Les Crocos ne sont pas une espèce en voie d’extinction. Loin de là. Le Nîmes Olympique est même en passe d’atteindre son objectif et de faire mieux que la saison dernière où il avait terminé sixième de Ligue 2 (64 points) et s’était mêlé jusqu’au bout à la lutte pour une place de barragiste, Troyes (3e) ayant terminé avec deux points de plus.
« On est deuxième avec un match en moins (Nîmes jouera au Gazélec Ajaccio mardi prochain), on ne va pas se cacher, lâche Bernard Blaquart, l’entraîneur gardois. L’objectif de début de saison était de faire mieux que la saison dernière et si nous pouvons aller titiller les gros jusqu’au bout, on ne va pas se gêner. Mais je tiens à remettre les choses en place et rappeler que nous avons le quatorzième budget de Ligue 2. Néanmoins, le chemin est encore long… »
Certes mais Nîmes a de la ressource et l’a encore prouvé mardi dernier en allant s’imposer à Nancy (0-2). Une victoire qui lui permet de reprendre sa marche en avant après deux défaites consécutives. En championnat, face au RC Lens (0-1), l’équipe du Gard a ainsi concédé sa troisième défaite de la saison aux Costières, sa sixième au total. Début janvier, les Crocos avaient également mordu la poussière face à Saint-Étienne (L1, 2-0) en 32es de finale de la Coupe de France.
« C’est toujours bien de réagir rapidement car le doute peu très vite s’installer, poursuit Blaquart. La situation n’était pas pour autant très grave mais c’est bien de prendre à nouveau des points et de ne pas avoir enchaîné par une troisième défaite en 2018. »
“ Châteauroux va venir pour nous prendre en contre ”Depuis qu’il est à la tête de l’équipe, en 2015-2016, Bernard Blaquart a accompli des petits miracles chaque saison. A tel point qu’on le surnomme « Magic’ Blaquart » aux Costières. Un qualificatif amplement mérité. Pour preuve, avec lui, Nîmes s’est maintenu en Ligue 2 malgré les huit points de pénalité en début de cette saison 2015-2016.
Depuis, le technicien s’appuie sur le centre de formation, qu’il a dirigé pendant deux saisons avant de succéder à José Pasqualetti sur le banc des Crocos. Alakouch, Paquiez, Briançon, Valls, Ripart, Bobichon ou encore Depres (prêté la saison dernière à Châteauroux) sont ainsi sortis de la pouponnière du Gard.
Sans compter que Nîmes a eu le nez creux dans son recrutement en enrôlant Rachid Alioui (meilleur buteur du club en 2016-2017) et Umut Bozok cette saison, en provenance de Marseille Consolat.
Avec quinze buts, ce dernier est actuellement en tête du classement des buteurs de la division et son association avec Alioui fait un malheur. Vingt-deux buts à eux deux, c’est plus de 50 % de ceux inscrits pas la meilleure attaque (42) du championnat. Néanmoins, Bernard Blaquart ne se repose pas que sur ses deux attaquants. « Notre force ne se résume pas à nos deux buteurs. Elle vient d’une grande cohésion du groupe qui se révèle très solidaire même si nous profitons du talent de nos attaquants, c’est certain. Mais ce qui se dégage avant tout, c’est une force collective et un état d’esprit. »
A la veille de recevoir la Berrichonne (8e, à six points de Nîmes), l’entraîneur sudiste est donc serein mais se méfie de la formation castelroussine. « C’est l’équipe en forme du moment mais je ne se suis pas surpris, commente Blaquart. Elle a le potentiel pour aller au bout, c’est-à-dire finir dans les cinq premiers. Pourtant, il y a un mois et demi, elle ne se voyait pas en être là. C’est pour cela qu’il faut rester très prudent dans le foot. On l’a vécu la saison dernière. On n’avait que 25 points à la trêve et on y a cru jusqu’au bout… »
Samedi, c’est donc un vrai rival que les Crocos vont accueillir aux Costières mais le technicien local ne va pas changer ses plans pour autant et va demander à ses deux lignes de quatre de rester compactes afin de pouvoir servir Bozok et Alioui dans les meilleures conditions.
« On va appréhender ce match comme les autres, avec beaucoup de sérieux. Face à cette équipe très athlétique, ce sera à nous de faire le jeu. Nous restons sur une défaite à domicile et nous avons besoin que le public nous soutienne. On n’aura pas le choix, on se doit de faire le jeu car Châteauroux va venir pour nous prendre en contre », conclut Bernard Blaquart.

LA NOUVELLE REPUBLIQUE

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Stanislas Golinski
Stanislas Golinski
Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes
Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes