Face à Nice, Nîmes Olympique, en supériorité numérique lors des 30 dernières minutes, a montré de l'engagement mais pas suffisamment de talent et s'incline 2-0. Avec cette quatrième défaite d'affilée, les Crocos basculent à la 19e place et sont désormais relégables. 

"En vissés ou en moulés, vos excuses ne tiennent plus debout", la banderole affichée par la trentaine de supporters des Gladiators présents devant l'hôtel des Crocos au moment de se rendre au stade, est claire. Ce soir, le cramponnage est bon pour Eliasson qui fait partie des six joueurs reconduits après la défaite à Lorient (3-0). Paquiez et Burner reprennent leur place sur les côtés de la défense, Sarr remplace Fomba au milieu et devant ce sont Duljevic et Roux qui débutent. Jérôme Arpinon fait le choix de laisser Ripart sur le banc.

La première minute de jeu n'est pas tout à fait terminée que Reine-Adélaïde, le plus dangereux côté niçois, se créé déjà une opportunité mais sans conséquence. Néanmoins, dès l'entame Nîmes Olympique affiche un tout autre visage que celui aperçu en Bretagne. Un pressing haut avec l'envie et la détermination de faire douter le défenseur Daniliuc ou encore le gardien Benitez pas des plus sereins en voyant Roux, Duljevic ou Eliasson venir sur eux.

Des titulaires qui peuvent compter sur le soutien inconditionnel de leurs coéquipiers forfaits, présents en tribune à l'image du capitaine Briançon qui donne de la voix. Ce dernier doit d'ailleurs encore se demander comment Gouiri fait pour ne pas convertir l'offrande de Lopes en but alors qu'il est seul face à Reynet (5e). Une première grosse alerte où les locaux perdent Landre qui se blesse seul en freinant sa course. Il est immédiatement remplacé par Guessoum.

Un coup dur qui ne perturbe pas l'équipe de Jérôme Arpinon satisfait de retrouver des valeurs de combativité qui lui sont si chères. À l'image de Sarr et Duljevic qui s'arrachent pour récupérer le ballon. Dans l'engagement, le NO est bien présent. En revanche, au nombre d'occasions les Aiglons sont supérieurs. Emmenés par leur chef d'orchestre, Reine-Adélaïde, qui réalise un festival côté gauche en éliminant Sarr puis Guessoum mais Reynet s'interpose ensuite pour conserver sa cage inviolée (24e).

Après une période de latence, c'est Nîmes qui domine les dernières minutes de ce premier acte. Miguel signe le premier tir cadré de sa formation (33e) et dans la foulée c'est Eliasson qui offre la plus belle opportunité côté gardois. Après une combinaison de passes intéressante, le Suédois tente sa chance du droit mais ce n'est pas cadré (34e). Transparent au Moustoir, l'ailier est plus tranchant, plus libéré comme l'exige son coach. En résumé, il ne manque qu'un peu plus de justesse technique pour faire la différence.

Au retour des vestiaires, la reprise est équilibrée. Les deux équipes se neutralisent dans le jeu. La seule action de but potable est à mettre au crédit de Roux qui reprend un centre de Burner mais l'attaquant nîmois écrase sa tentative du droit alors qu'il était bien placé (51e). L'engouement des Gardois est ensuite récompensée avec l'exclusion de Schneiderlin (57e). L'international français reçoit un deuxième carton jaune pour avoir coupé Ahlinvi dans sa course sur une contre-attaque.

Nîmes a donc un sérieux avantage en évoluant en supériorité numérique pour la dernière demi-heure de jeu. Mais c'est l'effet inverse qui se produit car c'est Nice qui reprend confiance et se procure les meilleures occasions. Gouiri, décidément pas en réussite ce soir, rate le cadre de la tête, pourtant une nouvelle fois seul dans la surface (65e). Derrière c'est Reynet qui sauve encore la maison en réalisant un arrêt décisif devant Lopes (68e). Sur le corner qui suit, Nsoki est délaissé au marquage et dévie le cuir qui vient mourir sur la barre transversale.

Coup de chaud sur le but des Crocos qui tiennent bons et continuent de se battre avec leurs armes, c'est à dire en s'accrochant dans les duels. Une équipe qui semble trouver un certain équilibre que Jérôme Arpinon ne veut peut-être pas déstabiliser en faisant des changements. Roux, qui a beaucoup couru en attaque, a le droit de souffler avec l'entrée en jeu de Koné. Les trois derniers changements sont effectués à deux minutes du terme. Offensivement, Nîmes ne montre pas la qualité suffisante pour espérer l'emporter. Mais au vu de la physionomie du match, un nul serait mérité. Et surtout on s'en contenterait !

Pourtant à dix, les Azuréens parviennent à trouver la faille. Sur un centre venu de la droite, Guessoum et Burner sont absorbés par Gouiri et tombent au sol, ce qui donne tout le luxe à Ndoye de crucifier Reynet (0-1, 86e). Frustrant pour des Nîmois qui en supériorité auraient dû au moins décrocher le point du nul. Pire que ça, ils encaissent même un second but dans le temps additionnel. Reine-Adélaïde délivre un caviar à Claude-Maurice qui glisse le ballon sous Reynet (0-2, 90e+4).

Entre temps, Koné gâche une balle d'égalisation (88e). Le NO va forcément nourrir des regrets après ce match. Si les valeurs nîmoises ont été retrouvées, c'est une quatrième défaite consécutive qui est encaissée. Dans le même temps, Reims et Strasbourg ont gagné, Nîmes dégringole à la 19e place et devient relégable à l'issue de cette 15e journée.

Corentin Corger

15e journée de Ligue 1. Nîmes Olympique - Olympique Gymnaste Club Nice 0-2. Stade des Costières. Mi-temps :  (0-0). Rencontre disputée à huis clos. Arbitre : M. Buquet. Buts pour Nice : Ndoye (85e), Claude-Maurice (90e+4). Avertissement à Nîmes : Roux (60e), Avertissements à Nice : Schneiderlin (28e, 57e). Exclusion à Nice : Schneiderlin (57e).

Nîmes : Reynet – Burner (Alakouch, 88e), Landre (cap.) (Guessoum, 6e), Miguel, Paquiez - Ahlinvi, Sarr - Ferhat, Duljevic (Chadli, 88e), Eliasson (Ripart, 88e) - Roux (Koné, 83e).  Remplaçants non utilisés : Nazih, Fomba, Aribi, Buades. Entraîneur : Jérôme Arpinon. 

Nice : Benitez - Daniliuc, Bambu, Nsoki - Lotomba, Schneiderlin (cap.), Thuram, Kamara (Ndoye, 68e) - Lopes (Claude-Maurice, 79e), Gouiri (Pelmard, 89e), Reine Adélaïde. Remplaçants non utilisés : Cardinale, Pionnier, Trouillet, Ben Seghir, Mahou. Entraîneur : Adrian Ursea.

« On n'a pas eu peur de gagner, au contraire, on a tenté, mais on a manqué de maîtrise technique à la fin pour déséquilibrer Nice, regrettait Arpinon. Il y avait l'envie de bien faire. Ça, ce sont les séries. Quand elles sont noires, ça continue, mais on a attaqué le match avec des intentions, c'était pas mal. On a fait une belle première période, mais en seconde, après l'expulsion, on aurait dû jouer sur la largeur, ce n'est pas faute de le demander aux joueurs... »

 « Les joueurs ne déméritent pas, ils étaient abattus dans le vestiaire car ils sentent qu'ils pouvaient avoir au moins un point, soufflait Arpinon. Mais ils vont se battre pour le club. On va se battre, pas de problème, mais la situation est compliquée. »

 

Adrian Ursea (entraîneur de Nice) : « J'ai un sentiment de satisfaction. On a stoppé notre mauvaise série. On n'a pas pris de but. On s'est produit des occasions et l'on a inscrit deux buts. Cela n'a pas été facile, notre groupe était diminué, mais ces jeunes ont montré beaucoup de caractère et rempli leur mission. Ils ont saisi leur chance. Je sentais avant ce match des ondes positives et une grosse détermination de ce groupe. Je ne me suis pas trompé. On ne va pas commencer à bomber le torse. Ce n'est qu'un succès que l'on va savourer, mais il y a un autre match qui nous attend samedi contre Lyon. »

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Stanislas Golinski
Stanislas Golinski
Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes
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