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Après 85 minutes assez fades, Nîmes est parvenu à battre Caen 2-0 grâce à un coup de tête salvateur de Bouanga et un but contre son camp de Gradit. Avec 40 points, le maintien est acquis.

Il n'y a pas qu'à Caen que les tripes sont à la mode. Les gardois ont prouvé ce soir qu'ils en ont aussi pour s'imposer aux forceps dans un match durant lequel ils n'ont pas été transcendants.

Avec le vent et la fraîcheur, on serait cru un soir de novembre aux Costières. Une ambiance froide renforcée par l'absence d'encouragements lors du premier quart d'heure avec une grève des Gladiators. Des ultras qui dénoncent la suppression de 400 places à la vente, en tribune Est, après les incidents survenus face à Strasbourg (2-2). Et les acteurs ne réchauffaient pas l'enceinte. L'entame était hachée avec M. Thual qui multipliait les coups de sifflet.

La première banderille était à mettre à l'actif des locaux. Après un corner parfaitement tiré par Savanier, Briançon réussissait le bon appel pour reprendre le ballon à bout portant. Mais sa reprise du genou poussait le ballon sur Samba qui détournait sur sa ligne. Derrière, Bobichon écrasait sa reprise (12e). Caen réagissait en contre-attaque. Après une vaine tentative de Bouanga de rentrer balle au pied dans la surface, Ninga ressortait rapidement le ballon et trouvait Crivelli. D'un petit pont, l'ancien Bordelais éliminait Maouassa mais son tir du droit passait à gauche des cages de Bernardoni (17e).

Alors que les GN 91 faisaient enfin leur entrée en scène et se mettaient à chanter, c'est Ninga qui menait la danse en éliminant Briançon puis Valls et obligeait Bernardoni à stopper sa frappe du droit (21e). Les Crocos étaient peu inspirés, certainement freinés par la tramontane. Plus sérieusement, un réel sentiment de désorganisation se faisait sentir. Le dispositif en 4-3-3 ne permettait pas à Nîmes de maîtriser son sujet comme à pu être le cas une partie de la deuxième période, à Saint-Étienne.

Guillaume se trouvait esseulé en pointe. Bouanga tentait de trouver des solutions dans l'axe mais sans conclusion positive. Néanmoins, une éclaircie venait du pied droit de Ripart qui tentait sa chance à 25 mètres d'une frappe tendue (35e). Samba, le gardien normand, veillait et repoussait au premier poteau.

À la pause, Caen menait aux points avec deux occasions à une. Savanier rééquilibrait le tableau en frappant directement un coup franc d'environ trente mètres. La trajectoire légèrement flottante du ballon ne gênait pas Samba, qui dégageait le danger au milieu de son but (49e). Les Crocos n'étaient pas capables de mettre de l'intensité et de faire douter des Normands qui parvenaient à conserver le ballon.

Nîmes se procurait quand même deux petites situations. Après un centre de Bouanga, la talonnade de Guillaume manquait de puissance pour tromper la vigilance du portier caennais (56e). Savanier pourtant bien décalé par Ripart, à l'entrée de la surface, rentrait mal dans le ballon (63e) et ne cadrait pas.

Le plus gros soupir du public des Costières intervenait après une frappe de Bobichon (72e). Le ballon passait proche du montant droit surveillé par Samba. La fin des opérations n'était pas au niveau d'une rencontre de l'élite. Les transmissions étaient imprécises et les tentatives étaient muettes. Mais ce soir Nîmes pouvait compter sur sa bonne étoile en la personne de Bouanga. Le Gabonais sautait dans le bon timing pour smasher de la tête un ballon délivré par Thioub, entré en jeu depuis quelques minutes (1-0, 85e).

La balle de 2-0 n'était ensuite pas loin mais ni Bouanga ni Ripart ne pouvait la transformer devant les cages. Ferri lui y parvenait avec un peu de réussite (2-0, 90e+4). Lancé par Thioub côté droit, le joueur prêté par Lyon voyait son centre contré par le malheureux Gradit et le ballon finissait dans les filets caennais. Avec 40 points, le NO conserve sa 11e place et on peut dire qu'il est maintenu même si la leçon de maintien a quelque peu manqué de flamboyance.  Corentin Corger

 

31e journée de Ligue 1. Stade des Costières. Nîmes Olympique - Caen 2-0  (mi-temps : 0-0). Spectateurs : 12 183. Arbitre : Olivier Thual. Buts à Nîmes : Bouanga (85e), Ferri (90e+4). Avertissements à Nîmes : Briançon (42e). Avertissements à Caen : Zahary (11e), Fajr (20e), Deminguet (42e), Djiku (90e).

 

Nîmes : Bernardoni – Paquiez (Thioub, 71e), Briançon (cap.), Lybohy, Maouassa - Bobichon, Savanier, Valls (Ferri, 65e) - Bouanga, Guillaume, Ripart. Entraîneur : Bernard Blaquart. Remplaçants non utilisés : Valette, Miguel, Valdivia, Alioui, Bozok.

 

Caen : Samba - Guilbert, Gradit, Djiku, Imorou - Deminguet, Oniangue, Fajr - Zahary (Armougom, 76e), Crivelli (Tchokounte, 77e), Ninga. Entraîneur : Fabien Mercadal. Remplaçants non utilisés : Zelazny, Diomande, Sankoh, Khaoui, Beauvue.

Les réactions : 
Bernard Blaquart : « On est très satisfaits de renouer avec le succès, on s'attendait à un match compliqué face à un adversaire qui se bat pour le maintien. Il fallait être patients, ne pas faire n'importe quoi, on est bien restés en place et l'on a finalement été récompensés. On aurait pu ne pas l'être, mais il ne fallait surtout pas se désorganiser. On a été un peu calculateurs, solides défensivement avant de nous projeter vers l'avant, mais ce soir, Nîmes a obtenu à 100 % son maintien avec le plus petit budget de Ligue 1. Maintenant, on peut se projeter vers la saison prochaine. »

 

Fabien Mercadal (entraîneur Caen) : « On voulait faire un match solide. On a presque réussi notre coup avant de craquer... un peu trop tard à cinq minutes de la fin. C'était trop court pour espérer pouvoir égaliser, c'est rageant. Jusque-là, on avait été sérieux, compacts, avec une bonne charnière défensive, mais on n'a peut-être pas su assez peser offensivement. On a beaucoup donné, peut-être de façon maladroite, le contenu n'a pas non plus été trop mauvais. On n'a pas réussi à prendre ce petit point, mais après ces deux matches compliqués de rang à l'extérieur, on est toujours en vie après avoir gagné à Monaco. On est déçus, mais il reste sept matches et l'on est encore vivants. »

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"S'il n'y avait que des équipes comme Nîmes Olympique en Ligue 1, on s'emmerderait moins"     (Pierre Ménès - Canal Plus)

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Stanislas Golinski
Stanislas Golinski
Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes
Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes