À l'issue d'un derby emballant et palpitant, Nîmois et Montpellierains ont fait match nul 1-1. Koné a ouvert le score pour le NO et Delort a égalisé pour le MHSC. Mais comptablement personne n'est vraiment satisfait. Les Héraultais n'ont pas "mangé du Crocodile" et les joueurs de Pascal Plancque perdent deux points précieux dans la course au maintien.

C’est bien connu, le derby contre Montpellier est le rendez-vous le plus attendu par les supporters du Nîmes Olympique. Samedi, ils étaient plusieurs centaines pour encourager les Crocodiles à la Bastide, lors du dernier entraînement de la semaine. Deux heures avant la rencontre, ils sont encore près de 500 à accueillir le bus nîmois, afin de rappeler aux joueurs que la défaite est interdite face au rival héraultais.

La victoire du match aller 1-0 avait généré beaucoup d’enthousiasme, mais aussi une grosse envie de revanche chez les Montpellierains. La première surprise de l’après-midi survient sur la feuille de match avec la première titularisation de Naomichi Ueda en défense centrale du NO. Le Japonais prêté par le Cercle de Bruges avait joué 90 minutes contre l’OGC Nice en Coupe de France, mais jamais en Ligue 1.

Quand sonne 13h à toutes les montres, le derby débute sans round d’observation. Sur le premier ballon récupéré par Cubas, ce dernier transmet à Ripart qui n’est pas en bonne position pour frapper, il prolonge pour Ferhat, dont la frappe cadrée oblige Omlin à intervenir. On joue seulement depuis 50 secondes et Nîmes est lancé (1e).

Dans la foulée, après un bon travail de récupération d’Alakouch, Benrahou dépose le cuir sur la tête de Ripart qui rate le cadre (3e). Cette belle entame nîmoise est vite tempérée par un centre montpelliérain venu de la droite et il faut une intervention d’Ueda pour repousser le danger devant Delort (4 e). C’est ensuite Savanier qui subtilise le ballon dans les pieds d’Alakouch et qui le passe à Mollet dont le tir passe au-dessus de la transversale de Reynet (7e). Si Nîmes est déterminé, Montpellier aussi.

Du rythme il y en a dans ce début de match ! Une bonne ouverture de Ueda trouve Koné, dans la surface de réparation héraultaise, mais l’attaquant sénégalais rate son contrôle et il est de toute façon signalé en position de hors-jeu (10e). Si les derbys sont parfois fermés et rugueux, celui-là est plaisant à suivre. Le MHSC entre alors dans un long temps fort avec pour commencer un tir de Mollet repoussé par Reynet (17e). Les deux hommes se retrouvent quatre minutes plus tard avec un coup franc du Montpelliérain qui oblige le Nîmois à se coucher (21e).

Le gardien de but de NO manque d’être battu à la suite d’une frappe de Delort, mais le Crocodile est sauvé par sa transversale (23e). Nîmes souffre mais résiste. Savanier dépose un coup-franc sur la tête de Hilton qui passe au-dessus (30e). Après un quart d’heure compliqué, les Gardois refont surface avec, encore une belle ouverture de Ueda pour Koné qui amortit et tire…dans les gants de Omlin (32e). Avant la pause, Miguel se blesse lors d’un choc avec Laborde. L’arrêt de jeu de quelques minutes coupe les jambes montpelliéraines mais galvanise les nîmoises.

À plus de trente mètres, Alakouch tente sa chance et le ballon est repoussé par le poteau droit de Omlin (40e). Dans les derniers instants de ce premier acte, Ripart sert parfaitement Ferhat dans la surface de réparation adverse. L’Algérien trompe le gardien de but héraultais, mais revenu du diable Vauvert, Hilton sauve sur sa ligne. La rencontre a bien failli basculer dans pour les Crocodiles. Mais c’est sur un score nul et vierge que les deux formations regagnent les vestiaires.

La seconde période démarre sous le signe d’une grosse domination héraultaise avec une première offensive de Delort qui résiste à Ueda et sa frappe cadrée est interceptée par Reynet. Les anciens Nîmois ne font pas de cadeau à leur ancien club. Ferri lance Delort qui trompe Reynet. Le camp montpelliérain exulte. Mais avec l’aide de la vidéo, l’arbitre invalide le but (58e). Nîmes connaît un nouveau sursis et va le mettre à profit. C’est Fomba qui en est à l’origine grâce à une belle passe pour Ferhat qui entre dans la surface de réparation du MHSC et il trouve Koné au second poteau qui ouvre le score (1-0, 62e). En quatre minutes, les Héraultais sont passés du paradis à l’enfer. On ose imaginer la façon avec laquelle un stade des Costières archi-comble aurait explosé à ce moment-là.

Le break n’est pas loin lorsque Deaux, tout juste entré en jeu, chipe le ballon dans les pieds de Savanier et il tente instantanément un audacieux lobe de 45 mètres qui est à deux doigts de tromper Omlin (77e). Mais le MHSC ne baisse pas les bras et sur un corner tiré par Mollet c’est Delort qui égalise (1-1, 78e). La fin de match est irrespirable avec une équipe nîmoise qui souffre mille morts pour ne pas craquer et de nombreuse fois les visiteurs pensent arracher la victoire, ce qui n’aurait pas été volé, il faut bien le reconnaitre. Finalement ce match se termine sur un score de 1-1 qui ne fait les affaires de personne mais les Montpelliérains n’ont pas pris la revanche qu’ils voulaient et les Nîmois restent maîtres du derby 2020-21 et personne ne pourra leur enlever.

Norman Jardin

29e journée de Ligue 1. NÎMES OLYMPIQUE – MSHC 1-1. (mi-temps 0-0). Stade des Costières. Rencontre jouée à huis-clos. Arbitre : M. Wattellier. But pour Nîmes : Koné (62e). But pour Montpellier : Delort (77e). Avertissements à Nîmes : Alakouch (47e) et Fomba (66e).

Nîmes : Reynet – Alakouch (Burner, 87e), Ueda, Landre, Miguel (Paquiez, 45+1)– Cubas – Benrahou (Eliasson, 72e), Fomba, Ripart (Roux, 87e), Ferhat – Koné (Deaux, 72e). Remplaçants non utilisés : Dias, Guessoum, Ahlinvi, Duljevic. Entraîneur : Pascal Plancque. 

MHSC : Omlin – Sambia, Hilton, Congré, Ristic – Mollet, Ferri (Wahi, 72e), Savanier – Laborde, Mavividi, Delort (Skuletic, 90) . Remplaçants : Carvalho, Bouquet, Mendes, Cozza, Chotard, Le Tallec, Dolly, Wahi et Skuletic. Entraîneur : Michel Der Zakarian.

Pascal Plancque (entraîneur de Nîmes) : « Il y a de la déception. On a des regrets d'avoir laissé filer le succès. On aurait aimé battre Montpellier deux fois cette saison. C'était aussi important de prendre trois points. On n'était pas loin. Il nous a manqué de la fraîcheur physique en seconde mi-temps. C'est ainsi.

Il y a eu pas mal d'opportunités. Il y a eu du jeu, des engagements dans les duels, il y aurait pu y avoir davantage de buts. On ouvre le score, mais on concède l'égalisation sur un coup de pied arrêté et cela est toujours dommage. Cette égalisation me laisse un goût amer, même si je craignais le jeu de tête de Montpellier. On n'a pas encore la capacité de maîtriser un match pendant 90 minutes. »

Moussa Koné (attaquant et buteur de Nîmes) : « C'est la première fois que je marque comme titulaire, mais il y a de la déception dans le vestiaire. C'était vraiment un match important. Il y avait la place pour prendre les trois points. C'est dommage de ne prendre que ce match nul. »

 

Michel Der Zakarian (entraîneur de Montpellier, au micro de la TV du MHSC) : « Même si les Nîmois ont des situations et touchent la barre en première période, on a aussi trois ou quatre situations qu'on a pas su concrétiser. Il y a aussi la frappe d'Andy (Delort) sur la barre. Je ne sais pas si le gardien (Reynet) la touche.

Quand ils ont marqué, on a eu le mérite de revenir au score. Sur deux ou trois centres de grande qualité sur la fin, on aurait pu conclure. C'est bien de garder l'invincibilité que l'on a actuellement (7 matches sans défaite dont trois victoires). Au fur et à mesure du match, on est monté en rythme, en intensité, en vitesse. Andy (Delort), pour un match de reprise, a fait un très bon match. » 

Andy Delort (attaquant et buteur contre Nîmes, au micro de la TV du MHSC) :« Sur la seconde période, on mérite de marquer au moins deux buts. On les a marqués d'ailleurs, mais un a été refusé (pour un hors-jeu de quelques centimètres de Delort). Leur but nous met un coup de bâton derrière la tête. On a la force mentale de revenir.

Ce match était très important pour les supporters, le club, tout le monde. On ne l'a pas gagné, mais on a montré qu'on était là et on se rattrape du match aller. L'important, dans les matches comme ceux-là, c'est de ne pas perdre. Il nous reste neuf finales plus la Coupe. Il va falloir s'arracher pour espérer quelque chose en fin de saison. »

 

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Stanislas Golinski
Stanislas Golinski
Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes
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