Les Crocodiles ont été tenus en échec par le FC Nantes 1-1, pour le compte de la 27e journée de Ligue 1. Longtemps menés au score, les Nîmois ont fini par égaliser mais ils ont raté une belle occasion de s’échapper de la zone des relégables.

Nîmes avait tout à gagner, ce dimanche après-midi, en s’imposant face au FC Nantes. En premier lieu, enchainer une quatrième victoire consécutive, et accessoirement une troisième au stade des Costières en une semaine (après Bordeaux et Lorient). Mais au-delà des séries positives, le plus important était la potentielle bonne affaire au classement, un succès gardois repousserait les Canaris, 17e et barragistes, à quatre longueurs. Une vraie bouffée d’oxygène en perspective.

Pour débuter ce choc pour le maintien, entre deux anciens grands du football français, Pascal Plancque bénéficiait des retours d’Alakouch, Eliasson et Ferhat, le meilleur passeur nîmois. Avant la rencontre, les Crocodiles avaient été accueillis par environ 250 supporters, venus les encourager, comme ils le font désormais à chaque match à domicile.

Mais les premières minutes ont plutôt été à l’avantage des Nantais, qui, sans se montrer dangereux, ont investi la moitié du terrain gardois. Bien en place, le dispositif d’Antoine Kombouaré, a beaucoup gêné la relance nîmoise. Ce début de match laissait craindre une rencontre un peu fermée. Méconnaissables, les Crocodiles ont bien trop subi la pression nantaise, pour ne pas risquer de craquer à un moment.

Le NO a privilégié son côté droit (Alakouch – Eliasson) en oubliant parfois le côté gauche, celui de Meling et Ferhat. Mais ce qui devait arriver arriva, quand Kolo Muani est entré dans la surface de réparation nîmois, auteur d'un centre en retrait repris par Blas (0-1, 27e). Ce n’était que justice pour le FCNA qui a dominé jusque-là. Ce but n’a pas eu pour vertu de débloquer les débats, bien au contraire car les Canaris ont sagement attendu de placer une contre-attaque. Nîmes de son côté, s'est montré légèrement plus offensif, mais il a fallu attendre la 45e pour voir la première frappe gardoise. L’œuvre de Ferhat mais Lafont l’a intercepté sans grande difficulté.

Face à la pauvreté de ce premier acte, on était en droit d’espérer mieux au retour des vestiaires. Il y a eu du mieux chez les Nîmois, et sur une contre-attaque Ferhat a tenté une frappe difficile dans un angle fermé, oubliant malheureusement Ripart pourtant esseulé dans la surface de réparation nantaise (51e). Le match a survécu dans un faux rythme, la belle affaire pour les Canaris. Mais Nîmes n'a rien lâché et fini par être récompensé. Sur un ballon à priori sans danger, le Nantais Castelletto a été contré par Duljevic et Koné s'est retrouvé face à Lafont. L’attaquant sénégalais n'a pas raté l’occasion d’égaliser (1-1, 75e). Coaching gagnant pour Pascal Plancque qui venait de faire entrer les deux Nîmois impliqués dans le but.

 Galvanisés, les Crocodiles se sont jetés à l’abordage et dans la foulée, avec un coup-franc de Benrahou repris de la tête par Miguel (excellent face aux Nantais). Il a fallu une belle parade de Lafont pour sortir le ballon (78e). La rencontre a alors totalement changé de physionomie jusqu'à s'emballer carrément. Toutefois plus rien n’a été marqué et Miguel a écopé d’une expulsion dans les dernières secondes. La série nîmoise est désormais de quatre matches sans défaite mais la victoire de Lorient face à Saint-Etienne fait chuter le NO en position de barragiste. Le bataille pour le maintien est loin d’être gagnée.

Norman Jardin

27e journée de Ligue 1. Nîmes Olympique – Football Club de Nantes Atlantique 1-1 (mi-temps : 0-1)

Stade des Costières. Rencontre disputée à huis-clos. Arbitre : Florent Batta. Avertissement à Nîmes : Miguel (6e et 90e). Avertissement à Nantes : Appiah (58e). Expulsion à Nîmes : Miguel (90e). But pour Nîmes : Koné (75e). But : Blas (27e).

 Nîmes : Reynet – Alakouch (Burner, 88e), Guessoum, Miguel, Meling – Cubas (Koné, 70e) – Ferhat, Fomba, Benrahou, Eliasson (Duljevic, 64e) – Ripart. Remplaçants non utilisés : Nazih, Landre, Paquiez, Ueda, Ahlinvi et Roux. Entraîneur ; Pascal Plancque.

 Nantes : Lafont – Appiah (Sylla, 90e) Castelletto, Pallois, Traoré – Blas (Emond, 85e), Girotto (cap), Chirivella – Coco (Louza, 71e), Kolo Muani, Simon (Bamba, 71e). Remplaçants non utilisés : Petric, Limbonbe, Mendy et Merlin. Entraîneur :  Antoine Kombouaré.

Pascal Plancque : « Il y a un peu de déception, mais je suis satisfait que l'on soit revenu dans un match dans lequel on était mal embarqué. Le résultat est équitable. C'est un point de plus de grappillé. Mettre un second but aurait été exceptionnel. C'était un match qu'il fallait savoir ne pas perdre. On aurait signé pour prendre dix points en quatre matches.

On a senti mon effectif en manque de jus et d'énergie en entame de match, où l'on a couru après le ballon. À défaut d'être flamboyant dans le jeu, on s'arrache. Ce petit point récompense notre absence de découragement. L'expulsion (deuxième carton jaune, NDLR) de Florian Miguel ? En Angleterre, la faute de Florian Miguel, épaule contre épaule, n'est pas sifflée, c'est rageant de le perdre dans ces conditions. »

 

Antoine Kombouaré (entraîneur de Nantes) : « On a perdu deux points. Dans le vestiaire, il y a beaucoup de regrets et de déception, de la colère même. Je suis déçu de ce résultat et de la façon de jouer dans cette seconde mi-temps. C'est dommage de ne pas avoir su mettre le pied sur le ballon et marquer ce second but. Mais en deuxième mi-temps, on a refusé de jouer face à un adversaire qui a plus poussé et montré un autre visage. Inconsciemment, au fil du match, on a reculé pas mal. Or pour gagner un match, il faut être capable de continuer à jouer durant 90 minutes. On peut faire beaucoup, beaucoup mieux dans le jeu. »

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Stanislas Golinski
Stanislas Golinski
Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes
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