National 2 / 27e journée / Les Crocos, qui ont dévoré Cannes tout cru (3-0) dans ce choc au sommet, prennent la tête de la poule C. Il faudra être très fort pour aller chercher NO. En route pour la Ligue 3 ?

Au bout des 5 minutes de temps additionnel, c’est tout un stade des Antonins qui a explosé. Sur la pelouse, Nîmes venait d’éparpiller Cannes (3-0), des Azuréens leaders en arrivant dans le Gard et qui ont donc regagné leurs pénates doublés par des Crocos au classement.

Dès la 4e minute, Orinel montre la voie

Ce sommet, les hommes de Mickaël Gas ne pouvaient l’aborder de meilleure façon. Après 4 minutes de jeu et deux duels gagnés par les Nîmois, dont un dernier de la tête par Bennour dans la surface, Orinel ouvrait le score, traînant dans les six mètres et concluant de près (1-0, 4e). Le 6e but de l’ancien Martégal et le 2e en deux matches.

Cela ne pouvait mieux démarrer pour NO. En face, les Cannois étaient sonnés et s’en remettaient à Chafik Abbas qui, sur son côté droit, donnait du fil à retordre à Doucouré. Problème, pour l’ASC, c’est que c’était, justement, la ''Abbas dépendance''.

Nîmes, pour sa part, contrôlait, ayant déjà fait le plus dur. Une situation, avec la tête de Loubacky au-dessus (23e), puis une franche occasion de but, avec cette tête piquée de Pirès sur laquelle le gardien cannois Vanni sortait la manchette à terre (31e), faisaient passer quelques frissons à l’arrière-garde cannoise tout en mettant en transe le public des Antonins, le kop de la tribune sud en tête.

Loubacky, façon Lilian Thuram en demi-finale de Coupe du monde

Alors que l’on semblait se diriger vers cet avantage d’un but pour NO à la pause, Loubacky en décidait autrement. Le défenseur croco récupérait le ballon à vingt mètres du but adverse, se permettait même un petit pont sur son défenseur avant de sortir… un bon vieux pointu des familles, façon Thuram en demi-finale de Coupe du monde 98 contre la Croatie, et trompait Vanni (2-0, 43e).

En première période, Nîmes a marqué au meilleur moment. Dès la reprise, Cannes savait ce qu’il lui restait à faire, passant à quatre offensifs. Mais rien n’y faisait, les Azuréens avaient, certes, plus la possession, mais les Gardois étaient toujours devant au score.

''Et 1, et 2, et 3 zéro…'' chantent les Antonins

Peut-être inspiré par Loubacky, Doucouré, son pendant à gauche, tentait lui aussi sa chance, sa frapppe à ras de terre, entrée de surface, frôlant la cage de Vanni (51e). Qu’importe. Sans vraiment le chercher, les Nîmois allaient à nouveau trouver l’ouverture par l’intermédiaire de Sylla. Et quel but ! L’avant-centre armait une frappe du droit qui se logeait en pleine lucarne, nettoyant la toile d’araignée (3-0, 69e).

Dans les tribunes, ça chambrait et ça chantait… ''Et 1, et 2, et 3 zéro'' s’échappaient des travées. Nîmes avait définitivement fait le break dans ce choc au sommet et repris les commandes du classement, comptant désormais 2 points d’avance… sur Saint-Maur, nouveau dauphin. La Ligue 3 n’a jamais semblé aussi proche.

FICHE TECHNIQUE

NÎMES OLYMPIQUE : 3

AS CANNES : 0

Stade des Antonins.

Mi-temps : 2-0.

Arbitre : Jean-Guillaume Dasque.

Spectateurs : 8 157

Buts pour Nîmes : Orinel (4e), Loubacky (43e), Sylla (69e).

Avertissement à Nîmes : Orinel (4e),

Avertissements à Cannes : Goncalves (88e), Ndoye (90e + 2).

NÎMES : Salamone – Loubacky, Dramé, Celestin – Bennour, Pires (Coulibaly, 68e), Benhamza, Doucouré (Diallo, 60e) – Orinel (Kubota, 77e) – Sylla, Depres (cap.) (Khasa, 77e).

CANNES : Vanni – Corchia, Smith, Gueho, Abderrahmane (Pineau, 46e) – Goncalves (cap.), Moussa Niaye (Ndoye, 64e), – Abbas, Blanc, Noc (Morgan, 46e) – Gerbeaud (Doumbouya, 68e).

- Mandrichi donnera le coup d’envoi fictif.

"On ne peut pas inverser le dispositif la veille du match" affirme Cenatiempo

Nîmes Olympique - AS Cannes, le match de la vérité.

Demain samedi, il n’y aura pas besoin de rappeler l’enjeu aux Antonins. Le stade sera plein, l’attente immense, la tension palpable.

Face au leader cannois, le Nîmes Olympique joue bien plus qu’un simple match de National 2 : une première place à reprendre, un cap dans cette fin de saison, et peut-être une part décisive de son avenir dans la course à l’accession.

Pour deux anciens entraîneurs des crocos, Patrick Champ et Pierre Mosca, une chose est sûre : ce rendez-vous n’a rien d’ordinaire.

Le premier parle avec les tripes. Pour Patrick Champ, le message est limpide : ce n’est pas un match à jouer, c’est un match à gagner. Il voit dans ce choc face à Cannes une occasion rare, presque inattendue au regard du début de saison, de reprendre la main dans la lutte pour la montée. Et dans son regard d’ancien coach, le levier principal est tout trouvé : le public nîmois. Selon lui, les 8 000 spectateurs attendus peuvent offrir ce supplément d’âme capable de pousser les Crocos à faire basculer une soirée aussi lourde d’enjeu. Il rappelle d’ailleurs que, du stade Jean-Bouin aux Costières, puis aujourd’hui aux Antonins, il existe à Nîmes une fidélité populaire qui ne s’est jamais éteinte.

Pierre Mosca, lui, pose une analyse plus froide, plus intérieure, mais tout aussi forte. À ses yeux, ce match n’est pas seulement important : il est décisif. Et dans un tel contexte, le vrai danger ne sera pas le manque d’envie, mais l’excès d’émotion.

Car oui, les Antonins vont pousser, les Antonins vont vibrer, les Antonins vont même exploser. Mais cette ferveur peut aussi amener de la nervosité, de la précipitation et du déchet technique si elle n’est pas bien maîtrisée.

Pour Pierre Mosca, le cœur devra être là, évidemment, mais Nîmes Olympique devra surtout garder son football.

C’est là que les deux analyses se rejoignent. Patrick Champ croit à la force du public pour transcender l’équipe. Pierre Mosca, lui, prévient que cette même énergie devra être canalisée pour ne pas faire sortir les joueurs de leur match.

L’un parle de supplément d’âme, l’autre de maîtrise psychologique.

En clair : les Crocos devront jouer avec l’élan des tribunes, sans perdre leur lucidité. Dans un choc où il y aura peu d’occasions, où chaque duel pèsera lourd et où chaque ballon comptera double, la différence pourrait se faire là.

Les deux anciens entraîneurs Crocos s’accordent aussi sur un autre point : Cannes arrive avec de vrais arguments et les Cannois paraissent légèrement supérieurs techniquement. D’où l’importance, pour Nîmes, de répondre par l’engagement, par la solidarité, mais aussi par la justesse dans les moments-clés.

Un autre élément revient dans leurs deux lectures : Nîmes n’a pas encore vraiment frappé fort contre les équipes du haut de tableau.

Samedi, les Crocos ont l’occasion de faire tomber le leader du Groupe C de N2, de reprendre la tête, et de prouver, enfin, qu’ils savent répondre présents dans le grand rendez-vous que tout un peuple attend.

Au fond, Patrick Champ et Pierre Mosca racontent la même histoire avec des mots différents.

Parce qu’au bout du compte, c’est bien cela qui se joue aux Antonins : un match de vérité. Et dans un stade à guichets fermés, Nîmes Olympique a une occasion immense de faire parler son peuple, son identité et son football.

Débrief de ce match ce week-end dans le magazine radio en podcast, sur les réseaux et sur la FM #SagaCrocos 

Nîmes Olympique ne marche jamais seul

Même en National 2, le peuple croco est resté fidèle. Dès le premier match de la saison aux Antonins, face à Limonest en août 2025, plus de 5 100 supporters avaient répondu présent. Un signal fort, confirmé tout au long de la saison, jusqu’à faire du Nîmes Olympique l’un des clubs les plus suivis du championnat.

Ce soutien populaire raconte une histoire plus grande que la division du moment. De Jean-Bouin aux Costières, puis aujourd’hui aux Antonins, Nîmes reste un club porté par son public. En National 2, seuls les Girondins de Bordeaux font mieux en affluence moyenne, tandis que le NO tourne autour de 5 000 spectateurs par match.

Et les supporters nîmois ne se font pas entendre qu’à domicile. Toute la saison, ils ont aussi suivi leur équipe à l’extérieur, avec ce même attachement rouge et blanc qui ne s’est jamais éteint malgré les descentes. Les Crocos ont été suivis partout ou presque, de Rumilly à Toulon, de Grasse à GOAL FC.

Avant Nîmes Olympique - AS Cannes, le message est simple : le NO maîtrise encore son destin. À un point du leader cannois, les joueurs de Mickaël Gas savent qu’ils pourront compter, samedi, sur 8200 supporters et un vrai 12e homme.

À Nîmes, l’histoire continue de s’écrire avec ses supporters. Débrief de cette rencontre et de la 26e journée de National 2 dans le magazine radio #SagaCrocos (web, podcast, réseaux, FM et DAB+).

Plus que jamais, le Nîmes Olympique a rendez-vous avec son histoire. 

Nîmes Olympique - AS Cannes : retrouver l’esprit de 2008

À Nîmes, il y a des dates qui ne s’oublient pas. Le 16 mai 2008 en fait partie. Ce soir-là, dans des Costières pleines avec 18 500 spectateurs, le Nîmes Olympique avait battu Laval 3-1 pour retrouver la Ligue 2. Un stade en fusion, un peuple debout, et cette sensation unique de voir tout un club relever la tête ensemble. Robert Malm, avec son doublé, était devenu l’un des héros d’un grand soir croco.

Comment ne pas y penser avant le rendez-vous de ce samedi 25 avril 2026 face à l’AS Cannes ? Le décor a changé, ce ne sont plus les Costières mais les Antonins, pourtant l’idée reste la même : un match à la maison, un stade qui doit pousser, et une première place à aller chercher. Nîmes est aujourd’hui à un point du leader cannois. En battant Cannes, les Crocos reprendraient la tête au meilleur moment du Groupe C.

Le clin d’œil de l’histoire est même troublant. Comme en 2008, la saison peut se jouer jusqu’au bout, et comme en 2008, un 16 mai attend encore les Nîmois au bout du chemin, cette fois lors de la dernière journée à Limonest. Mais avant de rêver à ce final, il faudra d’abord faire tomber le leader samedi soir.

C’est pour cela que ce match sent déjà la grande soirée. Avec près de 8 000 supporters attendus aux Antonins, Nîmes Olympique aura besoin de retrouver ce supplément d’âme qui fait basculer les rendez-vous importants. Comme en 2008, il faudra du cœur, de la ferveur, de la voix dans les tribunes et des joueurs capables de tout donner pour le blason. Samedi, le NO n’a pas seulement un match à jouer : il a une place de leader à reprendre, et peut-être un nouveau souvenir à offrir à tout un peuple croco.

Le calendrier de cette fin de saison pour les joueurs de Mickaël Gas :

25/04/2026 : Nîmes / Cannes

02/05/2026 : Andrézieux / Nîmes

09/05/2026 : Nîmes / Istres

16/05/2026 : Limonest / Nîmes

En 2008, vous y étiez ? En 2026, c’est à nous de remettre ça !

Débrief de cette rencontre et de la 26e journée de National 2 dans le magazine radio #SagaCrocos (web, podcast, réseaux, FM et DAB+).

Plus que jamais, le Nîmes Olympique a rendez-vous avec son histoire.

Nîmes-Cannes : cinq noms pour rappeler l’histoire commune 
Avant le choc de National 2 de ce samedi entre Nîmes Olympique et l’AS Cannes, plusieurs joueurs rappellent que les deux clubs se croisent depuis longtemps, de la D1 à la D2, jusqu’au National.
Parmi eux, William Ayache, a porté le maillot croco en D1 lors de la saison 1991-1992, avant de rejoindre Cannes. Même chose pour Juan Herrero, autre joueur formé au NO, passé ensuite par l’AS Cannes à la fin des années 1980. Gilles Morisseau, gardien nîmois, a lui aussi connu les deux clubs après avoir disputé 154 matchs de D1 et D2 avec le Nîmes Olympique entre 1980 et 1986, soit six saisons sous le maillot croco.
Plus près de nous, Robert Malm reste un nom à part dans le cœur des supporters nîmois. Lors de la saison 2008-2009, en National, l’attaquant avait inscrit 16 buts en 16 matchs, laissant une trace forte dans l’histoire récente du club, avant de passer ensuite par Cannes. Enfin, Régis Brouard a lui aussi connu les deux camps, d’abord comme joueur, avant de devenir plus tard entraîneur du Nîmes Olympique en National entre 2005 et 2007.
Autant de passerelles qui donnent encore plus de relief au rendez-vous de ce 25 avril 2026, où Nîmes, dauphin à un point du leader cannois, joue gros dans la course à l’accession.
Débrief de cette rencontre et de la J26 de N2 dans le magazine radio #SagaCrocos (web, podcast,réseaux, FM et DAB+).
Le meilleur est à venir… 

Nîmes Olympique / AS Cannes : quand Zidane marquait aux Costières… et que les Crocos gagnaient

Avant le choc de ce samedi 25 avril aux Antonins, un souvenir revient forcément dans la mémoire nîmoise. Le 28 août 1991, en Division 1, Nîmes Olympique recevait déjà l’AS Cannes au stade des Costières, devant 16 590 spectateurs. Ce soir-là, les Crocos s’étaient imposés 2-1.

Cette affiche a gardé une place particulière dans l’histoire des deux clubs. Côté cannois, un jeune milieu de terrain commençait à se faire un nom : Zinédine Zidane. Il avait même égalisé à la 40e minute. Mais Nîmes avait eu le dernier mot grâce à Gérard Bernardet, auteur d’un doublé aux 7e et 56e minutes.

Ce souvenir résonne forcément à quelques jours d’un nouveau rendez-vous crucial entre les deux équipes. Cette fois, le décor a changé, avec un match aux Antonins en National 2, mais l’enjeu est immense : Nîmes, dauphin à un point du leader cannois, reçoit un adversaire direct dans la course à l’accession. Plus que jamais, le NO a son destin entre les mains.

Le parallèle est simple et parlant : en 1991, Zidane avait marqué aux Costières, mais Nîmes Olympique avait gagné. Les supporters crocos espèrent voir samedi un scénario du même genre : un stade plein, une grosse ambiance et une victoire nîmoise 2-1 pour continuer à rêver plus grand.

Pour mémoire, le onze nîmois ce soir-là était composé de :

Pérez, Catalano, Ayache, Tittel, Cuciuffo, Vercruysse, Lemoult, Bernardet, Alidra, Garcin et Cissé.

Touron et Meilhac étaient entrés en jeu.

Débrief de cette rencontre et de la J26 de N2 dans le magazine radio #SagaCrocos (web, podcast,réseaux, FM et DAB+).

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16/03/2025

Stanislas Golinski
Stanislas Golinski
Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes
Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes