On a frolé le record mais les évènements ont été contraire.
5 527 spectateurs, c’est l’affluence officielle de la rencontre jouée samedi au stade des Antonins entre Nîmes Olympique et Toulon. C’est sans compter les incidents qui ont eu lieu avant la rencontre aux abords du stade. La préfecture du Gard, qui avait pris des mesures d’encadrement des supporters varois, a reconduit les fans toulonnais jusqu’à l’autoroute pour qu’ils retournent chez eux sans avoir pénétré dans le stade. Nîmes Olympique a alors annulé leurs billets, qui ne sont pas comptabilisés dans l’affluence officielle. Sans ces incidents, elle serait de 5 597 et le record serait battu.
Samedi 14 février, dans un stade des Antonins qui a fini en transe, les Crocos sont revenus un peu de nulle part, affichant une grosse force de caractère pour dominer (3-2) des Toulonnais qui pourront longtemps s’en vouloir.
On joue la 95e minute de ce Nîmes – Toulon et le gardien croco Salamone, sur un corner toulonnais, s’impose avec autorité dans sa surface. Sur cette action, l’arbitre de la rencontre siffle la fin d’une rencontre qui se termine dans la confusion et les échauffourés mais, surtout, par une victoire de NO (3-2).
Menés au score, les Crocos n’ont pas eu le temps de cogiter
Pourtant, à dix minutes de la fin, ce match semblait sur le point d’échapper aux Crocos, menés sur une tête du défenseur du Sporting Vinci qui coupait la trajectoire sur un corner et devançait Salamone, un peu court sur le coup (1-2, 78e).
Dans la semaine, le coach nîmois Mickaël Gas louait la force de caractère de son équipe. Samedi, ses joueurs ne l’ont pas fait mentir. Même dans les cordes et deux fois derrière au score, les partenaires de Pablo Martinez auront donc réussi à s’en sortir.
À la pause, pourtant, pas plus un vent favorable que l’appui inconditionnel du kop de la tribune Sud n’avaient suffi aux Nîmois pour faire plier un relégable toulonnais que l’on ne sentait pas dans la confiance de sa vie mais qui, sur les dix premières minutes, avait obtenu trois corners, sans succès.
C’est même Martinez qui était à deux doigts d’ouvrir le score pour les Gardois, sa frappe coup de pied du gauche passant de peu à côté de la cage du portier varois Dilo (7e).
Mickaël Gas, coaching gagnant
Ce score nul (et vierge) ne faisait en rien les affaires des Nîmois dans la lutte pour le top 5 au classement. Pire pour NO ; c’est Toulon qui allait prendre les devants par l’intermédiaire de Belkhechine, s’arrachant du marquage de Dramé sur un corner pour loger le ballon sous la barre de Salamone (0-1, 51e).
Tout juste le temps pour les Toulonnais de savourer que les fameuses ''cinq minutes de concentration'' après un but sont revenues au goût du jour. Le nouvel entrant, côté croco, Kubota, qui avait remplacé Caoki (41e) touché au genou, se défaisait du marquage de son défenseur pour centrer de la droite sur la tête de Touré, égalisant (1-1, 56e).
Et Orinel, sur penalty, délivra tout un stade…
Alors qu’il restait trente minutes de jeu, on se doutait qu’il pouvait encore se passer pas mal de choses. Après une accalmie d’un bon quart-d’heure, Nîmes poussait mais pas plus Bennour, dont le coup-franc du gauche filait juste à côté (76e) que Martinez, voyant sa reprise s’envoler au-dessus (82e), ne permettaient aux siens de prendre les devants.
Puis, donc, arriva ce money time. Irrespirable et au suspense insoutenable. Toulon se voyait repris au score par des Nîmois déchaînés, Doucouré centrant de la droite pour Bennour qui sautait plus haut que… personne, oublié au marquage et ajustant une tête (2-2, 86e).
Et alors que l’on semblait se diriger vers un partage des points, les Crocos ne l’entendaient pas de cette oreille. Kubota, encore lui, provoquait un penalty, tiré par le maillot par le défenseur varois Soilihi. Sentence irrévocable transformée par Orinel dans un stade des Antonins en liesse (3-2, 90e + 1). Ouf !
A l’occasion de la venue de Toulon (club dans lequel Dominguez a joué deux saisons avant de venir dans le Gard), Nîmes Olympique lui rendra un hommage. C’est le fils de Jorge Dominguez qui donnera le coup d'envoi fictif de la rencontre.