Nîmes s'est incliné 2-0 à Nice, lors de la 22e journée de Ligue 1. Atal et Saint-Maximin ont fait déjouer les Crocos, qui auraient pu encaisser un score plus lourd sans un Bernardoni des grands soirs. 

Après trois matches au stade des Costières, pour deux succès obtenus, les Nîmois voulaient garder la cote à l'extérieur. Pour ce déplacement à Nice, la quatrième rencontre en dix jours, Bernard Blaquart a procédé à cinq changements par rapport à l'équipe qui avait débuté face à Angers (3-1). On assistait à un retour du duo royal de Ligue 2 de l'année dernière, Bozok-Alioui dans un système en 4-4-2, alimenté par Bobichon, à gauche et Bouanga, à droite, qui ont souvent permuté. Valls revenait dans l'entre-jeu pour faire souffler Ferri, et Paquiez prenait la place de Maouassa, à gauche de la défense.

La rencontre démarrait par un long round d'observation. Une seule frappe durant le premier quart d'heure. Une tête non cadrée du Niçois Ganago, marquée par quelques imprécisions dans les passes des deux côtés. Le temps pour Bouanga et les siens de se régler. Le Gabonais était à l'initiative de la première étincelle de la rencontre en faisant briller Benitez d'un tir enroulé du droit (17e).

Les Nîmois animaient cette première période. Bobichon, tentait sa chance de loin et voyait son tir détourné de peu par le portier niçois (21e). Présents dans les duels, les visiteurs parvenaient à se projeter facilement en attaque. La tête d'Alioui manquait de puissance pour inquiéter Benitez, après un excellent centre d'Alakouch (21e). Bozok aussi trouvait le gardien des Aiglons sur sa route après un tir du gauche (26e), puis le Franco-turc ratait le cadre du droit (35e). Les plus belles occasions étaient donc nîmoises mais le compteur restait vierge.

Les Niçois surtout dangereux, côté droit avec Atal et Saint-Maximin de l'autre, étaient plutôt timides. L'ancien Stéphanois, lancé par Ganago obligeait Bernardoni à la parade (19e), mais il semblait en position de hors-jeu. Le gardien prêté par Bordeaux, volleyait le coup-franc tapé par Cyprien (30e). La fin de première période était à l'avantage des Azuréens.

À la suite d'une mauvaise intervention de Landre, Cyprien aurait pu ouvrir la marque (40e). Derrière, Tameze servait Atal, oublié par Paquiez, qui trompait Bernardoni d'un tir puissant et croisé (1-0, 41e). Une erreur de marquage payé cash par le promu. Déjà bourreau des Nîmois à l'aller, une jeune pépite qui risque d'être très convoitée en fin de saison, l'Algérien de 22 ans récidivait.

Menés à la pause, les Crocos réagissaient sur corner dès la reprise. À la manette Savanier, à la reprise Paquiez qui se distinguait d'un tir tendu du droit (51e). Une tentative trop dirigée sur le gardien qui dégageait des deux poings. Comme en première période, le réalisme niçois faisait la différence. Saint-Maximin accélérait sur la gauche et réalisait son dribble spécial en rentrant sur son pied droit.

Cette fois-ci, Alakouch était trop loin pour contrer son tir, Bernardoni trop court pour dévier le ballon, qui finissait sa course dans le petit filet (2-0, 54e). Un gros coup sur la tête des Nîmois, devant la patience et l'efficacité des Aiglons. Dans la foulée, Bernardoni remportait son duel face à Sylvestre et évitait le KO (60e).

Sans la belle performance de Bernardoni, les Nîmois repartaient de la Côte d'Azur avec une valise. Le divin chauve nîmois serrait les jambes pour repousser, à bout portant, le tir de Maolida (72e). Sur la banderille suivante, il fermait l'angle pour stopper la frappe de Saint-Maximin (73e). Alioui rallumait brièvement la flamme pour les Crocos, éteints en attaque, avec un tir flottant du gauche qui passait juste au-dessus de la barre de Benitez (75e). Quelques erreurs décisives en défense, trop d'égoïsme en attaque, à l'image de Bouanga, les Crocos, inexistants dans les duels, concédaient leur neuvième défaite de la saison. Nîmes recule provisoirement à la 11e place en attendant le derby face à Montpellier, dimanche prochain, aux Costières.

De Nice, Corentin Corger

Stade Allianz Riviera. NICE - NÎMES OLYMPIQUE  2-0 (mi-temps : 1-0). Arbitre : M. Millot. But pour Nice : Atal (41e), Saint-Maximin (54e) . Avertissement à Nice : Ganago (31e). Avertissements à Nîmes : Landre (52e), Thioub (92e).

Nice : Benitez - Atal, Herelle  Dante, Sarr - Cyprien (Walter, 62e), Tameze, Danilo - Sylvestre (Maolida, 72e), Ganago (Lees-Melou, 81e), Saint-Maximin. Entraîneur : Patrick Vieira. Remplaçants non utilisés : Clementia, Coly, Burner, Makengo. 

 

Nîmes Olympique : Bernardoni - Alakouch, Briançon (cap), Landre, Paquiez – Bouanga (Thioub, 76e), Savanier, Valls (Ferri, 62e), Bobichon - Bozok (Ripart, 63e), Alioui. Entraîneur : Bernard Blaquart. Remplaçants non utilisés : Valette, Lybohy, Maouassa, Guillaume.

Bernard Blanquart : « On a été battus logiquement par une équipe meilleure techniquement que nous. Je regrette qu'on n'ait pas su marquer en première période. On a été tendres dans les 25 derniers mètres. On n'avait pas tout à fait les jambes. C'est notre quatrième match en 10 jours. Nice a des joueurs extrêmement rapides. Malgré le courage, on a baissé pied. J'ai trouvé Nice beaucoup plus vif et tonique que nous. On ne boxe pas dans la même catégorie. Mais perdre à Nice n'est pas une honte. On n'a pas été ridicules. On a 29 points, il n'y a pas de raison qu'on s'écroule. Aujourd'hui, on n'est pas inquiets, à moins qu'on ait dix blessés... »

Patrick Vieira : « C'est une belle victoire. On a été très bien dans l'état d'esprit et la discipline. C'est un match plutôt complet de la part de l'équipe. On aurait pu marquer plus et plus tôt. On manque d'agressivité. Défensivement on a été très bien, solide. Walter (Benitez) est un des meilleurs gardiens du Championnat. On est en train d'évoluer. Les joueurs prennent du plaisir à jouer ensemble. Quelque chose est en train de se créer. Il faut continuer à être derrière eux. Les blessés reviennent. Les jeunes travaillent très bien.

Je ne sais pas si on renforcera l'équipe. On est en manque de joueurs offensifs mais ça peut arriver de l'intérieur. On doit continuer à s'améliorer. Mais je sais que les joueurs vont se donner les moyens d'être européens. Ma responsabilité est de tirer le maximum de chacun.

(Sur le départ de Balotelli) Mario n'a jamais posé de problème. Il a décidé de partir. Il était temps pour lui d'un nouveau challenge après deux très belles années à Nice. Et sur un plan personnel, il a bien débuté. »

Allan Saint-Maximin (attaquant de Nice et buteur) : « Cette victoire fait du bien même si on aurait pu s'imposer plus largement. Est-ce notre meilleur match de la saison ? Il est certain que l'avons bien maîtrisé. Un match complet. Il faut s'en inspirer pour la suite. Six buts depuis le début de la saison, cela commence à être intéressant. J'essaie de me mettre au service du collectif. Ce soir, ça fait filoche ! Je ne suis pas un leader mais j'ai plus de responsabilités après le départ de Mario Balotelli. Je ne peux pas penser qu'à dribler sur le terrain. Je dois être plus efficace. On ne s'attarde pas au classement. On essaie de prendre le plus de points. On ne lâchera rien.»

Après avoir annoncé son prochain départ, début janvier, Jean-Pierre Rivère a assisté à son « dernier match en tant que président » ce samedi, lors de la victoire de Nice contre Nîmes (2-0). En désaccord avec les actionnaires sino-américains, le futur ex-patron du Gym quittera prochainement ses fonctions. « Le 30 janvier, le conseil de surveillance se réunira, au cours duquel Julien Fournier (le directeur général) et moi remettrons notre lettre de démission, a-t-il précisé. Je resterai actionnaire à hauteur de 20 % en vue de la cession ultérieure dans le cadre d'un accord modifié en fin de saison passée. » Sous sa direction, depuis son arrivée en juillet 2011, le club a vécu une période assez faste, avec une troisième (2017) et deux quatrièmes places en Ligue 1 (2013, 2016).

RECHERCHE ARTICLE OU PERSONNALITE

"S'il n'y avait que des équipes comme Nîmes Olympique en Ligue 1, on s'emmerderait moins"     (Pierre Ménès - Canal Plus)

clic sur les photos pour agrandir

Stanislas Golinski
Stanislas Golinski
Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes
Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes