Au terme d'une rencontre spectaculaire et à rebondissements, les Crocodiles se sont inclinés face à l'AS Monaco 3-4 au stade des Costières pour le compte de la 24e journée de Ligue 1. Mais malgré la défaite, les Nîmois de Pascal Plancque, le nouveau coach, ont montré quelques raisons de croire à un sauvetage en fin de saison. 

C’est avec la réception de l’AS Monaco que Pascal Plancque a débuté sa carrière d’entraîneur du Nîmes Olympique. Jérôme Arpinon, démis de ses fonctions vendredi, son adjoint a pris la suite pour tenter de sauver la place des Crocodiles en Ligue 1.

La tache s’annonce compliquée pour le nouveau coach du NO car la victoire de Lorient 1-0 face à Reims samedi, plaçait les Nîmois à sept points de la 17e place. Mais avant de rêver à un sauvetage, il faut déjà affronter l’une des meilleures équipes françaises du moment. Les joueurs de la principauté entamaient cette rencontre sur une série de six victoires et une belle quatrième place de la L1. Autant dire à des années-lumière des Crocodiles.

 La différence entre les deux formations ne tardait pas à se faire ressentir. Sur le premier centre monégasque de la partie, Ballo-Touré trouvait Golovine, esseulé, qui d’une volée du pied gauche trompait Reynet (0-1, 3e). Pas le temps d’espérer côté gardois. Alors que les Nîmois étaient encore sonnés par ce premier but, ils allaient vite en subir un second. Et la configuration était la même que sur l’ouverture du score. Une nouvelle fois Ballo-Touré, sur son côté gauche, centrait au second poteau pour Golovine qui dans un angle très fermé, trouvait la lucarne opposée de Reynet, comme à la parade (0-2, 13e). Dans ce premier quart d'heure, Nîmes en est réduit au rôle de spectateur et l’international russe dans celui du bourreau.

Nîmes Olympique était KO et Pascal Plancque ne pouvait que constater les dégâts. Le match aurait pu être plié dans la foulée puisque à la suite d’une belle contre-attaque, c’est Ben Yedder qui poussait le ballon au fond des filets de Reynet. Heureusement l’arbitre assistant signalait une position de hors-jeu (17e). Les Crocodiles gagnaient un sursis et ils en profitaient pour se porter aux avant-postes.

Ferhat sonnait la révolte et sur un débordement côté gauche, il centrait en retrait pour Deaux, dont la reprise trompait Lecomte (1-2, 33e). La rencontre était relancée et les Nîmois requinqués. Koné entrait dans la surface de réparation visiteuse mais il manquait d’inspiration car il n’osait pas frapper et sa passe était contrée (26e). Mais les Crocodiles ne se décourageaient pas. Ripart entrait dans la surface de réparation de Monaco, sa frappe était repoussée par le poteau droit de Lecomte, mais Ferhat en embuscade contrôlait et égalisait (2-2, 32e).

Nîmes faisait de nouveau plaisir à voir. La rencontre était très agréable à suivre et le NO ne voulait pas en rester là. Sur un corner joué à deux avec Ferhat, Benrahou centrait dans la boite. Ripart était trop court mais le cuir atterrissait dans le pied de Miguel, seul dans les six mètres, malheureusement le défenseur un peu surpris ratait le cadre (41e). Sur l’attaque suivante, c’est Monaco qui était très près de marquer, mais Reynet sortait le danger grâce à une magnifique parade (42e).

La seconde période repartait sur un rythme moins emballant que la première. Monaco semblait moins fringant et Nîmes hésitait entre attendre et prendre des risques. Benrahou, titulaire pour la première fois depuis le 13 décembre, tentait sa chance mais Lecomte captait facilement le ballon (61e). Sur une faute pas évidente d’Alakouch, l’arbitre accordait un coup-franc excentré à l’ASM. C’est Golovine qui s’en chargeait et la trajectoire de la balle trompait la défense nîmoise et son gardien de but (2-3, 62e).

La pilule était dure à avaler pour Nîmes qui connaissait un temps faible. Monaco en profitait pour enfoncer le clou. Bien lancé par l'intenable Golovine, Volland partait en contre-attaque pour marquer le quatrième but des visiteurs (2-4, 78e). Mais les Crocos ne baissaient pas les bras et Eliasson, d'un superbe coup-franc, remettait les Nîmois dans la course (3-4, 80e).

Les dix dernières minutes se disputaient avec le suspens d'une éventuelle égalisation nîmoise. Cette balle, Fomba la ratait alors qu'il se trouvait seul aux six mètres sur un centre d'Eliasson (90e). Rageant pour le Nîmes Olympique qui, avec son nouvel entraîneur, s'est incliné mais en donnant quelques motifs d'espérer à un improbable maintien.

Norman Jardin

24journée de Ligue 1. NÎMES OLYMPIQUE – ASSOCIATION SPORTIVE DE MONACO 3-4

Stade des Costières. Mi-temps : 2-2. Rencontre jouée à huis-clos. Arbitre : M. Turpin. Buts pour Nîmes : Deaux (23e), Ferhat (32e) et Eliasson (80e). Buts pour Monaco : Golovine (3e, 12e et 62e) et Volland (77e). Avertissement à Nîmes : Meling (37e). Avertissements à Monaco : Ballo-Touré (4e) et Badiashile (58e).

Nîmes : Reynet – Alakouch, Briançon (cap), Miguel, Meling – Cubas (Fomba, 72e) – Ferhat, Ripart (Eliasson, 72e) Deaux, Benrahou (Duljevic,86e) – Koné (Roux, 66e). Remplaçants non utilisés : Nazih, Burner, Ueda, Duljevic et Majouga. Entraîneur : Pascal Plancque. 

Monaco : Lecomte – Sidibé, Maripan, Badiashile, Ballo-Touré (Oliveiras-Silva, 63e) – Golovine (Aguilar, 86e), Fofana (Frabregas, 56e) Tchouaméni, Diop (Diatta, 46e) – Volland, Ben Yefer (Jovetic, 56e). Remplaçants non utilisés : Majeck, Disasi, Matsima et Pellegri. Entraîneur : Niko Kovac.

Pascal Plancque : « Il y a plusieurs regrets dans ce match. On a notamment montré trop de fébrilité en entame de match en encaissant deux buts, mais derrière, cela nous a paradoxalement peut-être libérés et on a montré des ressources mentales et techniques. En tous les cas, encaisser deux buts en moins d'un quart d'heure, cela nous a mis un coup sur la casquette, mais on s'est ensuite lâché. On a joué. On peut être fier de notre comportement même si, et c'est énorme, on encaisse encore quatre buts.

On est dans une situation d'urgence et moi, la notion de revers encourageant, je n'y crois pas. Je suis déçu de ne pas avoir pris un point avec la dernière tête de Lamine (Fomba). Il aurait été le héros du match. Aujourd'hui, on montre de bonnes choses mais on ne prend aucun point. On doit faire mieux en termes d'efficacité. Maintenant, sur le plan mental, il faut être capable de répéter ce match et de rivaliser en intensité et dans l'engagement avec l'adversaire, non plus une mi-temps, mais durant tout un match. Il y a des signes d'encouragement. Il faudra aller à Dijon avec un cœur gros comme ça. On va s'accrocher. »

 

Niko Kovac (entraîneur de Monaco) : « Cela n'a pas été un match moins compliqué que prévu. Tout le monde nous voyait gagner, mais je savais que nous affronterions un adversaire difficile, qui joue pour sa survie. À 0-2, on a péché. On a peut-être pensé que cela était arrivé. On a peut-être baissé de rythme avant de réagir en seconde mi-temps. On devra s'améliorer à l'avenir défensivement et concéder moins de buts. 

Golovine est un joueur fantastique. Pour sa première titularisation (depuis le mois d'août, NDLR), il inscrit trois buts. C'est un joueur de classe mondiale. Il délivre des balles décisives délicieuses. Je connais sa qualité de passes. C'est aussi pour cela que je lui ai demandé de tirer le coup franc qui nous donne le troisième but. »

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Stanislas Golinski
Stanislas Golinski
Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes
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