Un contrat de joueur pour le directeur sportif de Nîmes Olympique, sa rémunération fait débat : révélations et explications 

Article rédigé par ERIC DELANZY 

L’intersaison de Nîmes Olympique est agitée par l’éviction de l’entraîneur Mickaël Gas et la volonté de la direction de réformer l’Association, en charge des jeunes. La démission du président Yannick Liron et le directeur sportif Anthony Dupré sont au cœur des débats. Le point.

"J’appelle à l’apaisement et à un retour au calme. Soyons lucides, et regardons le travail effectué depuis dix mois, sportif et non sportif. Je suis conscient que le changement de staff a mis le feu aux poudres. Encore une fois, je l’assume totalement. Ça s’est enflammé ensuite à l’Association, car il est clair que nous voulons réformer le club. Il est clair aussi que nous n’avons pas à imposer nos choix à la direction de l’Association. Mais moi, en tant que président de la société Nîmes Olympique, j’ai un projet sportif qui doit forcément associer Société et Association. Et il y a des choses à changer."

Helder Esteves, coach de Saint-Maur, en pole position pour succéder à Mickaël Gas

Le président Thierry Cenatiempo a vécu des derniers jours éprouvants. Mais il maintient le cap, entre choix d’un nouvel entraîneur pour l’équipe première (selon nos informations, ce devrait être Helder Esteves, le coach de Saint-Maur, qui est le grand favori) et d’un nouveau responsable de la formation (selon nos sources, l’ancien Croco et actuel Beaucairois Johnny Ecker tient la corde).

On reviendra sur les potentielles recrues, staff ou joueurs. Revenons d’abord sur celui qui est dans l’œil du cyclone nîmois, Anthony Dupré. Jeudi soir 21 mai, le comité directeur de l’Association a dénoncé le contrat de prestation de services du directeur sportif (DS), l’a résilié et a provoqué la démission du président Yannick Liron, qui dirigeait l’Asso depuis fin 2017.

Le directeur sportif avait un contrat de… joueur

Puisque l’heure est au déballage dans ce club, puisque notre volonté est celle de la transparence, voici les informations relatives au (x) contrat(s) de M. Dupré. Dont un contrat de… joueur ! On n’invente rien, et le président Thierry Cenatiempo les confirme, car "c’est un feu que j’aimerais éteindre", précise le patron de NO.

Révélations et explications de M. Cenatiempo : "Cette saison, Anthony Dupré a un contrat d’honoraires de 70 000 euros hors taxes, 35 000 € payés par la Société et 35 000 € par l’Association (extraits de sa fiche de poste pour son travail auprès de l’Association : accompagnement stratégique et sportif, conseil en recrutement, suivi et analyse des performances…, NDLR). "Ce qui fait pour lui, après cotisations à sa charge déduites, 3 200 € net par mois. Avec le boulot qu’il a abattu depuis un an, vous trouvez que c’est beaucoup ? Et il n’a pas de primes de match".

"Sur les six derniers mois, son loyer a également été pris en charge, à ma demande, car je souhaitais qu’il reste à Nîmes pour être le plus proche possible de l’équipe et du club. Et il était en colocation avec l’entraîneur de la réserve, Matthieu Chemin, qui venait d’arriver. Cette location va continuer à servir pour héberger ponctuellement des recrues, coaches ou joueurs."

Pénurie de gardiens et règlement imposant un CDI en réserve

Et il y a aussi ce fameux contrat de joueur… original pour un directeur sportif. Thierry Cenatiempo se justifie : "En fin d’année, on a décidé de changer d’entraîneur pour la réserve et de prendre Matthieu Chemin. Or, le règlement impose de faire signer un CDI au coach… sauf s’il y a un contrat fédéral dans l’effectif (de l’équipe réserve, donc). Nous n’en avions pas. Et on ne désirait pas engager Matthieu Chemin en CDI, même si c’est l’ami de M. Dupré."

Le président Thierry Cenatiempo : "Cela a coûté zéro euro au club"

"Il a donc été décidé de faire un contrat fédéral de joueur à Anthony, pour deux raisons : éviter un CDI pour des raisons financières, et avoir un gardien de plus si besoin, à un moment où c’était l’hécatombe à ce poste (le n°1 Salamone et le n°3 Colombani blessés, NDLR). Anthony Dupré, qui n’a que 31 ans, a quand même été formé au PSG et a fait partie d’un effectif Ligue 2 (une titularisation avec Valenciennes en 2015, NDLR). On a fait ce contrat à une seule condition : que cela coûte zéro euro au club. Ce qui a été le cas, car les 9 000 € qu’il a perçus dans le cadre de ce contrat ont été déduits des 35 000 d’honoraires."

Tout est dit, et tout est mis à plat. Vivement le retour au terrain. Et aux victoires.   27 05 2026

Nîmes Olympique : Thierry Cenatiempo répond aux mécènes démissionnaires et défend la gestion financière du club

Conférence de presse de Thierry Cenatiempo, président du Nîmes olympique © Radio France - Tony Selliez - Joséphine Ortuno

Après l’annonce du retrait de trois mécènes du financement du Nîmes Olympique, Thierry Cenatiempo prend la parole ce samedi 23 mai. Le président des Crocos défend sa communication, mais aussi le fonctionnement financier du club, notamment autour du mécénat.

Au lendemain des déclarations de trois mécènes du Nîmes Olympique , Thierry Cenatiempo, le président des Crocos, défend sa position ce samedi 23 mai. Quand ces mécènes ont annoncé ne pas renouveler leur enveloppe pour le club, ils ont dénoncé "un manque de communication" de la part du président, notamment autour du départ de Mickaël Gas , désormais ancien entraîneur des Nîmois. Face à cette fronde, Thierry Cenatiempo conteste l’idée d’un défaut de dialogue avec les mécènes.

Le président du Nîmes Olympique estime que les rôles de chacun ont été confondus : "on mélange actionnariat, sponsoring, partenariat, mécénat”, affirme-t-il. Le dirigeant rappelle également le cadre légal entourant le mécénat sportif. "Si vous êtes mécènes et que vous attendez des pouvoirs sur la prise de décision, l’administration fiscale va vous réclamer l’avantage fiscal que vous avez perçu”, explique-t-il. Avant d’insister : “La règle du mécénat, c’est de n’obtenir aucune contrepartie.”

Malgré les tensions, Thierry Cenatiempo assure vouloir renouer avec les mécènes qui ont décidé de se retirer "pour le bien du club”, dans un contexte où le Nîmes Olympique cherche toujours de la stabilité, aussi bien sur le plan sportif que financier.

La défense de la gestion financière

Sur le plan financier, Thierry Cenatiempo souhaite également rassurer. Il explique que la SAS du Nîmes Olympique, en tant que société privée, ne peut pas directement percevoir l’argent des mécènes. “C’est interdit par la loi”, affirme-t-il.

L’argent transite donc par l’association du club, autorisée à recevoir du mécénat. Une fois les fonds perçus, et après validation de l’expert-comptable ainsi que de la DNCG, les sommes peuvent être réinjectées dans la société privée. Thierry Cenatiempo précise que ce mécanisme passe notamment par l’achat de billets par l’association.

“Pour chaque match, l’association a acheté plus de 1 000 places qui permettent aux petits Nîmois issus des quartiers défavorisés de venir au stade”, explique le président. Au total, 325 000 euros auraient été consacrés cette saison à cette opération.

Le président du Nîmes Olympique assure enfin que ce fonctionnement est parfaitement légal : “On fait tout ce que font tous les clubs, c’est fait en toute légalité.”

ICI Gard Lozère - 23 05 2026

National 2 / Crise interne chez les Crocos. Président depuis fin 2017 de l’Association Nîmes Olympique, entité qui gère les équipes de jeunes, Yannick Liron s’est longuement confié à Midi Libre pour expliquer les raisons de sa démission.

Été 2025. Après le retrait brutal de Rani Assaf, Yannick Liron devient l’un des sauveurs du club, fédérant les acteurs locaux et montant à Paris pour défendre “son” Nîmes Olympique, où il a été formé comme joueur et comme homme.

Printemps 2026. Le voilà au cœur d’une nouvelle crise au sein de l’institution croco, en raison de désaccords et d’incompréhensions entre la société (SAS) de Thierry Cenatiempo qui a repris NO et gère l’équipe première ; et l’Association, en charge des catégories de jeunes. À tel point que M.Liron, 52 ans, a démissionné jeudi soir, à l’issue d’un comité directeur houleux…

Pourquoi avez-vous démissionné jeudi, alors que vous en avez vu d’autres depuis que vous avez pris la présidence de l’Association Nîmes Olympique, il y a huit ans et demi ?

À cause de l’attitude de mon comité directeur, qui n’avait plus confiance en moi, alors que j’ai toujours œuvré pour le dialogue. J’ai pris un gros coup. Je suis épuisé. Ces dernières semaines, j’ai été lynché. Alors qu’il y a un an, j’ai remis tout le monde autour de la table, on est allé à Paris deux fois pour finir par sauver le club, j’ai été le garant de nos engagements auprès de la DNCG.

Si le club a pu repartir, c’est parce que l’Association était saine financièrement. Je n’ai jamais demandé 1 euro à Rani Assaf pour combler un déficit. Et là, quand je vois tout ce déballage… Dans mon comité directeur, il y a beaucoup d’inspecteurs des travaux finis (sic).

Votre comité directeur vous reproche de ne pas avoir voulu résilier le contrat du directeur sportif Anthony Dupré, que l’Association rémunère pour plus de 50 000 € (en plus de ses activités pour la Société Nîmes Olympique Ensemble, NDLR)…

Je n’ai pas signé car mon comité directeur a agi à mon insu, en prenant rendez-vous avec la Ville sans m’en avertir et en définissant un ordre du jour sans m’en référer. Mais ce contrat, on y aurait mis fin de toute façon. Il faisait partie d’un budget commun Asso-Société, que nous avait demandé la DNCG et que j’ai refait en toute légitimité (il est expert-comptable, NDLR) et en toute légalité. Comme les 300 000 € d’achat de places à la Société pour faire venir des jeunes, qui était un moyen légal.

"On devrait être content qu’un directeur sportif s’intéresse à la formation, non ?"

Concernant Anthony Dupré, on devrait être content qu’un directeur sportif s’intéresse à la formation, non ? Et je peux vous dire qu’au-delà de ses missions avec l’équipe première, il a travaillé, et beaucoup, avec nous.

Avec Thierry Cenatiempo, ils voulaient changer des choses à la formation. Ils ont une autre vision (ils voulaient notamment embaucher Johnny Ecker, ex Croco, formateur à Beaucaire, NDLR). On m’accuse d’être avec eux. Mais moi, je ne suis ni pro-Cenatiempo, ni pro-Dupré : je suis pro-Nîmes Olympique !

Certaines décisions de la direction ont pu heurter, que ce soit sur le fond ou la forme, comme l’éviction de Mickaël Gas, lundi…

Pour “Micka”, je suis attristé, le premier déçu, après de tels résultats, qu’il ne soit pas reconduit. J’ai mon avis, mais, et je vous l’avais déjà dit du temps d’Assaf, je considère que le patron qui paye commande. Je ne suis pas dans le vestiaire. Mais ma démission n’a pas de lien avec son éviction. Il ne faut pas tout mélanger.

Pour le reste, au début, tout allait bien dans le meilleur des mondes, on faisait des grillades tous ensemble. Les membres de l’Association ont eu un sentiment d’ingérence, ce qui a provoqué une fronde.

MM. Cenatiempo et Dupré bousculent les lignes, peut-être parfois avec maladresse. Je peux comprendre que les méthodes d’Anthony Dupré peuvent choquer. On a échangé, je le lui ai dit. Mais la compétence, elle y est. Il faut qu’il garde ce côté décisionnaire, mais en mettant d’autres formes.

Que va-t-il se passer maintenant, après votre démission ?

J’espère qu’elle va servir à apaiser les choses, qu’un dialogue va être ouvert. Ce n’est pas plus mal, au final, que tout soit sorti.

Et je vais vous dire : il n’y a pas forcément beaucoup de Nîmois dans l’équipe, mais cette saison, j’ai vu des recrues qui respectaient les valeurs du club, qui ont su se fondre dans notre ADN. Cela montre que des joueurs de l’extérieur peuvent réussir ici. Je l’avais senti dès notre premier match amical à Agde, fin juillet 2025, quand, étant originaire de là-bas, j’avais réservé une plage privée où l’on s’était retrouvé pour manger.

Finances : un budget (légèrement) dépassé

M. Liron nous a confirmé que le budget de l’Asso (2,1M€, dont 1,2 M€ de subvention exceptionnelle de la Ville pour la location de la Bastide et des Antonins) a été dépassé, "mais on avait 40 000 € de fonds propres, donc ça comblera", précise-t-il. Avec les 1,3M€ de la Société, le budget de NO était de 3,4 M€ pour cette saison écoulée.  23 05 2026

INFO ICI Gard Lozère - Nîmes Olympique : une partie des mécènes se retire après le départ de Mickaël Gas

Le départ de Mickaël Gas du Nîmes Olympique continue de provoquer des secousses en interne. Au moins trois mécènes annoncent ce vendredi 22 mai, à ICI Gard Lozère, qu'ils vont se retirer du projet porté par Thierry Cenatiempo, dénonçant un manque de concertation.

Le climat continue de se tendre autour du Nîmes Olympique. Quelques jours après l’annonce du départ de Mickaël Gas , plusieurs soutiens financiers décident ce vendredi 22 mai de prendre leurs distances. Selon les informations d'ICI Gard Lozère, au moins trois mécènes se retirent du Nîmes Olympique. Parmi eux, Emiliano Marcos, patron de la société de nettoyage Océan, Stéphanie Sagnard, promotrice immobilière basée à Nîmes, mais aussi Philippe Gas, père de l’ancien entraîneur du club.

Ce dernier avait participé au soutien financier du NO à hauteur de 20 000 euros de mécénat et 7 000 euros de partenariat. Comme d’autres soutiens du club, il critique aujourd’hui le fonctionnement de la gouvernance mise en place par Thierry Cenatiempo : "Cenatiempo nous a fait croire à une gouvernance participative alors qu’en fait ça ne ressemble pas du tout à ça", dénonce-t-il.

Un manque de communication

Au total, les différents financeurs engagés autour du projet avaient injecté environ 600 000 euros pour soutenir le Nîmes Olympique. Dans cette enveloppe, Stéphanie Sagnard avait contribué à hauteur d’un peu moins de 100 000 euros. La cheffe d’entreprise explique aujourd’hui son retrait par un manque de communication entre la présidence du club et les actionnaires.

"On s’est tous lancés ensemble, je voulais que l’on travaille ensemble, cela n’a pas été fait", déclare-t-elle. La cheffe d'entreprise affirme également ne pas avoir été informée en amont du départ de Mickaël Gas, contrairement à ce qu’aurait laissé entendre le président du club. "Thierry Cenatiempo dit qu’on a tous été mis au courant mais c’est faux, personne ne savait pour Mickaël Gas", assure-t-elle.

Elle dénonce enfin une rupture totale de communication avec la direction du Nîmes Olympique. "Cela fait une semaine que je n’ai aucune nouvelle du président", regrette-t-elle.  22 05 2026

National 2. C’est officiellement la crise, encore, au sein de Nîmes Olympique : le président de l’Association, qui gère les catégories de jeunes, a jeté l’éponge ce jeudi soir… Tensions et divisions suite à l’éviction de l’entraîneur Mickaël Gas.

Ça y est, c’est officiellement la crise. Encore. "La profonde incompréhension", d’abord, de l’Amicale des anciens joueurs de Nîmes Olympique. "Un certain étonnement" pour le collectif Sauvons NO. "Une éviction injustifiable et contraire aux valeurs que nous pensions voir renaître" selon les “chefs d’entreprise de la première heure”.

Depuis lundi et le limogeage de Mickaël Gas et de son staff, qui ont fini 2es de N2 à un point du promu Cannes, "avec une équipe reconstruite dans l’urgence qui a su redonner une âme, une identité et de la fierté au peuple nîmois", les communiqués de soutien se succèdent.

L’ultimatum d’entrepreneurs et la menace d’un retrait

Convaincue que NO aurait plus de chances de monter la saison prochaine avec plus d’expérience et de vécu du haut niveau sur le banc, la direction du club et de la société (SAS) qui gère l’équipe première, incarnée par le duo Thierry Cenatiempo (président) – Anthony Dupré (vice-président) a pris une décision "juridiquement valable et légale, mais pas juste".

Paroles des entrepreneurs qui avaient permis de sauver le club l’été dernier en devenant mécènes, partenaires ou actionnaires. Et qui, aujourd’hui, posent un ultimatum : "Sans réaction claire et apaisante de la présidence dans les prochaines 48 heures, nous nous désolidariserons de cette gouvernance et retirerons immédiatement toute forme de soutien : partenariat, mécénat, engagement capitalistique…"

Le communiqué intégral des chefs d’entreprise

Depuis le début de la semaine, une immense vague d’incompréhension et de colère traverse le peuple nîmois après la décision prise par la direction du Nîmes Olympique d’écarter son staff sportif, et en particulier son entraîneur nîmois, malgré des résultats que personne ne peut honnêtement contester.

Deuxième de la poule C de National 2 alors que le maintien constituait l’objectif initial, le staff avait su redonner au club de la stabilité, de la crédibilité et surtout une âme. Match après match, un lien fort s’était recréé entre l’équipe, les supporters, les partenaires et toute une ville qui retrouvait enfin le sourire.

Aujourd’hui, cette décision assumée par le Président Cenatiempo est peut-être juridiquement valable. Mais qu’une décision soit légale ne signifie pas qu’elle soit juste.

Et c’est précisément ce que dénoncent les supporters, anciens joueurs, partenaires, actionnaires et acteurs économiques engagés dans la sauvegarde du club que nous représentons : cette éviction est injustifiable et profondément contraire aux valeurs que nous pensions voir renaître au Nîmes Olympique.

Car chacun comprend qu’il ne s’agit pas uniquement d’un choix sportif. Beaucoup y voient l’influence d’une direction sportive qui ne supportait plus qu’un entraîneur nîmois, attaché à son territoire, indépendant dans ses choix et apprécié de tous, puisse obtenir des résultats tout en incarnant l’identité du club.

Lorsque les partenaires et associés se sont engagés pour sauver le Nîmes Olympique, une promesse avait été faite : construire ENSEMBLE. Pour nous, ce mot signifiait écoute, concertation et respect des forces vives du territoire : partenaires, actionnaires, association de supporters, supporter, anciens joueurs et institutions locales. Aujourd’hui, force est de constater que cette promesse s’efface derrière une gouvernance solitaire, verticale et fermée.

Puisque nos alertes et nos demandes de dialogue restent sans réponse, nous faisons désormais le choix de nous exprimer publiquement. Non par volonté de conflit, mais parce qu’il devient impossible de rester silencieux lorsque l’identité, les valeurs et l’équilibre même du club sont menacés.

Nous refusons catégoriquement de revivre les erreurs du passé : un fonctionnement basé sur les décisions imposées, l’autorité sans partage et l’effacement progressif de l’identité nîmoise du club. Le Nîmes Olympique appartient avant tout à son peuple.

C’est pourquoi sans réaction claire et apaisante de la présidence dans les prochaines 48 heures, nous considérerons que ni les partenaires, ni les associés, ni le peuple nîmois que nous représentons ne sont entendus.

Dans ces conditions, nous nous désolidariserons publiquement de cette gouvernance et retirerons immédiatement toute forme de soutien : partenariat, mécénat, participation financière ou engagement capitalistique.

Le peuple nîmois ne demande ni des promesses irréalistes, ni une montée imposée à marche forcée. Il demande simplement du respect. Le respect de ses valeurs, de son identité, de ses enfants formés au club.

Nous voulons continuer à voir des familles heureuses dans les tribunes, vibrer ensemble avant, pendant et après les matchs, et reconstruire durablement ce club avec sincérité, patience et passion.

Parce que l’avenir du Nîmes Olympique ne se construira jamais contre son peuple. Il se construira avec lui.

Les chefs d’entreprise de la première heure…

 

Anthony Dupré, le contrat du directeur sportif dénoncé

À 15 jours – 3 semaines du passage devant la DNCG, cela ferait désordre. Le film Nîmes Olympique continue. L’empire croco contre-attaque. Avec un nouvel épisode en prime time ce jeudi soir : selon nos informations, l’Association, qui a la charge des catégories de jeunes, a réuni son comité directeur.

Et, coup de théâtre, son président depuis fin 2017, Yannick Liron, a démissionné en début de réunion ! La raison ? Les autres membres (ils sont 5) entendaient dénoncer le contrat de prestation de services d’Anthony Dupré.

C’est-à-dire ne pas le renouveler pour la saison prochaine. Pour des raisons de restriction budgétaire, et parce que l’argent dévolu à l’Association, notamment l’argent public, doit servir à la formation des jeunes et pas à la rémunération d’un directeur sportif.

Les 5 élus ont donc mis fin à ce contrat, d’un montant de 50 000 € environ, prise en charge du loyer de M. Dupré compris, selon nos sources. Et mis fin à la présidence Liron. Le trésorier actuel, Loïc Aparicio, est pressenti pour lui succéder, mardi en conseil d’administration. C’est l’implosion.

21/05/2026

21/05/2026
21/05/2026
21/05/2026
21/05/2026
21/05/226
21/05/226

Nîmes Olympique : la direction assume un choix fort, de nombreuses questions restent ouvertes

Au lendemain de la décision de mettre fin à la mission de Mickaël Gas à la tête de l’équipe première, la direction du Nîmes Olympique s’est exprimée ce lundi soir depuis le stade des Antonins, par la voix de son président Thierry Cenatiempo.

« C’est une décision réfléchie, entamée au mois de mars », a indiqué le président nîmois. « Je n’ai rien à leur reprocher, juste à les féliciter et chaleureusement les remercier. L’objectif de la saison prochaine est la montée, et en cas de Ligue 3, ce serait d’être en haut de classement. J’avais besoin d’expérience, de vécu, avec une connaissance des montées et de l’exigence du très haut niveau. J’ai commandé un staff avec une expérience Ligue 2/National, avec une importance donnée à la relation humaine. On a commencé les contacts hier en début d’après-midi. Nîmes est beaucoup plus attractif qu’il y a un an. »

Sous contrat encore une saison, le jeune entraîneur de 33 ans aurait reçu une proposition du club pour une autre fonction, notamment dans le secteur de la formation. Dans le même temps, plusieurs mouvements ont été annoncés dans l’encadrement : le préparateur physique Antonin Deniaud a été prolongé, Morgan Puel s’est vu proposer une reconversion, tandis que l’entraîneur des gardiens Jérémy Struffaldi ne sera pas conservé.

Communiqué des Anciens du Nîmes Olympique :

Voici le communiqué de l'Amicale envoyé à la presse :

L ’Amicale des anciens joueurs du Nîmes Olympique et ses sympathisants tiennent à faire part de leur profonde incompréhension après la mise à l’écart de Mickaël Gas et de son staff de l’équipe première.

Cette décision intervient alors que le club vient de boucler une saison remarquable, conclue à la deuxième place du championnat de N2, à un point seulement de l’accession, avec une équipe reconstruite dans l’urgence, qui a su redonner une âme, une identité et de la fierté au peuple nîmois.

En tant que président des Educateurs de Football, je tiens à saluer le travail accompli par Mickaël Gas et son staff, leur engagement, leur sérieux et leur fidélité au club. Ils ont remis au premier plan des valeurs essentielles : le travail, l’humilité, la cohésion et l’attachement au maillot.

Patrick Champ et le bureau      21/05/2026

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16/03/2025

Stanislas Golinski
Stanislas Golinski
Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes
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