Deux jours après une défaite à Istres et des déclarations laissant planer un doute sur l’entente au sein du staff, le président de Nîmes Olympique a tenu à rassurer lors d’une conférence de presse organisée ce lundi aux Antonins en présence de son entraîneur et de son directeur sportif.
Vous avez dit crise ? Quelle crise ? Deux jours après la défaite de Nîmes Olympique face à Istres (2-0), samedi, lors du dernier match de la phase aller du championnat de National 2, et après une sortie d’après-match de l’entraîneur Mickaël Gas laissant entrevoir un possible différend avec le directeur sportif Anthony Dupré, le club a choisi de reprendre la main sur sa communication.
Ce lundi, au stade des Antonins, le président Thierry Cenatiempo, arrivé à l’intersaison, a organisé une conférence de presse, entouré de l’entraîneur et du directeur sportif. Objectif affiché : désamorcer les tensions supposées et réaffirmer l’unité du staff.
Une déclaration qui a fait naître les interrogations
Samedi soir, après la quatrième défaite de la saison, Mickaël Gas avait déclaré : « Chacun aujourd’hui doit prendre ses responsabilités. » Une phrase interprétée comme une critique adressée au directeur sportif, à qui l’entraîneur reprocherait, selon plusieurs échos, d’empiéter sur certaines de ses prérogatives, notamment en matière de composition d’équipe.
Selon nos confrères de Midi Libre, la veille du match, vendredi, Mickaël Gas aurait évoqué devant ses joueurs la relation compliquée qu’il entretiendrait avec Anthony Dupré, alimentant un peu plus les rumeurs de tensions internes.
« Sans l’un et l’autre, Nîmes n’aurait ni cet effectif ni ces résultats »
Le président Thierry Cenatiempo a d’emblée tenu à rappeler le rôle central des deux hommes. « Sans l’un et l’autre, Nîmes Olympique n’aurait ni cet effectif ni ces résultats », a-t-il affirmé, avant de leur donner successivement la parole.
Mickaël Gas a tenu à éteindre toute polémique. « Il n’y a pas de tensions entre Antho et moi. Le plus important, c’est le club », a-t-il assuré. L’entraîneur reconnaît toutefois être « un jeune entraîneur », pouvant parfois commettre « quelques erreurs en termes de communication ».
« On tire tous dans le même sens. On a commencé une aventure ensemble, on est partis de loin, de très loin même, pour construire de belles choses », poursuit-il. Il concède que « des tensions peuvent exister dans tous les clubs », tout en soulignant « des axes d’amélioration » à travailler avec « un groupe qui vit plutôt bien », malgré un début d’année 2026 plus délicat, marqué par « un nul et une défaite » depuis la reprise. « On a un bon match à jouer samedi à la maison face à Rumilly », conclut-il.
Anthony Dupré : « Je n’ai jamais fait l’équipe »
Anthony Dupré a également souhaité clarifier sa position. « On vit une aventure emballante depuis six mois. On s’est expliqué avec Mickaël pour clore le débat très vite », indique le directeur sportif. « Je n’ai jamais remis en question la place de Mickaël à la tête du club. On fait partie d’un staff. Je n’ai jamais fait l’équipe. Je donne simplement mon avis sur ce que je vois lors des séances et j’assiste quasiment à toutes. »
Il rappelle par ailleurs l’objectif fixé en début de saison : « Être dans les six ou sept premiers à Noël. On y est. On est ambitieux, mais on ne veut pas brûler les ailes ni créer des problèmes là où il n’y en a pas. »
Une première partie de saison jugée encourageante
Thierry Cenatiempo a profité de cette conférence de presse pour dresser le bilan sportif de la phase aller. Nîmes Olympique termine à la quatrième place avec 25 points, soit deux de moins que Cannes, troisième, trois de moins que Rumilly, deuxième avec un match en retard, et à quatre de Saint-Maur, le leader.
Autant d’équipes que les Crocos recevront aux Antonins, où Nîmes se montre particulièrement performant, malgré un récent accroc à domicile face à Andrézieux (1-1). « N’oublions pas d’où on est partis. On a de quoi être contents, mais pas totalement satisfaits », résume le président.
Progression sportive et ajustements structurels
Pour la seconde partie de saison, Thierry Cenatiempo se garde bien de « parler de montée », mais fixe deux axes clairs : « progression et amélioration ». Des objectifs qui concernent aussi bien le terrain que le fonctionnement du club. À ce titre, il a annoncé que la vente à la Ville de Nîmes, par Rani Assaf, des installations de la Bastide ainsi que de la structure composant le stade des Antonins est en cours.
Le président a également évoqué la mise en place de « quelques modalités » destinées à optimiser la performance du groupe, notamment une attention accrue portée aux déplacements, avec des voyages effectués la veille lorsque les matches se dérouleront à plus de deux heures de route.
Enfin, parce que chaque détail peut compter, le staff va être renforcé avec l’arrivée de Fabien Bréard, préparateur mental. Si Nîmes Olympique ne parle pas de montée, elle reste quand même dans un coin de la tête.
Frédéric Prades - Le Réveil du Midi - 19 01 2026
À Nîmes Olympique, il y a comme un malaise…
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Entre l’entraîneur Michaël Gas et le directeur sportif Anthony Dupré, il y a des désaccords. Ça tangue en coulisses.
Y’a comme un malaise. Samedi soir, dans le couloir des vestiaires nîmois du stade Parsemain, à Fos-sur-Mer, une drôle d’atmosphère régnait, et elle n’était pas essentiellement due à la défaite 2-0 face à Istres.
Le président Thierry Cenatiempo et le directeur sportif Anthony Dupré étaient d’un côté, l’entraîneur Mickaël Gas, téléphone collé à l’oreille, de l’autre. On était très loin du slogan “Nîmes Olympique ensemble”.
"Personne ne parlera, ni les joueurs ni le coach", annonçait Anthony Dupré à la presse. Le coach, comme il l’avait promis avant de s’isoler, a pourtant bien parlé. Loin des oreilles du duo Cenatiempo-Dupré. Il n’a presque pas évoqué le match. Il a surtout été question du pourquoi de cette fameuse atmosphère et s’il n’a pas voulu "entrer dans les détails", Mickaël Gas a quand même beaucoup dit et fait passer le(s) message(s).
La tirade de Mickaël Gas
"J’ai ressenti un groupe distrait. Tout n’était pas au rendez-vous pour faire un bon match, a déroulé le technicien croco. Le mal est un peu plus profond. On était dans les clous par rapport aux objectifs fixés au départ. Là, je pense qu’il y a un peu plus d’enflammade. On n’a pas tous tiré dans le même sens et cela s’est ressenti. On était trop perturbé pour ne penser qu’au football. Depuis la reprise, on s’éparpille un petit peu. Il faut revenir à des choses plus simples, ce qu’on a su faire lors de la première partie de saison. On prenait alors match après match et on avait créé une cohésion très forte, une identité très forte. Ce soir, pour différentes raisons, il n’y avait ni l’une ni l’autre. Chacun, aujourd’hui, doit prendre ses responsabilités. On verra si ça sera fait…"
Un directeur sportif qui fait l’équipe ?
Cette sortie était à n’en pas douter destinée aux décideurs, à Anthony Dupré et à Thierry Cenatiempo. Pourquoi ? Parce que le président aurait donné trop de pouvoirs au déjà très interventionniste directeur sportif (et vice-président), même celui d’avoir le dernier mot sur la composition de l’équipe.
Avant Istres, selon un proche du groupe, MM. Dupré et Gas se seraient ainsi opposés sur le choix du onze de départ. Différend que le coach croco, vendredi avant la séance, en présence de M. Cenatiempo, aurait publiquement exposé à son effectif, lâchant en substance : "L’équipe alignée au coup d’envoi ne sera pas la mienne mais celle du directeur sportif." Ambiance…
De fait, face à Istres, on a pu être surpris de la relégation sur le banc de Depres et Pirès, capitaine et vice-capitaine, inamovibles titulaires jusque-là. Deux hommes entrés en jeu en tout début de seconde période, Nîmes étant alors mené 1-0.
Un président gêné aux entournures
Interrogé dimanche midi au téléphone, Thierry Cenatiempo a paru quelque peu gêné aux entournures. "On est un peu dans le dur, on marque le pas, a-t-il confié à Midi Libre. Si l’on s’arrête à la photographie actuelle (une 4e place à la fin de la phase aller, NDLR), ce n’est pas mal. Mais, moi, je ne me contente pas que des résultats, ce qui m’intéresse surtout, c’est la progression, l’évolution et là, il y a matière à débat."
Mickaël Gas serait-il en danger ? Réponse du président nîmois : "Pour l’instant… Il y a des discussions internes en cours, il y a des échanges pour rapprocher ou non les points de vue." Affaire à suivre. Midi Libre
Il y a de la tension dans l’air en coulisse entre l’entraîneur du Nîmes Olympique Mickaël Gas et le directeur sportif Anthony Dupré. Cette semaine, après l’entrainement, devant l’ensemble des joueurs de l’équipe première et son Président Thierry Cenatiempo, les deux hommes ont eu un vif échange. Après un début de saison positif, l’omniprésent directeur sportif aurait obtenu d’avoir le dernier mot pour choisir les joueurs composants l’équipe première. Le coach, dépossédé de son travail, et ne voulant pas assumer les choix d’un autre, aurait donné l’information à l’ensemble du groupe lors de l’entraînement, précédent le déplacement à Istres. Objectif Gard
