Pour le compte de la 15e journée de Nationale 2, les Crocos, qui ont eu les ballons pour égaliser à un partout, se sont inclinés face à Istres (2-0). C'est leur troisième match sans victoire.
Une semaine avant d’accueillir le leader Rumilly, Nîmes Olympique a clôturé la phase aller, ce samedi, en s’inclinant 1-0 face à une belle équipe d’Istres. C’est la 4e défaite de la saison, la 4e à l’extérieur pour une équipe croco sans succès depuis trois matches maintenant (2 points pris lors des trois dernières journées).
Mickaël Gas avait fait quelques choix forts en mettant le vice-capitaine Pirès et le capitaine Depres, inamovibles titulaires jusque-là, sur le banc, Orinel récupérant, du coup, le brassard.
Dans l’entre-jeu, Benhamza, suspendu devant Andrézieux, avait récupéré sa place et faisait équipe avec Coulibaly.
Devant, la dernière recrue hivernale Sylla effectuait ses grands débuts, associé à Khasa.
Autre nouveauté : Caoki finalement pas sur la feuille, tout comme Sarr, c’est Kubota qui était piston gauche.
La défense pas au point sur le but istréen
Nîmes était mené à la pause, s’étant incliné sur la première véritable incursion istréenne.
Au poteau de corner, où il avait enferré Abergel, Dramé se faisait mystifier, prenant un petit pont après une talonnade inspirée. Diallo n’était pas en couverture et Abergel pouvait s’avancer et centrer, trouvant la tête de Nassiri au second poteau, Célestin état trop court pour intervenir (1-0, 15e).
Le 8e but de Nassiri cette sason, un joli cadeau pour son anniversaire, celui qui évoluait l’an passé en Régional 1 avec la réserve de Martigues fêtant ses 21 ans.
Quatre ballons d’égalisation
Mauvaise mayonnaise pour les Crocos, pourtant entreprenants jusque-là, eux qui campaient dans la moitié de terrain provençale, mais sans se montrer dangereux.
Ils réagissaient rapidement mais, dans la même minute, la reprise en pivot de Célestin et la frappe du remuant Sylla, après un centre de Kubota et une tête de Khasa, passaient toutes les deux au-dessus (20e).
Les ballons d’égalisation, Nîmes en avait deux autres. D’une ouverture du rond central, Benhamza lançait Sylla. L’attaquant arrivé de Villefranche-Beaujolais (National) évitait la sortie de Boina mais, dans un angle fermé, il redressait un poil trop son tir (30e).
Sa belle frappe du gauche, ensuite, la première tentative cadrée des Nîmois, était ensuite détournée par Boina (42e).
Entre ces deux situations, Istres, positionné en 5-4-1 en position défensive, avait eu de quoi punir les Crocos. Mais Salamone repoussait la tentative de Cara (40e) et Nassiri, dans tous les bons coups, ratait à trois reprises le cadre (38e, 45e + 1, 45e + 2).
Trois changements crocos à la pause
Depres, Bennour et Pirès faisaient leur apparition en seconde période, Mickaël Gas passant en 4-4-2. Trois changements qui ne débouchaient pas sur grand-chose, à part sur ce tir enroulé mal ajusté par Kubota (54e). Les Nîmois étaient impuissants et n’étaient pas loin, même, sur deux ou trois coups, de se faire surprendre par les Istréens.
Ça ne sentait pas bon pour les Crocos que l’on sentait démunis, incapables de se mettre dans le droit chemin et de construire des mouvements. D’autant moins que Pirès se faisait expulser – assez sévèrement – après un pied haut sur Niakaté (70e).
Double occasion énormissime pour Depres
En infériorité numérique, face à un adversaire qui attendait en bloc et plaçait des contres, la tâche de Nîmes n’était pas aisée. C’est sur un coup de pied arrêté que la délivrance était à deux doigts de survenir.
La double occasion était énormissime ! Au sol, sur sa ligne, Boina sortait miraculeusement la tête de Depres, à la réception d’un corner d’Orinel. Depres, qui avait suivi, enchaînait sur une "patate" du gauche, de très près, mais Boina était encore à la parade (78e).
Nîmes, qui évitait ensuite deux fois le pire, l’ancien Montpelliérain et éphémère Nîmois Badu reprenant largement au-dessus, face aux cages (84e), tout comme Amir (90e), avait laissé passer sa chance. Et les Crocos étaient crucifiés après une perte de balle, Badu lançant Marre dont la frappe était hors de portée de Salamone (2-0, 90e + 3).
Une défaite, deux buts encaissés, un rouge, sale soirée !