Les supporters crocos victimes d’un guet-apens
Pas loin de soixante-dix supporters de Nîmes Olympique étaient présents samedi à Saint-Priest. Ils ont donné de la voix durant toute la rencontre. Le délégué du match a fait un rapport pour signaler qu’ils avaient utilisé des fumigènes.
Quelques minutes après avoir quitté le stade Jacques-Joly, ces supporters nîmois ont eu maille à partir avec des individus cagoulés, très certainement des ultras lyonnais, a priori des membres des Bad Gones, selon les dirigeants san-priots.

 

Il y a eu plusieurs minutes d’affrontements, qui ont nécessité l’intervention des forces de l’ordre. Ces dernières, une fois le calme recouvré, ont escorté le bus des supporters crocos jusqu’à l’autoroute.

Samedi à Saint-Priest, les Crocos, qui ont maîtrisé la grande majorité des débats, même s’ils ont été un peu plus à la peine en seconde période, ont arraché une victoire logique dans le temps additionnel grâce à une frappe puissante et lointaine de Touré.

On a bien cru qu’ils n’y arriveraient pas, qu’ils avaient laissé passer le coche en première période. Les Crocos, ce samedi 21 mars, ont finalement arraché la victoire à Saint-Priest dans le temps additionnel.

Une victoire logique, la cinquième en six journées (un nul), qui permet à Nîmes de revenir à hauteur de Saint-Maur, qui a fait match nul chez lui, et de rester au contact du nouveau leader, l’AS Cannes, qui a écrasé Fréjus/Saint-Raphaël (4-0).

Domination de Nîmes disposé en 4-3-3

"Il faut y croire", avait lancé Mickaël Gas après deux corners de Benhamza sur lesquels Loubacky et Célestin avaient été trop courts (12e) et Martinez avait repris de la tête, sur le reculoir (15e).

"Il faut y croire." Dans les vestiaires, à la pause, l’entraîneur nîmois, qui avait opté pour un 4-3-3, comme en fin de rencontre à Créteil une semaine plus tôt (0-0), a certainement dû le répéter.

Car les situations et les occasions se sont enchaînées pour les Crocos. On en a comptabilisé douze, plus ou moins dangereuses, dans un premier acte dominé de la tête et des épaules par une équipe nîmoise qui défendait très haut, tout proche du rond central, et dont les milieux, chacun leur tour, allaient chercher très loin des San-Priots juste "menaçants" sur une frappe détournée d’Ondoa (3e) et un coup franc largement au-dessus de Pottier (42e). Entre ces deux actions, Salamonde n’a rien eu à faire.

La fiche technique

Saint-Priest – Nîmes Olympique : 0-1 (0-0).

Stade Jacques-Joly.

Mi-temps : 0-0.

Arbitre : Louis Lungeri

But pour Nîmes : Touré (90e + 1)

Avertissements à Saint-Priest : Ondoa (39e), Maisonnial (90e + 5).

Avertissements à Nîmes : Gas (entr. 48e), Pirès (54e), Touré (68e), Bennour (90e + 1).

SAINT-PRIEST : Maisonnial – Ghlam (Oun, 65e), Ondoa (Flochon, 80e), Seance, Goteni, Ndungi – Chapuis, Chamakh (Belhadji, 65e), Pottier (cap.) (Valtriani, 65e), Koné (Raga, 80e) – Benhmida.

NÎMES : Salamone – Loubacky, Dramé, Martinez (cap.), Célestin – Benhamza, Pirès, Coulibaly (Sarr, 60e) – Bennour (Diallo, 90e + 4), Sylla (Kubota, 60e), Touré.

Trop d’approximations à la conclusion

Si, lors des trois derniers déplacements, ils s’étaient attachés à d’abord faire le dos rond puis à tenter de piquer, là, les Nîmois sentaient bien que les patrons, c’étaient eux, et qu’il n’y avait pas lieu d’attendre pour faire la différence. À l’extérieur, c’est certainement leur meilleure première mi-temps.

Mais Pirès, de loin, manquait le cadre (23e). Mais, au second poteau, la reprise de Bennour, "supersub" titularisé, était repoussée par Maisonnial et le tir de Benhamza qui suivait était détourné (24e). Mais Sylla tergiversait (34e) et Bennour était lui aussi contré à trois reprises (deux fois à la 36 et 37e). Mais la tête de Martinez, sur le quatrième corner de Benhamza filait au-dessus (42e).

Voilà qui faisait beaucoup mais qui, dans l’ensemble, était bien trop approximatif. "On n’a pas été assez tueurs", a résumé Mickaël Gas.

À la reprise, Maisonnial s’envolait pour détourner en corner un tir lointain et appuyé de Touré (53e) dont la tentative suivante s’envolait largement (59e).

On pensait que Nîmes allait pouvoir surfer sur l’élan du premier acte. Ce n’était pas le cas. Sans rien faire de transcendant ni vraiment inquiéter Salamone (51e, 64e), Saint-Priest (15e bilan à la maison, un seul succès) arrivait désormais à desserrer l’étreinte et à approcher la surface croco. Le faux rythme que les Rhodaniens imposaient, Nîmes n’arrivait pas à s’en dépêtre.

Le missile de Touré

Les Nîmois conservaient toujours la possession mais ils n’en faisaient plus grand-chose. Pas assez de vitesse. Pas assez d’inspiration. Ils n’arrivaient pas à déborder dans les couloirs pour mettre des centres devant les cages. Ils n’arrivaient pas à combiner pour entrer dans la surface. Ils n’arrivaient pas à se mettre en bonne position de frappe (Bennour à côté, 75e).

La fin de match était crispante. Saint-Priest testait Salamone sans cadrer (64e, 84e). Nîmes n’avait plus d’opportunité. Mais Mickaël Gas avait raison, il fallait y croire. Dans la première minute du temps additionnel, de près de trente mètres, Touré expédiait un missile qui filait au ras du poteau de Maisonnial (0-1, 90e + 1). Derrière Touré, qui allait fêter son but avec les supporters nîmois, c’est tout une équipe (titulaires et remplaçants) et tout un staff qui explosaient de joie. Malgré un coup de chaud (tir puissant de Valtriani, 90e + 4), la victoire était en poche.

Nîmes est plus que jamais dans la course à l’accession.

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AU 30/11/2025

16/03/205

Stanislas Golinski
Stanislas Golinski
Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes
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