Dans le choc au sommet de la poule C de National 2, pour le compte de la 25e journée, Nîmes Olympique s’est incliné face au promu francilien, au bout d’un scénario cruellement identique à celui de la défaite contre Rumilly…
Il flottait un parfum de grand match, ce samedi soir aux Antonins. Kop, ferveur, tifos, 7392 spectateurs, tout y était. À grand match, grande victoire ? On y a cru pendant un moment, mais non… Car le cruel scénario de Rumilly (1-0, 1-2) s'est répété, et Nîmes a cédé : le match, et son fauteuil de leader.
Cela n’aurait pas pu mieux commencer, pourtant, avec le but le plus rapide inscrit par les Crocos cette saison : 2 minutes et 55 secondes au chronomètre quand Benhamza déposait le premier corner du match sur la tête de Loubacky, pour l’ouverture du score (1-0, 3e).
Deuxième passe décisive pour Benhamza, deuxième but pour Loubacky
Sur le coup, le gardien francilien Regulus était parti à la pêche, ou aux Oursinades du Grau-du-Roi. Benhamza signait sa deuxième passe décisive, Loubacky son deuxième but, après celui contre Goal FC il y a deux semaines.
C’était bien parti, et cela permettait de desserrer le bloc de Saint-Maur, qui s’était organisé au coup d’envoi avec deux lignes défensives de 4, avec le grand Seck entre les deux au milieu, et le seul Keita esseulé devant.
Face à un promu saint-maurien sans solution et sans idée, les Gardois se procuraient une paire de balles de break, mais n’en profitaient pas : un but de Bennour refusé logiquement pour une faute préalable sur le gardien Regulus (19e), Sylla, lancé par Bennour, qui perdait son face-à-face avec le portier visiteur et oubliait Benhamza et Touré démarqués (25e), entre autres opportunités. Ils allaient le regretter… De l’autre côté du terrain, Salamone faisait très bien le peu qu’il avait à faire (24e, 40e).
La feuille de match
Nîmes Olympique 1 – Saint-Maur Lusitanos 2
Stade des Antonins. Temps doux, pelouse bonne.
Mi-temps : 1-0.
Arbitre : Willy Bertolotti. Spectateurs : 7 392 (nouveau record).
But pour Nîmes : Loubacky (3e).
Buts pour Saint-Maur : Sambou (77e), Keita (90e + 1)
Avertissements à Nîmes : Coulibaly (56e), Touré (90e + 5)
Avertissements à Saint-Maur : Baku (30e), Elodon (89e).
NÎMES : Salamone – Loubacky, Dramé, Célestin, Diallo – Benhamza (Kubota 81e), Pires (cap), Coulibaly – Bennour (Orinel 62e), Sylla (Depres 62e), Touré.
SAINT-MAUR : Regulus – Koné, Diarra, Diedhiou (cap), Dexet (Elodon 66e) – Seck – Nsombi (Meftah 54e), Soares Pereira (Doremus 81e), Baku (Millet 46e), Tadé (Sambou 66e) – Keita.
À la mi-temps, le seul regret et le seul problème étaient que NO n’avait qu’un but d’avance. Le coup-franc direct de Meftah, sur lequel Salamone s’envolait pour détourner (66e) était là pour rappeler que les Crocodiles n’étaient pas à l’abri. En attaque, il y avait pourtant pas mal de situations à exploiter, mais ça manquait quelque peu d’altruisme (60e, Touré, finalement titulaire mais semblant diminué, la jouait solo).
Nîmes perd tout en un quart d’heure, le dernier
Et ce qui devait arriver arriva : comme contre Rumilly, lors de leur dernier revers, le 24 janvier, les Crocos se sont mis à reculer, à faire des fautes, à ne plus proposer grand-chose, et ils se sont exposés. Et Saint-Maur a égalisé au nombre de corners (2-2) et au tableau d’affichage, sur le deuxième coup de pied de coin francilien tiré par Meftah, prolongé au premier poteau et conclu au second par Sambou (1-1, 77e).
Comme à Rousset, Orinel et Depres, meilleur passeur et meilleur buteur du club, étaient entrés pour faire pencher la balance. Elle a malheureusement basculé du mauvais côté, par l’avant-centre Keita, qui avait attendu son heure toute la rencontre. Elle est arrivée dans la première minute du temps additionnel, sur une nouvelle phase arrêtée, une touche : esseulé à l’entrée de la surface, l’attaquant a trompé Salamone et offert le succès aux siens, qui n’en demandaient pas tant (1-2, 90e + 1).
Les Crocos n’arrivent pas à battre leurs rivaux directs
Après 7 victoires et un nul, c’est une fin de série brutale, en moins d’un quart d’heure, le dernier. Cannes a gagné, Nîmes est 3e, mais rien n’est fini. Il faudra s’imposer contre les Azuréens samedi 25 avril aux Antonins. Le souci, c’est que les Crocodiles n’arrivent pas à battre leurs rivaux directs…
Nouveau rebondissement dans la course au titre, Nîmes Olympique a fait appel lors du match perdu contre St-Maur au sujet de la titularisation de Sambou, l'auteur du but égalisateur..
Voilà ce que disent les règlements généraux de la FFF : "Une évocation (qui est une sorte de réclamation, NDLR) reste toujours possible, par la commission compétente, avant l’homologation du résultat d’une rencontre, jusqu’à trente jours après son déroulement […]. Si l’évocation aboutit, la sanction est le match perdu par pénalité et le club adverse bénéficie des points correspondant au gain du match. Le club appelant gagne le match sur le score de 3-0 au minimum et 3 points. Le club adverse perd la rencontre par pénalité 0-3 au minimum et – 1 point […]. À ces sanctions peuvent s’ajouter des suspensions à l’encontre du ou des fautifs, ainsi que des sanctions sportives et / ou financières à l’encontre du club incriminé".
Thierry Cenatiempo nous a en tout cas confirmé la procédure engagée par son club : "Oui, on a fait une demande d’évocation pour un problème de qualification du joueur. Saint-Priest également. "
Mais Saint-Maur semble sûr de son fait : Sambou a été à nouveau aligné ce samedi 9 mai contre Hyères (1-1).
Le club attend la décision de la F.F.F.
Midi Libre le 10 05 2026
La réaction cinglante de Lusitanos St-Maur :
Saint-Maur a choisi de sortir du silence !
Visé par deux demandes d’évocation, dont une déposée par le Nîmes Olympique après la défaite des Crocos aux Antonins (1-2), le club francilien défend la régularité de la licence de Malick Sambou et renvoie ses adversaires à leurs limites du terrain.
Côté nîmois, Thierry Cenatiempo assume totalement la démarche : défendre les intérêts du club, sans renier l’essentiel. Car pour les Crocos, la vérité doit d’abord se faire sur la pelouse. Et samedi, à Limonest, Nîmes Olympique jouera son destin avec cette idée simple : tout donner, tout prendre, et ne rien regretter
C'est Gérard Lanthier, ayant évolué sous le maillot rouge lors de la saison 1986/1987, qui aura la chance de donner le coup d'envoi en compagnie des représentants de Veolia, partenaire du club.