Haris Duljevic : « Pourquoi ne pas rêver à une Ligue Europa ? »

Objectif Gard : Pourquoi avoir choisi de venir à Nîmes ?

Haris Duljevic : Mon but était de jouer dans un des cinq plus grands championnats européens. Je voulais être plus visible et franchir un palier supplémentaire. Cela peut me permettre de poursuivre mon aventure avec l’équipe nationale de Bosnie-Herzégovine.

Il y avait-il d’autres clubs avec lesquels vous auriez pu vous engager ?

Oui, mais j'ai préféré accepter la proposition de Nîmes car le projet me paraissait très intéressant.

De quels clubs s’agit-il ?

Je ne souhaite pas révéler l’identité de ces clubs, mais je peux vous dire qu’ils évoluent dans des championnats du top 5 européen.

Quelles sont vos premières impressions à Nîmes ?

Mon intégration se passe très bien. J’ai été très bien accueilli par les joueurs, le staff et l’entourage du club. Je remercie tout le monde pour cet accueil.

Avec qui avez-vous le plus d’affinités ?

Il n’y pas un en particulier. Avec Vlatko (Stojanovic, NDLR) nous parlons la même langue, il y a donc plus de facilités. Sinon, tous les autres sont toujours très disponibles et à l’écoute quand j’ai besoin de quelque chose.

La barrière de la langue n’est-elle pas trop handicapante ?

Bien sûr, cela pause quelques problèmes de communication, mais sur le terrain entre joueurs on se comprend mieux. Mes coéquipiers sont aussi là pour traduire en anglais. Ça ne se passe pas trop mal, et je vais prendre des cours de français.

Qu’avez-vous pensé des prestations des Crocos lors des trois premières journées ?

Malgré des débuts difficiles et des adversaires de taille, je pense que nous avons perdu des points contre Nice. En revanche, nous avons su réagir à Monaco. Cela va nous apporter de la confiance pour la suite. Je pense que notre vraie place est plus haut dans le classement de la ligue 1. J’ai suivi le parcours de Nîmes la saison dernière. J’aimerais que ça se passe encore mieux et que l'on puisse titiller les plus grands. Pourquoi ne pas rêver d'une Ligue Europa ?

Comment jugez-vous vos prestations ?

Je sais que je peux faire mieux. Il y a des moments où c’est plus difficile que d’autres. Lors de ma rentrée contre Monaco, je sais que j’ai contribué à récolter un bon résultat. J’espère apporter encore plus et notamment contre Brest.

Avec Nîmes, vous avez joué sur le côté, puis en pointe. Où se situe votre préférence ?

Peu importe le poste où je dois jouer. C’est le choix de l’entraîneur et je suis capable de m’adapter à ce que l’on me demande. Si je dois jouer gardien de but, je le ferai avec plaisir.

Vous faite partie des joueurs retenus avec la sélection Bosnienne pour affronter le Liechtenstein et l’Arménie les 5 et 8 septembre. Après un départ très difficile (*), croyez-vous toujours à une qualification pour l’Euro 2020 ?

Avant tout, je pense au match avec Nîmes face à Brest. En ce qui concerne l’Euro, nous jouons, entre guillemets, les deux matches les plus faciles contre le Liechtenstein et l’Arménie. Nous sommes favoris pour ces rencontres. Les rendez-vous les plus importants auront lieux en octobre contre le Grèce et la Finlande. C’est là que tout va se jouer et je suis très confiant.

Quels souvenirs gardez-vous de vos deux saisons au Dynamo de Dresde ?

Que des bons moments, surtout avec le public. La Bundesliga 2, c’est la meilleure ligue 2 d’Europe. J’ai contribué à faire de belles choses et j’ai mérité le soutien de ce public extraordinaire. C’est quelque chose que je n’oublierai jamais. Je les remercie et je leur souhaite plein de belles choses.

Le public allemand est très bon, mais qu’avez-vous pensé de celui des Costières ?

Super top. Le soutien des supporters nîmois est extraordinaire. Il est parmi les plus fidèles de France. Je pense que ça va continuer avec des bonnes prestations.

Que représente le football français pour vous ?

C’est surtout l’équipe de France que je suis depuis mon enfance. C’est une des meilleures sélections du monde et cela va durer encore longtemps. Ça reflète aussi la qualité du championnat de France.

Justement, vous avez déjà affronté trois équipes en L1. Que pensez-vous du niveau ?

J’ai senti la qualité. C’est le top niveau mais je pense que le Nîmes Olympique a aussi des arguments pour rivaliser.

Comment vous qualifieriez-vous ?

Mes principales qualités sont le dribble et la vitesse. Mais ce que j’affectionne par-dessus tout, c’est le jeu collectif. Je suis plutôt altruiste.

Avez-vous grandi dans un environnement de sportifs ?

Non, personne n’était sportif dans ma famille. Je suis l’exception.

Alors comment êtes-vous venu au football ?

C’est grâce à un enseignant qui m’a trouvé hyperactif. Il a conseillé à mes parents de m’inscrire à un sport. Ça a été le football. Je m’y suis mis à sept ans.

À cette époque, qui étaient vos idoles ?

Ronaldinho et Zidane.

En dehors du football, qu’elles sont vos passions ?

Avec mon emploi du temps surbooké, je passe mon temps libre en famille. C’est ce qui compte le plus pour moi.

Quel métier auriez-vous exercé si vous n’étiez pas devenu footballeur ?

C’est très difficile à dire, je ne sais pas trop. Il n’y a jamais eu autre chose que le football.

Vous voyez-vous entraîneur dans le futur ?

C’est trop loin, mais je ne pense pas faire ce métier un jour. Ce n’est pas quelque chose qui m’attire.

Quel est votre meilleur souvenir de footballeur ?

Quand j’ai marqué le but de la victoire pour le FC Sarajevo dans le derby contre Zeljeznicar. Là-bas, c’est une ferveur inimaginable.

Votre prochain meilleur souvenir sera peut-être le but que vous marquerez avec Nîmes contre Montpellier...

Je l’espère, car c’est pour ce genre d’émotion que l’on est footballeur.

Avez-vous un message à faire passer aux supporters du Nîmes Olympique ?

Je donnerai tout pour partager la joie et la réussite de cette saison.

Avez-vous eu le temps de visiter la région nîmoise ?

Pour l’instant, je n’ai pas eu beaucoup de temps libre, mais j’ai pu visiter la ville Nîmes que je trouve extraordinaire et j’adore le climat.

 

Propos recueillis par Norman Jardin et traduits par Boris Njegomir.

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Stanislas Golinski
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Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes
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