José Pasqualetti : « Le jour où je change ma philosophie de jeu j’arrête le football »

Au terme d’une saison marquée par la fameuse histoire des matchs présumés truqués, le Nîmes Olympique a connu un exercice 2014/2015 plus que délicat. Partant avec un handicap de huit points, son entraîneur, José Pasqualetti est conscient que la tâche semble compliquée. Il aborde pour MaLigue2 le passé et futur de son club.

MaLigue2 : La saison dernière a été éprouvante après une relégation administrative, une lutte pour  la Ligue 1 et des affaires internes, comment avez-vous vécu ces événements?

José Pasqualetti : Comme vous le dites, cela a été une saison éprouvante, cette histoire avec Kasparian et Conrad puis la décision de Frédéric Thiriez, c’est beaucoup de choses à encaisser en une saison pour un club.

José Pasqualetti II

Un brin penseur le José.

Sur le plan sportif, votre équipe a clôturé la saison à la 15ème place et a surtout encaissé beaucoup de buts (18ème défense de Ligue 2). Comment l’expliquez-vous ?

Vous qui avez tous les outils statistiques pour regarder, je vais vous retournez la question, combien de buts a-t-on pris entre le mois janvier et  de mars ? (13 sur les 57 au total, ndlr). Bien sûr avec mon staff nous analysons ces défaillances, on cherche des solutions. Alors oui, après, on peut l’expliquer par l’arrivée de nouveaux joueurs, d’autres qui découvraient la Ligue 2, un nouvel entraîneur, un nouveau schéma tactique…

L’effectif est dans un nouveau cycle avec plusieurs départs et l’apparition de jeunes du centre de formation, est ce que l’osmose est en train de se produire ?

J’espère, l’osmose est bonne, le groupe est jeune mais les joueurs travaillent bien. Malheureusement, cette première victoire (vendredi soir, nldr) ne nous enlève pas trois points (rires). Je n’ai même pas envie de parler de ces huit points de retard, maintenant, je me concentre seulement sur le futur.

Votre recrutement est basé sur des paris comme avec Tchenkoua, Sergio ou Chamed, c’est un risque assumé ?

Nîmes groupe

Quand coach Pasqualetti parle, on écoute.

Vous savez quand vous avez une enveloppe de cent et que pendant ce temps d’autres en ont une de mille, il y a une certaine différence. Mais tous ces joueurs je les ai voulu, c’est mon choix et je l’assume.

Justement, allez-vous effectuer des retouches dans le groupe, notamment dans le secteur défensif ?

Non, aucune retouche dans le secteur défensif n’est prévue. Nous avons des joueurs déjà en place, le recrutement est presque terminé de notre côté.

« Les 50 points synonymes de maintien est un objectif cohérent« 

Cette nouvelle édition ne s’annonce pas de tout repos notamment avec ces huit points de retard, quel est votre regard sur la saison à venir et quels sont les objectifs ?

On vise la première place, comme la Juventus a déjà fait par le passé (rires). On va se projeter d’abord sur les trois premiers matchs, si je suis encore là après les trois premières journées, c’est que ça va (rires). Non plus sérieusement, notre calendrier de ce début de saison est loin d’être simple. Les 50 points synonymes de maintien est un objectif cohérent pour l’équipe cette saison.

Donc cela ne va pas vous empêcher de prôner votre jeu vers l’offensif comme la saison dernière ? 

La solidarité nîmoise devra être sans faille.

La solidarité nîmoise devra être encore une fois sans faille.

Toujours en effet, ça ne va pas changer, c’est ma volonté. Le jour où je change ma philosophie de jeu j’arrête le football.

Le début du championnat approche, Evian connait également un remaniement important, est-ce un adversaire compliqué pour une première ?

Partout, tout est différent, il y a du changement, des nouveaux joueurs, des nouveaux entraîneurs. Avec tout le respect que j’ai pour Evian, j’ai envie de dire chacun ses problèmes. Avant tout mon principal problème, c’est mon équipe. En tout cas j’espère qu’Evian se rendra compte que contre Nîmes la tâche ne sera pas simple.

Crédit photo : Fabrice Foures / Laurent Mazure / Nîmes Olympique

 

Mustapha Bettache
Mustapha Bettache
Bernard Rahis (à droite)
Bernard Rahis (à droite)
Joseph Ujlaki
Joseph Ujlaki
Hassan Akesbi, Dominqiue Colonna (légendaire gardien de Reims) et Paul Calabro (Président du N.O.)
Hassan Akesbi, Dominqiue Colonna (légendaire gardien de Reims) et Paul Calabro (Président du N.O.)
Stanislas Golinski
Stanislas Golinski
Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes
Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes
Stephan Dakowski
Stephan Dakowski