Ce lundi à 20 heures 45, le Nîmes Olympique (11e, 14 points) reçoit l'AC Ajaccio (5e, 19 points) pour le compte de la 12e journée de Ligue 2. À la veille de ce choc au stade des Costières, Objectif Gard revient sur les forces en présence au sein du club insulaire.

Si l'on devait faire le portrait robot d'une équipe typique de Ligue 2, il ressemblerait sûrement beaucoup à l'AC Ajaccio version 2021/2022. Avec neuf trentenaires dans son effectif, de l'expérience à revendre à tous les postes et un groupe sans star mais très homogène, le club corse a tout d'une formation difficile à manœuvrer. Pour autant, les objectifs des insulaires sont modestes : "Obtenir les 42 points synonymes de maintien", illustre Jean-Pierre Leca, journaliste à France 3 Corse.

En 11 journées de championnat, l'ACA en compte déjà 19. Un total d'autant plus remarquable que les hommes d'Olivier Pantaloni ont déjà affronté plusieurs poids lourds du championnat avec une réussite certaine : des nuls face à Auxerre (0-0) et Toulouse (2-2), des succès contre Caen (2-0), Sochaux (1-0) et le Paris FC (1-0). "Il y a eu beaucoup de stabilité à l'intersaison et l'équipe est bien rodée avec pas mal de joueurs qui connaissent très bien ce championnat, note Jean-Pierre Leca. Et puis, il y a de la qualité technique, notamment au milieu de terrain." 

Dans le dur face aux "petits"

"La défense est plutôt solide (la 3e de L2 avec 7 buts encaissés en 11 matches, ndlr) autour notamment d'Oumar Gonzalez, la bonne pioche du mercato estival côté ajaccien, poursuit le journaliste. Ces dernières semaines en revanche, l'efficacité offensive est moins au rendez-vous, à l'image de Courtet très généreux sur le front de l'attaque mais qui pèche parfois dans le dernier geste." 

Résultat, après avoir fait le plein face aux gros, Ajaccio reste sur trois matches sans victoire face à des équipes moins huppées : Niort (0-0), Bastia (2-0) et Quevilly (0-1). Une mauvaise dynamique que les Corses tenteront d'enrayer aux Costières ce lundi pour continuer à jouer les trouble-fêtes en haut du classement. Un rôle qu'ils ont désormais l'habitude de jouer alternant avec celui de maintenu in-extremis, comme l'attestent leurs résultats des quatre dernières saisons : 3e en 2018, 17e en 2019, 3e l'an passé 2020 et 13e l'an passé. Si la logique est confirmée, 2021 pourrait être un bon cru pour les Ajacciens.

Boris Boutet

Riad Nouri vu d'Ajaccio

Passé par Nîmes entre 2013 et 2015, Riad Nouri termine sa carrière à Ajaccio. Un club où il évolue depuis 2015, avec une parenthèse d'une saison à Ümraniyespor, en Turquie. "Il a fait d'excellentes saisons avec une dizaine de buts inscrits à chaque fois, souligne Jean-Pierre Leca. Aujourd'hui, il a 36 ans et n'a plus le coffre pour jouer 90 minutes. Pour autant, il reste très précieux grâce à son expérience. C'est un joueur sur lequel le coach s'appuie beaucoup. Il est aussi très apprécié par les supporters." 

Le joueur à suivre : Oumar Gonzalez

Le meilleur buteur de l'ACA est un défenseur central. Il s'agit d'Oumar Gonzalez, 23 ans, arrivé de Chambly à l'intersaison. "Il a déjà inscrit trois buts et a provoqué les expulsions de deux joueurs, avance Jean-Pierre Leca. Défensivement il est aussi très précieux. Gonzalez dispose d'un excellent jeu de tête et il est rugueux dans les duels. Il a une marge de progression importante notamment sur le plan technique. S'il continue sur sa lancée, il ne restera pas longtemps en Ligue 2." 

À deux jours de retrouver le championnat après la seconde trêve internationale de la saison, Pascal Plancque s'est présenté en conférence de presse ce samedi. Retrouvez les principales déclaration de l'entraîneur nîmois avant le match contre Ajaccio. 

L'état d'esprit. C'est l'idée fixe de Pascal Plancque concernant son groupe depuis son arrivée au Nîmes Olympique. "Aujourd'hui, l'entraîneur principal intervient moins sur le terrain mais fait beaucoup de ressources humaines, a-t-il souligné ce samedi en conférence de presse. Je passe mon temps à discuter, à consoler, à remobiliser les joueurs." 

"Dernièrement, on a perdu un peu de détermination. Au niveau de l'attitude, on n'a pas été irréprochables, a-t-il poursuivi. On a peut-être une bonne équipe et de bons joueurs, mais si on n'a pas l'état d'esprit on ne gagnera pas beaucoup de matches cette saison et on jouera le maintien. Si on l'a, on pourra regarder vers le haut du tableau. Le but, c'est d'être bien positionné fin décembre pour se donner la possibilité de faire une grosse seconde partie de saison." 

Après leur bonne réaction à Auxerre (2-2) et même si leur coach "aurait aimé enchaîner tout de suite", les Nîmois ont bénéficié de deux semaines sans match qui ont permis de "régénérer les têtes et les corps" . De quoi préparer au mieux le match face à Ajaccio, une formation "très peu chamboulée" à l'intersaison et dont le style jeu "ressemble pas mal à celui du Havre (contre qui Nîmes s'est incliné en septembre (0-1), ndlr), avec un bloc défensif très solide."

Le dispositif en question

Pour cette rencontre, les Crocos devront se passer de Cubas, Koné et Doucouré, tous suspendus, ainsi que de Briançon et Sarr, pas encore aptes. En revanche, Bratveit, sorti sur blessure contre Auxerre, et Fomba, gêné à la cuisse cette semaine, devraient être de la partie. Ferhat pourrait lui aussi retrouver le groupe. "Contre Auxerre, il n'était pas prêt mentalement, a déclaré Pascal Plancque. Depuis, ça va mieux. Il a fait de très bonnes séances." De quoi le propulser comme un potentiel titulaire lundi aux Costières ? Tout dépendra sans doute de son état de forme, mais aussi du dispositif tactique choisi par son entraîneur.

"Beaucoup de gens attendent le 4-4-2, mais si on ne l'a pas tenté avant, c'est qu'il y a des raisons, a-t-il justifié en conférence de presse. On a souvent manqué d'attaquants disponibles et en forme. À mon arrivée, j'ai mis en place le 4-1-4-1 car nous prenions trop de buts. En début de saison, je l'ai reconduit car nous manquions de solutions offensives. Les résultats ont suivi, pourquoi changer ? Je m'adapterai en fonction de la forme des uns et des autres." 

Lucide, Pascal Plancque a malgré tout reconnu le manque d'inspiration de son équipe sur certaines parties. "On est conscient de nos manques, a-t-il appuyé. En seconde période contre Paris ou le Havre, on pouvait jouer 12 heures sans marquer. On a parfois du mal à emballer les rencontres à domicile. Mais là aussi, la question de l'état d'esprit entre en compte." Les quinze jours sans match auront-ils permis aux Crocos de le retrouver ?

Boris Boutet

CLIC SUR CERTAINES PHOTOS POUR LES AGRANDIR

RECHERCHE ARTICLE OU PERSONNALITE

Stanislas Golinski
Stanislas Golinski
Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes
Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes