L’histoire ne pouvait pas mieux débuter puisque, sur la première offensive, Roux entrait dans la surface de réparation des visiteurs et il décalait parfaitement Benrahou. Le joueur prêté par Bordeaux frappait, Gomis repoussait mais Benrahou insistait et il n’avait qu’à pousser le ballon au fond des filets (1-0, 4e). La rencontre n’avait débuté que depuis 240 secondes et les Nîmois passaient du statut de relégables à celui de barragistes. Autre signe encourageant, à chaque fois que Nîmes Olympique a marqué dans la première demi-heure, cette saison, il s’etait imposé.

Le début du match était emballant et dans l’euphorie Landre montait aux avant-postes pour frapper. Mais le défenseur, en bout de course, perdait l’équilibre et ratait le cadre (7e). Nîmes avait la rage de vaincre, et les dix premières minutes se déroulaient exclusivement dans la moitié de terrain bourguignonne.

Les Crocodiles avaient bien l’intention de faire rapidement le break. Les joueurs de Bernard Blaquart mettaient une grosse pression sur les Dijonnais. La défense visiteuse se montrait fébrile et à la suite d’un cafouillage le ballon atterrissait dans les pieds de Benrahou idéalement placé, mais il échouait sur Gomis (16e). Il fallait attendre la 21e minute pour voir le FCO montrer le bout de son nez. Baldé débordait sur le côté gauche, puis il centrait en retrait pour Tavares dont la reprise était captée sans difficultés par Bernardoni. Après un départ canon, les Crocodiles baissaient logiquement le pied, ce qui n’empêchait pas Valls de tenter sa chance de loin, mais sans succès.

Nîmes insistait et une frappe de Benrahou, décidément dans tous les bons coups, était contrée par une main d’Ecuele Manga. L’arbitre laissait l’avantage qui se terminait par un tir de Philippoteaux dans les nuages (34e). Les nombreux efforts gardois finissaient tout de même par être récompensés quand Roux contrait un dégagement au pied de Gomis (2-0, 44e). Le but n’était pas beau, mais il était très important. L’ancien Guingampais, qui marquait son premier but avec Nîmes, et qui était déjà impliqué dans deux des trois buts nîmois de la journée précédente, en était déjà à une passe décisive et un but. Les Costières étaient aux anges et c’est sous les vivas de la foule que les Nîmois regagnaient les vestiaires.

Au retour des vestiaires, les coéquipiers de Martinez se lançaient dans la gestion de leur capital, certes confortable mais pas assez pour sombrer dans la désinvolture. Il y avait bien une frappe lointaine de Valls, cadrée et captée par Gomis (46e), mais Nîmes relâchait la pression sur le DFCO. Toutefois, personne n’en voulait aux joueurs du NO. C’était aux Bourguignons de prendre des risques.

Landre et la défense nîmois n'a pas encaissée de but (photo Anthony Maurin)

Alors Nîmes était moins dominateur et opérait en contre-attaque. Sur l’une d’entre-elles, Paquiez se battait pour transmettre à Benrahou. Ce dernier centrait pour Roux qui se heurtait à Gomis (64e). Dijon répondait instantanément avec un tir de Tavares bien repoussé par Bernardoni (65e). Irréprochables, les Crocodiles avaient aussi beaucoup de chance quand une frappe enroulée de Benzia était détournée par le poteau gauche de Bernardoni avant de longer la ligne de but et de sortir (75e) !

La fin de la rencontre était anecdotique et pour la première fois de la saison, Nîmes enchaîne deux victoires. Mais le plus important émargeait au classement de la Ligue 1, puisque les Crocodiles dépassaient Amiens, tenu en échec 0-0 à Lyon. Le NO gagne, enchaîne et n’est plus relégable. En deux journées, tout a changé au Nîmes Olympique.

Norman Jardin

23ejournée de Ligue 2. Stade des Costières. Nîmes Olympique – Dijon football Côte-d'or 2-0 (mi-temps 1-0). Spectateurs : 11 705. Arbitre : Florent Batta. Buts pour Nîmes : Benrahou (4e) et Roux (44e). Avertissements à Dijon : Amalfitano (2e) et NDong (37e).

Nîmes : Bernardoni – Paquiez, Martinez(cap), Landre, Miguel – Deaux (Valerio, 78e), Valls (Fomba, 66e) – Ferhat, Benrahou, Philippoteaux – Roux (Duljevic, 77e). Remplaçants non utilisés : Dias, Buades, Guessoum et Denkey. Entraîneur : Bernard Blaquart. 

Dijon : Gomis – Chafik, Esuele Manga, Lautoa (Benzia, 46e), NGonda – Amalfitano, NDong (Cadiz, 67e) – Balde, Chouiar, Mavididi – Tavares. Remplaçants non utilisés : Runarsson, Alphonse, Coulibaly, Marie, Balmont. Entraîneur : Stéphane Jobard.

Bernard Blaquart : « Ce n'est pas un match génial, mais un match solide. On finit péniblement. On a été efficaces dans la récupération du ballon, mais on a aussi perdu des ballons par précipitation et on finit ce match péniblement. Quelques ballons de contre auraient pu être mieux exploités. La seconde période n'a pas été facile. On a dû s'accrocher, notamment dans le jeu de tête, mais signer deux victoires en quatre jours avec le même onze est une saveur nouvelle pour nous. On est plus solides, mieux équilibrés qu'avant la trêve. Cela fait du bien. Il n'en reste pas moins que le chemin est encore très long.… ».

 

Stéphane Jobard (entraîneur de Dijon) : « On savait quelle serait l'entame de Nîmes. Je n'ai malheureusement pas été entendu. On a manqué dans ce match d'engagement et d'impact. On a fait preuve de grande fébrilité et d'insouciance. On a été trop gentils et manqué de vice. Les cadres ont sombré comme tout le monde. Il n'y a pas grand-chose à retenir, ni dans le contenu ni dans les attitudes. On est passés à travers.Il faut vite tourner cette page-là. Cela me surprend. Je suis circonspect parce qu'on savait pourtant à quoi s'attendre... Mais pour marquer des buts, il faut avoir le ballon et on ne l'a pas eu. Nos deux changements à la pause (entrées de Jordan Marié et Yassine Benzia) nous ont fait du bien, Yassine (Benzia) a existé au milieu de la tempête, mais rien n'a voulu sourire ce soir. L'idée maintenant est de se rapprocher au plus tôt des 40 points. »

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Stanislas Golinski
Stanislas Golinski
Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes
Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes