À la suite de l'absence de ses supporters le week-end dernier à Nîmes, l'AS Cannes, battue 3-0, avait déposé des réserves. Elles ont été jugées recevables par la Fédération française de football, qui les étudiera jeudi prochain.« Ce qui s'est passé hors du stade a eu un impact sur le terrain, même si le score du match est sans appel. On croit que la sanction devrait le refléter, explique Antoine Gobin, directeur général cannois. On croit qu'un retrait de points est la seule décision qui pourrait être suffisamment dissuasive pour que cette situation ne se réitère plus. Les règles sont là pour être respectées. Nous les respectons et on s'attend à ce que nos adversaires les respectent aussi. » L'Association nationale des supporters (ANS) a apporté son soutien à l'AS Cannes en écrivant à la FFF.
02 05 2026
L'AS Cannes a déposé des réserves. Contacté, le club nous a assuré les avoir confirmées ce lundi matin. Elles ne devraient pas être de nature à remettre en cause le résultat, mais la FFF pourrait tout de même décider de sanctionner Nîmes.
Christophe Drouvroy, le directeur des compétitions de la FFF. Ce dernier, via un courrier en date du 25 avril, samedi dernier donc, après réunion en urgence de la Commission fédérale des Championnats seniors, a rappelé que le « club Nîmes Olympique doit assurer l'accueil dans le stade des supporters de l'AS Cannes (...) ».
L'AS Cannes a déposé ce samedi 25 avril 2026 une réserve avant le coup d'envoi de la rencontre de N2 face au Nîmes Olympique. Le club azuréen dénonce l'absence de ses supporters dans le parcage visiteurs. Antoine Gobin, son directeur général, espère que les Crocodiles seront santionnés.
Sur le terrain, le Nîmes Olympique a largement dominé Cannes ce samedi 25 avril 2026 en s'imposant 3/0 sur la pelouse des Antonins. Mais en coulisses, le match est loin d'être terminé. L'AS Cannes a porté une réserve auprès de la Fédération Française de Football. Elle estime que ses supporters ont subi une "injustice" en étant privés de ce match au sommet de N2 et bloqués à l'entrée de Nîmes. Antoine Gobin, son directeur général, s'explique. Il espère que les Crocodiles seront sanctionnés "d'une amende ou d'un retrait de points".
ICI Gard Lozère : Pourquoi avez-vous déposé une réserve ?
Antoine Gobin : Tout d'abord, ce n'est pas pour contester la victoire des Nîmois 3-0, qui est méritée, mais le fait que les conditions normales de la rencontre n'ont pas été réunies. Nous avions tout prévu pour que nos supporters se rendent à Nîmes avant l'arrêté d'interdiction de la préfecture du Gard, mais aussi après qu'il ait été cassé par le tribunal administratif.
Nos supporters étaient encadrés, ils étaient prêts, tous les éléments de sécurité étaient conformes. Une décision de la Fédération Française de Football a été prise dans la journée du samedi 25 pour que nos supporters soient dans le stade et elle n'a pas été appliquée, car le Nîmes olympique a décidé de ne pas appliquer cette loi. Du coup, nous avons déposé une réserve avant le match auprès de la FFF.
ICI Gard Lozère : Qu'aurait du faire le Nîmes Olympique selon vous ?
Le jeudi après-midi, quand l'arrêté préfectoral est tombé, j'ai appelé mon collègue directeur général du Nîmes Olympique pour lui dire qu'il y aurait recours et donc de ne pas commercialiser les places nous concernant. On a constaté que dès que l'arrêté était tombé, les places ont été mises en vente dans la foulée. Je lui ai dit de ne pas le faire car il y aurait recours le vendredi matin, c'est-à-dire à J-1.
Les deux clubs, les deux groupes de supporters, l'association nationale de supporters étaient au courant que le tribunal administratif allait se prononcer. Le vendredi soir à 19h30 quand l'arrêté est tombé, j'ai eu une conversation avec Monsieur Laurent Tourreau du Nîmes Olympique, et je lui ai dit que comme on lui avait dit plusieurs jours auparavant, on allait se déplacer avec quatre bus encadrés par dix agents de sécurité, on a même augmenté à quatorze agents de sécurité. Pour vous dire, c'est l'équivalent d'un club de Ligue 1 qui se déplace.
ICI Gard Lozère : Que vous ont répondu les dirigeants nîmois ?
Ils nous ont dit, et ils ont même annoncé sur leurs réseaux sociaux et dans la presse, que le match était à guichets fermés et que le stade était complet. Donc, ils n'avaient aucun moyen de remplir le parcage avec des supporters cannois. Malheureusement, on a constaté et on a des preuves que des places ont été vendues le jour du match, et même jusqu'à une heure avant le coup d'envoi. Donc, le stade n'était visiblement pas complet.
Nous aussi, on a une billetterie en ligne, et on sait très bien comment gérer les remboursements quand il faut rembourser des places. Je crois que le Nîmes Olympique avait pleinement le temps, d'un point de vue opérationnel, de contacter les quelques centaines de personnes qui avaient acheté leur place entre jeudi après-midi et vendredi après-midi, pour leur annoncer ou bien qu'elles étaient rebasculées sur une autre tribune ou qu'elles étaient remboursées.
ICI Gard Lozère : Estimez-vous qu'ils ont agi délibérement ?
Ils étaient au courant qu'ils étaient obligés d'accueillir nos supporters, qu'ils étaient obligés de travailler avec nous en étroite collaboration par rapport à la venue de nos supporters, et ils ont choisi de ne plus répondre à mes mails, de ne plus répondre à mes appels téléphoniques, de ne plus répondre à mes messages par texto, quatre heures avant le match.
ICI Gard Lozère : Qu'espérez-vous comme sanction ?
Cela pourrait aller d'une simple sanction financière à un retrait de points ou victoire 3-0 sur tapis vert. On cherche très clairement à confirmer qu'on a tout mis en place de notre côté. Je ne sais pas quel sera le jugement, parce que c'est une situation inédite, mais ce dont j'ai peur c'est que si la sanction est trop minime, c'est-à-dire financière ou un huis clos sur une saison prochaine, beaucoup de clubs se tournent dans l'avenir vers ce jugement pour refuser l'accès à des supporters adverses, malgré le fait que la FFF les oblige