mais je dois avouer que l'un des parcours qui m'a le plus impressionné est l'alternative Rubén Pinar en 2008, dans laquelle il a triomphé. Ce fut un après-midi qui a provoqué de nombreuses émotions et marqué mon amour pour toujours. Parmi les plus récents, à la Harvest Fair de 2018, quand Enrique Ponce a pardonné un taureau. C'était une incroyable accumulation d'émotions, il y avait un lien magique entre l'animal et l'enseignant.

-En tant que Nimeño, comment définiriez-vous le passe-temps de Nîmes ?

-A Nîmes, les gens sont très attachés à leurs coutumes et traditions. Bien sûr, à la Foire, et il n’y a pas de Foire sans taureaux, où il règne toujours une atmosphère de fête sur la place, les gens sont heureux d’y être. Dans la région, il y a beaucoup moins de corridas qu'en Espagne, et lorsque la saison débute, on ressent cette impatience de la part de la foule.

- Y a-t-il beaucoup de différence entre les fans de taureaux et le football ?

-Je ne crois pas. Au moins à Nîmes, il y a peu de différence. Notre stade, le Stade des Costières, est souvent comparé à une arène. Les gens aiment voir des joueurs qui transpirent, qui donnent tout et ne trichent pas et ne se jettent pas à terre. La générosité et la sincérité sont la chose la plus importante, et c’est sans doute ce que nous trouvons le plus souvent devant un taureau.

-Est-ce que tu t'es déjà mis devant un animal courageux ?

-Quelques fois, oui. Il est difficile de décrire ce que vous ressentez dans ces moments-là, mais c'est une énorme dose d'adrénaline. La seule chose que je puisse ajouter, c'est que si je n'étais pas footballeur, je le pratiquerais beaucoup plus souvent.

-Nous l'avons vu dans la presse française en formation avec des toreros.

-Oui, je m'entraîne de temps en temps avec le torero à la retraite Denis Loré. J'y vais avec un ami, on passe toujours de bons moments et je peux couper un peu avec le football et m'échapper pendant la saison.

- Pensez-vous qu'aujourd'hui les toreros se préparent en tant qu'athlètes ?

-Oui, ce qu'un taureau demande physiquement à un torero est très exigeant et il est important qu'il soit bien préparé pour réagir à ce combat physique. Mon entraîneur physique, Julien Coin, avec qui je travaille depuis des années, est également responsable de la préparation physique d’El Rafi. Cela vient de temps en temps, même pour faire des séances ensemble, c'est bien.

-Recemment nous l'avons vu à côté de Sebastián Castella dans un tentadero. Comment sont vos relations avec les toreros ?

-Tout naturellement, Sebastian m'a invité à un tentadero, je m'entraîne aussi avec Rafi et je l'entraînerai de nouveau dès que j'en aurai l'occasion, Juan Baustista m'a accueilli à la Foire d'Arles ... Tout le monde me traite avec beaucoup d'affection et gentillesse. Je connais aussi Thomas Dufau, que j’essaie de voir chaque fois qu’il vient combattre dans la région. Ils me permettent de vivre des moments magiques à la campagne ou sur la place et c’est pourquoi je leur en suis extrêmement reconnaissant. Mais je ne suis pas surpris que ces gens soient dans la vie comme ils sont sur la place, ils sont sincères et généreux.

-Qu'admires-tu des toreros ?

- Sa valeur, mais aussi son calme ... Il y a tellement de choses, comme je l'ai déjà dit, à partir du moment où ils marchent sur le sable, je ne peux que les admirer. Nous ne devons pas oublier que leur vie est jouée à chaque corrida.

-Quand il marque un but, il salue comme un torero et quand il gagne, il n'hésite pas à prendre une capote. Il ne cache pas son penchant pour les taureaux. Avez-vous été victime d'attaques anti-corrida pour avoir rendu public votre amour pour la corrida ?

 

-Oui bien sûr ! Cela m'arrive régulièrement, mais cela ne m'importe pas. Lorsque je cadre, ce geste me permet de rendre hommage à la corrida, une de mes passions, mais aussi à ma ville de Nîmes, qui a une forte culture taurine. Mes parents m'ont éduqué avec des valeurs et m'ont appris à rester fidèle à moi-même. Je ne cacherai donc jamais mon amour pour la corrida.

 

Toujours dans Aplausos, un second article

- Qui considérez-vous comme le Messi des toreros ?
-Andrés Roca Rey, c'est tout simplement incroyable, est la figure du moment. Je pense que depuis l'année dernière, nous assistons à la venue d'un grand torero.

- Et Zidane ?

-José Tomás, sans hésiter, j'espère le voir un jour sur les places, je ne l'ai vu que dans les vidéos pour l'instant, mais c'est assez pour comprendre le monstre de tauromachie qu'il est, et puis, quand on en parle avec ceux qui l'ont déjà fait vu, tout le monde est unanime.

- Quel footballeur laisserait sur les épaules à Nîmes ?

 

--Teji Savanier, sans hésiter ! C'est un vrai professeur, il organise le jeu, il marque, il sait tout faire et, en plus, il a beaucoup de caractère et de personnalité. C'est génial de pouvoir évoluer avec un joueur de ce calibre.

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"S'il n'y avait que des équipes comme Nîmes Olympique en Ligue 1, on s'emmerderait moins"     (Pierre Ménès - Canal Plus)

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Stanislas Golinski
Stanislas Golinski
Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes
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