Réduit à 10 pour la troisième fois de la saison contre un cador du championnat, Nîmes s'incline contre Marseille (0-2). Malgré quelques bonnes séquences, les Crocos n'ont pas cadré le moindre tir. 

De retour aux Costières dans un système un peu plus offensif que lors des deux dernières rencontres, les Nîmois prennent le meilleur départ. Dès la première minute de jeu, Amavi est averti pour une faute sur Ferhat, bien lancé par Cubas. Sur le coup franc qui suit, Eliasson trouve la tête de Ripart qui ne cadre pas. Marseille a le ballon mais Nîmes évolue haut et se projette vite vers l'avant. Paquiez et Eliasson combinent côté gauche et trouvent Ripart dont le tir en pivot est contré.

Après ces petites escarmouches nîmoises, l'OM allume la première mèche. Payet mystifie Burner et frappe fort en angle réduit. Reynet repousse en corner. Un premier avertissement qui pousse les Nîmois à nettement reculer après le premier quart d'heure. Sur une de leurs rares incursions dans le camp phocéen, Eliasson obtient coup franc aux 25 mètres. L'ailier suédois se charge de la sentence et enroule une superbe frappe qui échoue sur la barre transversale de Mandanda qui semblait cependant sur la trajectoire.

La domination marseillaise s'intensifie et la fin de la première période a des allures de passe à dix dans le camp nîmois. Souvent recherché par ses partenaires, Payet distille une ouverture astucieuse pour Cuisance dont la reprise passe à côté. Maladroits dans le dernier geste, les Phocéens s'agacent et la fin de première période est houleuse. Le coach André Villas-Boas est d'abord expulsé pour protestations répétées. Quelques instants plus tard, une échauffourée se déclenche suite à une faute de Landre sur Benedetto, tandis que Miguel et Alvaro se cherchent sur chaque coup de pied arrêté.

Au retour des vestiaires, Duljevic récupère un ballon haut et décale Ripart dans la surface qui ne cadre pas. Dans la foulée, Sanson déborde et centre pour Benedetto, seul au point de penalty. Heureusement pour les Gardois, la tête de l'attaquant argentin est trop molle pour inquiéter Reynet. Plutôt solide sur attaque placée, Nîmes craque finalement sur une ouverture d'Alvaro dans le dos de la défense nîmoise. Servi en profondeur, Benedetto saisi cette fois sa chance. Il prend le meilleur sur Miguel et pique son ballon pour tromper Reynet (0-1, 57e).

À l'heure de jeu, Jérôme Arpinon décide de lancer Fomba et Koné. L'attaquant sénégalais est immédiatement servi sur un coup franc d'Eliasson mais ne parvient pas à ajuster sa tête. Les Crocos insistent mais ne parviennent toujours pas à cadrer à l'image des tentatives lointaines de Burner puis Ferhat. Et alors qu'Amavi aurait pu connaître le même destin un quart d'heure plus tôt pour une grosse faute sur Burner, c'est Cubas qui est sévèrement expulsé suite à deux fautes commises en 3 minutes.

En supériorité numérique, tout est plus facile pour l'OM. Sur un nouveau centre de Sanson, Germain est oublié au second poteau et marque facilement de près (0-2, 84e). Marseille gère la fin de match et s'impose logiquement aux Costières. Après avoir affronté deux candidats aux places européennes, Nîmes finira l'année avec des matches plus à sa portée : des déplacements à Lorient et Saint-Étienne ainsi que les réceptions de Nice et Dijon. L'occasion de se montrer enfin d'attaque.

Boris Boutet

13journée de Ligue 1. Stade des Costières. Rencontre jouée à huis-clos. NÎMES OLYMPIQUE 0-2 OLYMPIQUE DE MARSEILLE (mi-temps : 0-0). Arbitre : M. Delajod. Buts : Benedetto (57e), Germain (84e) Avertissements à Nîmes : Landre (44e), Cubas (74e, 77e) Avertissements à Marseille : Amavi (1ère), Cuisance (21e), Villas-Boas (31e, 40e), Caleta Car, Alvaro (44e) . Exclusion à Marseille : Villas-Boas (41e). Exclusion à Nîmes : Cubas (77e)

Nîmes : Reynet – Burner, Landre, Miguel, Paquiez (Alakouch 89e) – Ferhat, Ahlinvi (Fomba, 61e), Cubas, Eliasson (Roux, 89e) - Duljevic (Koné, 61e), Ripart (cap). Entraîneur : Jérôme Arpinon. 

Marseille : Mandanda - Sakaï, Alvaro, Caleta Car, Amavi - Rongier (Luis Henrique, 87e), Kamara (Strootman, 87e) - Sanson, Cuisance (Gueye, 69e), Payet (Thauvin, 70e) - Benedetto (Germain, 70e). Entraîneur : André Villas-Boas.

Jérôme Arpinon : « On a vécu un match assez neutre, assez équilibré jusqu'au but marseillais (57e). Les grandes équipes comme Marseille marquent des buts au bon moment. Face à nous, il y avait du talent. On avait décidé de ne pas trop reculer, mais on a fait une erreur d'alignement individuelle sur un ballon en profondeur amenant ce but. On l'a payé cash. Pourtant on fait une bonne première mi-temps. Je n'ai pas vu assez d'apport offensif de mes latéraux. Marseille, défensivement, était bien en place, mais on aurait pu davantage apporter de danger. C'est dommage, on avait à cœur de faire un bon match. L'expulsion d'André Cubas me gêne (77e). C'est dommage il y a beaucoup de faits de jeu actuellement contre nous. Marseille était un match bonus, mais attention, avec les matches qui arrivent, j'attends autre chose : il y a neuf points à prendre en une semaine (entre le 13 et le 20 décembre). »

 

André Villas-Boas, entraîneur de Marseille : « On a retrouvé de la confiance et de la maîtrise avec notre système de jeu en losange, avec de la possession. On a signé un cinquième succès de rang (en L1). Ce groupe commence à démontrer de la force de caractère. On aurait dû inscrire ce but plus tôt, mais on a connu une entame de match un peu nerveuse. Le premier but de Benedetto nous a donné de la confiance, j'espère que cela va le soulager et lui ôter de la pression. Il est peut-être de retour. Après, l'expulsion du Nîmois Andrés Cubas (77e) nous a facilité la fin de rencontre. Quant à mon expulsion, elle est logique, j'étais un peu nerveux, j'ai dit un peu de bêtises, cette expulsion était méritée. C'est toujours difficile de prendre des points à l'extérieur, mais on y montre de la consistance. On va regarder maintenant ce que l'on peut faire face à Monaco et Rennes. Les matches à venir sont plus compliqués. »

"LA PROVENCE" DU 03/12/2020
"LA PROVENCE" DU 03/12/2020

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Stanislas Golinski
Stanislas Golinski
Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes
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