Entretien avec... Pierre Bouby : « La montée en L1 avec Nîmes, on y croit ! »

 


Pierre Bouby se livre pour FM©Maxppp

Désormais âgé de 29 ans, Pierre Bouby est un habitué du National et de la Ligue 2, lui qui a roulé sa bosse dans les deux championnats, pour porter maintenant le maillot de Nîmes. Pour Foot Mercato, le joueur revient sur son parcours, sa saison, et évoque son avenir.

Foot Mercato : Tout d’abord, pourriez-vous nous retracer votre parcours ?

 

Pierre Bouby : Je suis rentré au centre de formation à l’Olympique Lyonnais à l’âge de 13 ans, j’y suis resté pendant 5 ans, ensuite j’ai signé a Amiens qui était en Ligue 2 en tant que stagiaire pro. Durant ces 2 saisons, je ne suis pas parvenu à signer pro, j’ai donc pris la décision de retourner auprès de ma famille, à l’AS Moulins en amateur dans l’Allier, qui évoluait alors en CFA. Après, j’ai fait 4 ans à l’Evian TG. Puis je suis parti au FC Metz pendant 1 an, nous avons été relégués en National à l’issue de la saison dernière. Je les suis, ils font une bonne saison, j’espère qu’ils vont aller au bout. Cette année, je suis actuellement au Nîmes Olympique et tout va bien.

FM : Vous avez vraiment démarré à Moulins, quel bilan faîtes-vous de votre aventure là-bas ?

 

PB : Là-bas, j’ai demandé au club de m’aider à trouver un travail, ce que j’ai eu à la ville de Moulins dans l’effectif de la piscine municipale. Puis j’ai obtenu une disponibilité pour pouvoir signer un contrat fédéral à Croix De Savoie. J’y ai passé 3 belles années avec une montée et une descente l’année d’après, c’est un club important pour moi car j’étais près de ma famille et c’est ce qu’il me fallait à ce moment là. Un club très familial à qui je vais rendre visite dés que je peux.

FM : Vous avez donc posé ensuite vos valises à Evian Thonon Gaillard. Pourquoi votre choix s’était-il porté sur ce club à l’époque ?

PB : C’était un club qui avait de réelles ambitions pour l’avenir, et qui comptait vraiment sur moi, ça m’avait séduit. J’ai bien fait, car la suite à été exceptionnelle pour le club et pour moi. 3 montées en 4 ans, jusqu’à la Ligue 1. Faire ça dans une carrière, ce n’est pas donné à tous les footballeurs. J’ai toujours des amis là-bas, je suis sûr qu’ils vont se maintenir en fin de saison.

FM : Sentiez-vous déjà, sur le moment, que le club avait tous les atouts nécessaires pour évoluer rapidement en Ligue 1 ?

PB : Honnêtement non, même si un club est ambitieux et qu’il a les moyens financiers de ses ambitions, ce n’est jamais joué d’avance. Les championnats sont longs, durs et les équipes se valent de plus en plus. C’est vraiment après avoir vécu une saison vraiment difficile à Metz que je me suis rendu compte qu’on avait réalisé un truc de fou avec ce club. Il restera le club le plus important pour moi parce que c’est aussi celui qui m’aura fait signer mon 1er contrat pro.

FM : On le sait, le cadre là-bas est particulier, puisque les joueurs sont "trimballés" entre plusieurs villes. Est-ce simple au quotidien ?

PB : Oui et non, le club est trimballé entre plusieurs villes parce que l’ETGFC véhicule une image importante dans toute la région, et le club est l’alliance de plusieurs municipalités donc, c’est comme ça, ça fait partie du boulot, même si de temps en temps, c’est chiant de devoir faire 1h de voiture pour allez faire une séance de dédicaces mais on le fait, ça fait plaisir aux gens. Après, 85% du temps sont les entrainements qui sont à moins de 10 minutes d’Evian à l’époque où j’y étais.

FM : Le président aimerait quitter le Stade d’Annecy pour celui de Genève. Pensez-vous qu’il s’agit là d’une condition indispensable pour que le club puisse se maintenir sur la durée en Ligue 1 ?

PB : Je pense que pour qu’un club dure dans le monde professionnel, les choses les plus importantes sont un centre de formation, un centre d’entrainement, et un vrai stade de foot. Je pense que le stade de la Praille est parfait par rapport à sa situation géographique pour avoir le plus de spectateurs, de plus, c’est un stade moderne. Je pense que ce serait une bonne chose.

FM : Suivez-vous toujours les résultats du club avec attention, et que pensez-vous du parcours de vos ex coéquipiers, eux qui restent sur deux succès et un nul de rang ?

PB : Bien sûr que je les suis, j’ai évolué avec la moitié de l’équipe, ce sont mes potes, je suis resté vraiment en contact avec certains d’entre eux et je pense qu’ils vont se maintenir, j’en suis même sûr. La 2ème saison dans l’élite est souvent plus compliquée que la 1ère.

FM : Un mot pour Sidney Govou suite à sa grave blessure ?

PB : Je lui avais déjà envoyé tout mon soutien via Twitter, j’étais dégouté pour lui mais c’est un grand joueur, il va se soigner et revenir à son niveau.

FM : Pour en revenir à vous, vous avez quitté ensuite Evian pour Metz, avant de vous retrouver désormais à Nîmes cette saison. Pourquoi votre choix s’est-il arrêté sur ce club ?

PB : Tout simplement parce que c’est une ville qui respire le foot. Après la descente avec le FC Metz, mon seul souhait était de rester en Ligue 2 et le Nîmes Olympique m’offrait cette possibilité. Je suis super content de mon choix.

FM : Vous êtes actuellement sixième de Ligue 2 à quatre points de la montée. Êtes-vous vous-même surpris de ce parcours alors que le club vient tout juste de remonter ?

PB : Non, pas spécialement, on a vraiment de la qualité dans ce groupe, on a mal démarré parce que nous n’avons pas été épargnés par les blessures et les suspensions au début du championnat. Après que le coach ait trouvé un certain équilibre, on a commencé à avoir des automatismes entre nous et à avoir un style de jeu, qui nous a permis d’en être la. On est capables de faire de belles choses.

FM : L’objectif est-il maintenant clairement de jouer la montée ?

PB : On reste des compétiteurs, l’objectif du maintien étant atteint, il faut qu’on se donne de nouveaux objectifs pour ne pas finir la saison en roue libre, et si on peut bousculer le haut du tableau, on ne va pas s’en priver. On en a les moyens, à nous de faire ce qu’il faut, nous on y croit !

FM : Le Stade des Costières est un stade particulier, avec une belle ambiance. Que pourriez-vous nous dire justement sur les supporters, la ferveur autour du club, l’ambiance dans le stade ?

PB : C’est un club avec des supporters exigeants, car ils espèrent énormément de nous, ils ne demandent qu’une chose, c’est qu’on ait des résultats et qu’on fasse honneur au maillot. Cette ville aime le foot et cela se ressent partout. Nous avons des installations superbes pour travailler. L’ambiance au stade est très bonne, la fin de saison va être passionnante et nous aurons besoin des supporters pour nous pousser. Il faut que les Costières deviennent l’enfer pour les adversaires.

FM : Votre objectif est-il maintenant de vous imposer sur la durée dans ce club, ou serez-vous à l’écoute de toute offre dans ce mercato estival ?

PB : À la fin de l’année, il me restera encore 1 an de contrat à Nîmes, c’est tout ce que je peux dire. Pour l’instant, mon unique objectif et celui du groupe est de rester concentré jusqu’à la fin de la saison pour faire monter le NO en Ligue 1. Après, on verra ce qu’il se passe, ce n’est pas encore le moment de parler de ça.

FM : Après avoir roulé votre bosse en National et en Ligue 2, pouvoir enfin découvrir la Ligue 1 serait-il un rêve ?

PB : Pas forcement un rêve, c’était mon objectif quand j’ai commencé à vivre du football, ce serait plus un palier de plus de franchi. Mais quand on est footballeur, on n’est jamais rassasié. On en veut toujours plus, donc je travaille et je verrai bien jusqu’où je peux aller.

FM : Un dernier mot ?

PB : Un coucou à ma famille, mes enfants, et tous les gens qui me suivent.

Khaled Karouri FootMercato

 

 

Mustapha Bettache
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Bernard Rahis (à droite)
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Joseph Ujlaki
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Hassan Akesbi, Dominqiue Colonna (légendaire gardien de Reims) et Paul Calabro (Président du N.O.)
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Stanislas Golinski
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Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes
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Stephan Dakowski
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