Les U17 Nationaux du Nîmes Olympique, entre formation et compétition

C’est un carrefour important dans la vie d’un jeune footballeur. La catégorie U17 (moins de 17 ans), est souvent celle où certains abandonnent et où d’autres conservent la volonté de faire une carrière dans le ballon rond.

« Cette année, deux joueurs ont préféré arrêter. C’est courageux de leur part », souligne Gilles Salou, l’entraîneur des U17 nationaux du Nîmes Olympique. C'est le symbole d'un âge où les chemins de certains se séparent. Il y a ceux qui poursuivent et ceux qui prennent conscience qu'il n'y aura pas de carrière professionnelle au bout du chemin. Jadis, constamment classé parmi les meilleurs clubs formateurs français, le NO ne joue plus dans la même catégorie que le gratin hexagonal.

Cela ne l’empêche pas de faire bonne figure, et d’être sixième (sur 14) de sa poule. Depuis le début de la saison, les Nîmois ont remporté 6 de leurs 13 matches (Lattes, Pieve-di-Lota, Air-Bel, Marignane-Gignac, Rodez et Castelnau-le-Crès) de championnat. À ces succès, il convient de rajouter un 0-0 ramené de Montpellier alors que Nîmes a joué en infériorité numérique.

Mais la saison est aussi faite de moments plus difficiles comme la lourde défaite 5-0 encaissée dimanche dernier, à la Bastide, face au leader monégasque. Difficile à digérer mais formateur pour le coach nîmois : « Ça fait partie de l’apprentissage. Ça permet de prendre conscience de ce que sera le futur haut niveau ».

La qualification pour la phase finale du championnat sera compliquée à décrocher, car il faut terminer premier de la poule ou dans les deux meilleurs deuxièmes (Nîmes compte dix points de retard sur Nice, le 2e).

En revanche pas de panique pour le maintien puisque le premier relégable est repoussé à 12 points. Le tout à la fin des matches aller. Les Ripart, Bobichon et Depres sont passés par cette étape et certains aimeraient bien suivre leurs traces.

C’est le cas de Sydney Kayi, le défenseur latéral (droit et gauche) qui est au club depuis l’âge de six ans. Il a pour idole Presnel Kimpembe (PSG), Marcelo (Real Madrid) et le Croco Sofiane Alakouch, lui aussi passé par les U17 de Nîmes. Sydney va aux Costières à tous les matches de ligue 1 pour soutenir les Crocos : « Ça fait neuf ans que je suis ici, ce club est dans mon cœur ».

Comme ses coéquipiers, le jeune défenseur aspire à devenir un joueur professionnel. À Nîmes ou ailleurs. Ils savent tous qu’il y aura peu d’élus mais aucun n’oubliera cette catégorie charnière où beaucoup de choses se décident, entre formation et compétition.         Norman Jardin (13/12/2018)

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"S'il n'y avait que des équipes comme Nîmes Olympique en Ligue 1, on s'emmerderait moins"     (Pierre Ménès - Canal Plus)

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Stanislas Golinski
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Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes
Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes