Dans le cadre de la 14e journée de National 2, les Crocos ont été tenus en échec par Andrézieux (1-1) au terme d’une rencontre où ils auront manqué d’inspiration.
Après quatre victoires de suite aux Antonins, Nîmes n’a pu signer la passe de cinq. Samedi, les Crocos ont été tenus en échec par Andrézieux-Bouthéon (1-1) au terme d’une rencontre où les hommes de Mickaël Gas en ont presque plus montré lors de la dernière demi-heure que sur l’heure précédente.
En première période, seul Khasa, attaquant de pointe tournant autour de Depres, se montra intéressant et entreprenant. Sans, toutefois, suffisamment de justesse. Lancé par Loubacky, Khasa ne cadrait d’abord pas sa reprise (7e) avant d’adresser deux centres devant le but qui ne trouvèrent preneurs (19e, 28e).
Nîmes domine et se fait piéger
De partout… sauf à la conclusion, Khasa ne réussissait à caderre sa tête devant le but du gardien d’Andrézieux, Le Roy (31e), un peu à l’image de cette autre action, similaire (43e).
À la pause, les Nîmois étaient toujours muets. Mais comme ils s’apprêtaient à évoluer devant leur kop, la tribune sud, en seconde période, tout était en placde pour que cela se passe bien. D’ailleurs, dès la reprise du second acte, NO mettait une grosse pression sur le but visiteur, parfois désordonnée mais toujours avec le coeur.
Kubota, entrée décisive
On sentait les Crocos plus proches de marquer que les Rhoaniens. Et pourtant, à la surprise générale, Nîmes se retrouvait mené sur une merveille de coup-franc du rentrant Mangonzo, nettoyant la lucarne de Salamone (0-1, 65e).
Piqué dans leur orgueil, Depres et ses coéquipiers réagissaient immédiatement. Le centre de Khasa, encore lui, était repris d’une tête puissante par l’entrant Kubota au second poteau, ne laissant aucune chance à Le Roy (1-1, 70e).
Le dernier quart-d’heure se promettait être un enfer pour une formation d’Andrézieux qui courba l’échina mais ne craqua pas. Pas plus Coulibaly, dont la frappe était détournée par Le Roy, que Depres, d’une tête vicieuse détournée, ne surent faire la différence.
FICHE TECHNIQUE
NÎMES OLYMPIQUE : 1
ANDREZIEUX-BOUTHEON : 1
Stade des Antonins.
Mi-temps : 0-0.
Arbitre : Brice Bayour.
Spectateurs : 5 415.
But pour Nîmes : Kubota (70e).
But pour Andrézieux : Mangonzo (65e).
Avertissement à Nîmes : Coulibaly (64e).
Avertissement à Andrézieux : Khasi (23e).
NÎMES : Salamone – Diallo (Kubota, 62e), Loubacky, Martinez, Célestin, Caoki – Pires (Sarr, 82e), Coulibaly – Orinel (Bennour, 62e) – Depres (cap.), Khasa (Doucouré, 82e).
ANDREZIEUX : Le Roy – Diagne, Yazid, Lehoux, Nouvel (cap.) – Da Silva, Abdelmoula, Remars – Tutu (Le Her, 72e), Latour, Kashi (Mangonzo, 62e).
Sabri Lamouchi donnera le coup d’envoi samedi
"Je dois tout à Monsieur Barlaguet, il imposait le respect" affirme Sabri Lamouchi
Ancien international français, Sabri Lamouchi, 54 ans, donnera ce samedi 10 décembre 2026 aux Antonin le coup d'envoi de la rencontre de N2 entre Nîmes et Andrézieux. Revélé à Alès au début des années 90, il n'a rien oublié de son passage dans les Cévennes et des derbies face à Nîmes.
Sabri Lamouchi, 54 ans, donnera ce samedi 10 décembre 2026 le coup d'envoi de la rencontre de N2 entre Nîmes et Andrézieux. L'ancien joueur d'Auxerre, de Monaco ou encore de l'Inter Milan s'est révélé à Alès au début des années 90. Entraîneur depuis 2012 et sans club depuis quelques semaines après un passage en Arabie Saoudite, il est revenu chez lui dans les Bouches-du-Rhône.
ICI Gard Lozère : Comment s'est faite la connexion entre Thierry Cenatiempo, le président nîmois, et vous ?
Sabri Lamouchi : Nous avons un ami en commun. Cet ami habite près de chez moi. Le président nîmois m'a donc proposé de venir voir ce match et de donner le coup d'envoi. J'ai accepté avec plaisir. Je reviens dans un département qui a compté pour moi. Je suis content de revoir du football et peu importe le niveau. Ce football me parle. Mon histoire a débuté à ce niveau.
ICI Gard Lozère : Vous avez rejoint Alès en 1989 et c'est un ancien nîmois, Pierre Barlaguet, qui vous a tendu la main. Il était alors à la tête du centre de formation. Comment cela s'est-il passé avec lui ?
Sabri Lamouchi : Personne ne voulait de moi. Quand je suis arrivé, à la fin de la première séance d'entraînement, il m'a dit d'aller signer mon contrat. Je lui dois tout. C'était un grand monsieur par sa connaissance du football, sa compétence, son éducation, j'ai un très grand respect pour lui. Il faisait attention aux joueurs, mais aussi aux hommes. Il imposait le respect. Il avait un charisme monumental. C'était une vielle école, mais une belle école.
ICI Gard Lozère : Aviez-vous un lien particulier avec lui ?
Sabri Lamouchi : Quand j'ai été selectionné en équipe de France en 1996, je me suis rendu chez lui à Boucoiran entre Nîmes et Alès pour le remercier. Si je suis ce que je suis aujourd'hui, c'est notamment grâce à lui.
ICI Gard Lozère : Vous avez véçu quelques derbies face à Nîmes. Quels souvenirs en gardez-vous ?
Sabri Lamouchi : Ah c'est sur que s'il y avait eu la VAR à l'époque, les matchs n'auraient pas pu se terminer. Mais c'était une belle époque. Il y avait une vraie rivalité entre les deux clubs. Une vraie passion. J'en garde un souvenir impérissable.
ICI Gard Lozère : A quand remonte votre vocation d'entraîneur ?
Sabri Lamouchi : Je me souviens que j'ai commencé à écrire et à conserver les séances d'entraînements que je faisais à Alès avec Léonce Lavagne et avec José Pasqualetti. J'ai fait de même à Auxerre avec Guy Roux. Aujourd'hui, le football a changé, je m'adapte, mais je n'oublie pas d'où je viens.