Le Nîmes Olympique termine cette phase aller par une quatrième défaite consécutive en Ligue 1, sur la pelouse de Marseille (3-1) et enchaîne un douzième match sans victoire. Les Crocos restent 19es mais la trêve arrive à point nommé pour amorcer un nouvel élan. 

Contrairement aux dernières performances, les Crocos ont au moins le mérite d'être rentrés dos à dos avec leur adversaire à la pause. Même s'ils ont peu fait illusion dans cette première période. Si le premier quart d'heure était équilibré et que Paquiez tirait le premier sans succès (4e), les Marseillais prenaient ensuite l'ascendant. Les hommes de Villas-Boas étaient très dominateurs sur les coups de pied arrêtés, frappés par le métronome Payet.

Le festival Bernardoni débutait par une première parade sur une tête d'Alvaro réalisait du point de penalty (12e). Après les réflexes, le portier gardois travaillait la détente sur sa droite pour repousser la tentative de Benedetto, toujours de la tête (23e). Sur le coup franc suivant, l'Argentin était encore plus vif que les défenseurs, mais il ne cadrait pas (27e). Le gardien prêté par Bordeaux terminait la séance spécifique sur corner par une volée sèche de Rongier, à l'entrée de la surface, qu'il détournait (37e).

Dans le jeu, les locaux étaient aussi dangereux, faisant preuve d'une supériorité technique évidente. Mais sur les passes dans le dos et sur les centres, un pied nîmois traînait toujours pour retarder ce but dont on se doutait bien qu'il arriverait à un moment donné. A l'image de ce tacle salvateur de Miguel devant "Pipa" Benedetto, l'attaquant phocéen (43e).

En football, il y a une règle qui se vérifie souvent. Quand on est dominés et que l'on ne craque pas, on a toujours les occasions pour revenir. Si le coup franc de Philippoteaux ne faisait pas vaciller Pelé (35e), une action litigieuse dans la surface entre Caleta-Car et Alakouch aurait pu le faire douter (45e). Mais malgré la consultation de la VAR, M. Letexier ne revenait pas sur sa décision et ne désignait pas le point de penalty. Pourtant, le défenseur croate semblait retenir le latéral à l'entrée de la surface.

Le fameux brin de réussite qui peut faire basculer une rencontre que les Nîmois attendent désespérément en ces temps compliqués. Et comme le répète Bernard Blaquart actuellement, "le lot des mal classés, c'est que tout s'enchaîne." Après 22 secondes de jeu à l'entame de la seconde période, Alakouch marquait contre son camp (1-0, 46e). L'arrière droit glissait sur le centre de Benedetto, s'emmêlait les pinceaux et trompait Bernardoni. Un but que son coach observait des tribunes, exclu pendant la pause pour avoir sans doute montré sa colère.

Juste le temps de saluer dans les gradins Florian Thauvin, son ancien protégé à Grenoble, que l'entraineur gardois a failli assister au but du break signé Payet. Mais l'assistance vidéo en décidait autrement car Benedetto qui détournait le ballon sur la frappe se trouvait en position illicite (52e). Après cette ouverture du score, les visiteurs réagissaient. Philippoteaux (57e) et Ferhat (59e) tentaient leurs chances mais leurs frappes s'envolaient dans le ciel phocéen.

Forcément quand on se découvre, on laisse des espaces à l'adversaire. Si sur le premier contre, Radonjic manquait la cible (58e), le deuxième mené par Payet allait à son terme. L'ancien Stéphanois avait la lucidité de servir Sanson sur sa droite qui butait sur Bernardoni mais pas Benedetto qui doublait la mise (2-0, 66e). Les Marseillais ne faiblissaient pas et les assauts se poursuivaient. Briançon stoppait superbement l'avancée de Sanson (74e) mais pas celle de Payet.

L'international français s'infiltrait trop facilement dans la surface et marquait du droit (3-0, 81e). Même si Briançon, au courage, sauvait l'honneur (3-1, 90e+2). Il est grand temps que cette phase aller se termine pour les Crocos, qui restent 19es. Les chiffres sont terribles : 14 buts encaissés sur les quatre derniers matches, avec un seul inscrit. Une douzième rencontre consécutive sans victoire en Ligue 1 avec un seul point pris sur les sept dernières. Place désormais à Messieurs Hammache et Assaf de prendre la relève pendant le mercato pour renforcer une équipe en manque d'électrochoc. Des renforts qui semblent indispensables pour viser un maintien dans l'élite.

De Marseille, Corentin Corger

 

 

19e journée de Ligue 1. OLYMPIQUE DE MARSEILLE - NÎMES OLYMPIQUE. Stade Vélodrome. Mi-temps 0 – 0 :  Spectateurs : 59 043 Arbitre : M. Letexier. Buts pour Marseille : Alakouch (47e, csc), Benedetto (66e), Payet (82e). But pour Nîmes : Briançon (90e+2) . Avertissements à Marseille : Kamara (33e), Sanson (45e+1), Payet (45+3e) Avertissements à Nîmes : Paquiez (26e), Sarr (63e). 

Marseille : Pelé - Sakai, Gonzalez, Caleta-Car, Amavi - Sanson, Kamara, Rongier (Lopez, 80e) - Radonjic, Benedetto (Sarr, 78e), Payet (Ake, 84e). Remplaçants non utilisés : Entraîneur : André Villas Boas. Remplaçants non utlisés : Ngapandouentnbu, Khaoui, Chabrolle, Germain. 

 

Nîmes : Bernardoni - Alakouch, Briançon (cap.), Martinez, Miguel - Paquiez (Duljevic, 70e), Sarr, Valls (Valério, 87e), Philippoteaux - Ripart, Ferhat. Remplaçants non utilisés : Dias, Landre, Denkey, Buades, Stojanovski. Entraîneur : Bernard Blaquart.

Bernard Blaquart (entraîneur de Nîmes) : « On a produit quelques bonnes phases de jeu, c'était quand même insuffisant. Ce premier but en tout début de deuxième période nous a fait du mal. Après, on se livre un peu plus, on est plus dangereux, mais en contre c'est allé très, très vite... Ce groupe n'a pas abandonné, il a encore envie de se battre.

Une autre saison démarre, on reçoit quatre fois sur cinq à la reprise, avec un bon recrutement, on peut enclencher quelque chose de positif. Un élan peut se créer, avec ou sans moi, ça ne m'appartient pas. Ce que je souhaite, c'est que Nîmes se maintienne en Ligue 1, et le club en a les moyens. »

Anthony Briançon (défenseur de Nîmes) : « C’est une énième défaite... On se fout le match en l'air en revenant des vestiaires. On manque encore d'expérience, avec des erreurs d'enfants. La trêve tombe à pic, les têtes et les corps sont fatigués. Il faut s'aérer, profiter de la famille, des amis, des enfants pour ceux qui en ont, couper avec le foot et revenir avec un regain de forme. On a un gros mois de janvier avec quatre matches à domicile, je ne dis pas que ça va se jouer là, mais c'est sans doute un tournant. On a un nouveau directeur sportif (Reda Hammache), avec un discours positif, on a confiance dans le coach, on est derrière lui. »

 

André Villas-Boas (entraîneur de Marseille) : « C'était très important de gagner. Tout le monde était nerveux, moi aussi, et il fallait contenir notre impatience. Évidemment, le but nous donne un énorme boost de confiance, il a mis plus de calme dans notre jeu, après on savait qu'on gagnerait le match. On a pris un peu de marge sur nos poursuivants, mais Rennes (20e journée, à la reprise) sera un match très important. On a des rencontres très difficiles en deuxième partie de saison, en déplacements à Rennes, à Bordeaux, à Saint-Étienne, à Lyon, à Lille...

Mon bilan à mi-saison ? Je pense que le changement a été individuel, parce que la qualité est là. Chacun a changé de mentalité, c'est ce qui nous permet d'être deuxième, parce que l'équipe est la même quasiment que celle qui a joué la finale de Ligue Europa (2018), et qui a fini cinquième l'an dernier. Maintenant la trêve arrive, et c'est bien, on va pouvoir se reposer un peu. »

Jordan Amavi (défenseur de Marseille) : « On a bossé, on est récompensé. Nîmes a essayé de nous faire sortir du match mais on a su rester concentré. Quand on est revenu, on a su accélérer. Comment expliquer cette série ? Plein de choses entrent en jeu, le coach nous pousse et le travail paie. D'un point de vue personnel ? Dans les moments difficiles, personne ne m'a lâché et cela se ressent aujourd'hui sur le terrain. Après le genou (rupture d'un ligament croisé, ndlr), c'est la deuxième période la plus dure de ma carrière mais j'ai su relever la tête. »

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Stanislas Golinski
Stanislas Golinski
Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes
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