Grâce à un pénalty de Ripart et du sérieux en défense, les Nîmois l’ont emporté à Reims 1-0. Ils se sont rassurés et ils font une belle opération dans le bas du classement de la Ligue 1. La chance était nîmoise car les Rémois ont frappé la barre transversale gardoise dans le temps additionnel.

Deux semaines après l’humiliante défaite 5-1 infligée au stade des Costières par le SCO d’Angers, les Crocodiles étaient attendus au tournant. Une réaction était vivement espérée, au risque de plonger dans la zone des relégables, en cas de victoire de Strasbourg à Montpellier. C’est sans Briançon ni Melling, tous les deux blessés, que les Nîmois abordent cette onzième journée de Ligue 1.

Jérôme Arpinon a choisi de faire six changements par rapport au désastre de la précédente journée. Briançon, Alakouch, Aribi, Eliasson, Benrahou et Deaux (suspendu) laissent leur place de titulaire à Martinez, Paquiez, Ahlinvi, Fomba, Ripart et Koné. Avec l’objectif de retrouver une solidité défensive, Nîmes décide de joueur avec un bloc plus bas qu’à l’habitude, et dans l’idée de se projeter rapidement vers l’avant au moment de la récupération du ballon.

Les premières minutes sont à l’avantage de Reims avec la possession du cuir et une première frappe de Cafaro, déviée par Fomba, mais qui ne trompe pas Reynet (3e). Nîmes n’est pas en reste. Ahlinvi, voyant le gardien de but champenois un peu avancé, tente sa chance de loin mais sans succès (9e). Dans la foulée, les Crocodiles placent leur première contre-attaque avec encore Ahlinvi qui lance Ripart dont le centre tendu ne peut être repris par Koné, qui est de toute façon en position de hors-jeu (10e).

Puis le Stade de Reims se fait plus dangereux avec un centre de Berisha, et il ne manque que quelques centimètres à Sierhuis pour pouvoir le dévier (12e). À la suite d’un corner détourné par Reynet, le ballon est repris par Sierhuis qui l'envoie au-dessus de la transversale nîmoise (17e). Peu bousculés, les Nîmois restent bien en place et ils repoussent le danger sans trop de difficultés. Cela donne une première période ennuyeuse.

Heureusement, la rencontre s’anime. Sur une contre-attaque rondement menée, Ripart centre pour Koné, idéalement placé, mais l’attaquant sénégalais tergiverse et laisse échapper une énorme occasion (47e). Les Champenois aussi se réveillent avec un tir de Cafaro que Reynet détourne d’une claquette (52e). Sur un long dégagement de Reynet, le ballon parvient à Burner qui centre fort, mais Ripart ne peut pas redresser la course du ballon (56e).

Incontestablement les Nîmois sont plus fringants qu’en première période et ils en sont récompensés. Ferhat, dans ses œuvres, réussit un petit-pont sur De Smet et il entre dans la surface de réparation rémoise, obligeant le défenseur à la faute. Monsieur Stinat désigne le penalty que Ripart transforme en prenant Diouf à contre-pied (0-1, 62e). La réaction des joueurs locaux est immédiate un centre de Doumbia repris au premier poteau par Touré, mais Reynet reste vigilant.

La fin de la rencontre est stressante avec Reims qui pousse et Nîmes qui résiste. Le temps additionnel est complètement fou avec des Champenois qui échouent deux fois sur la barre transversale nîmoise (90+3 et (90+4) et une fois sur une superbe parade de Reynet (90+4), dans un grand jour. Avec un peu de chance et de réussite, les Crocodiles s’imposent et mettent un terme à une série de quatre défaites. Ils profitent aussi des défaites de Strasbourg et Dijon pour repousser les relégables à cinq points.

11journée de Ligue 1. STADE DE REIMS – NÎMES OLYMPIQUE 0-1.

Stade Auguste-Delaune. Mi-temps : 0-0. Rencontre disputée à huis-clos. Arbitre : M. Stinat. But : Ripart (62e sp). Avertissements à Reims : Sierhuis (18e), Munetsi (46e) et Berisha (82e). Avertissement à Nîmes : Ripart (34e).

Reims : Diouf – Foket, Maresic, Abdehamid, De Smet (Kona, 67e) – Mbuku (Doumbia, 58e), Berisha, Muneti, Cafaro (Zeneli, 78e) – Sierhuis (Touré, 58e), Dias. Remplaçants non utilisés : Ndiaye, Kutesa, Ekitike, Cassama et Drammeh. Entraîneur : David Guion. 

Nîmes : Reynet – Burner, Landre, Martinez, Paquiez – Cubas, Fomba, Ahlinvi – Ferhat, Koné (Denkey, 55e puis Aribi, 80e), Ripart. Remplaçants non utilisés ; Dias, Miguel, Alakouch, Duljevic, Benrahou, Eliasson et Roux. Entraîneur : Jérôme Arpinon.

Jérôme Arpinon : « Cette victoire nous remet la tête à l'endroit et valide notre travail. Dans nos derniers matches, on n'avait pas vraiment reconnu le Nîmes Olympique. On avait un peu perdu nos valeurs, on les a retrouvées. La trêve nous a fait du bien, on a pu récupérer des blessés, remettre à niveau certains joueurs physiquement et on a pu bien travailler défensivement. 

Aujourd'hui, on a mis en place un plan de jeu : on n'a pas eu beaucoup d'occasions mais on a su bien défendre et ça a marché. C'était voulu, de laisser les Rémois faire le jeu. J'ai des joueurs qui aiment courir et si on peut gagner tous les matches comme ça, pas de problème. Beaucoup ne croient pas en nous mais nous, nous croyons en nous. J'ai un groupe uni, qui bosse beaucoup, et je suis très fier de mes joueurs. »

David Guion (entraîneur de Reims) : « Avant le match, on avait identifié le scénario et le plan de jeu de Nîmes. Mes joueurs n'ont pas été surpris. C'était le schéma typique d'une attaque-défense, dans lequel on n'a pas réussi à trouver l'ouverture. En première période, on a manqué de vitesse, de créativité et de finesse technique. 

Après le but, le comportement de mes joueurs a été beaucoup plus agressif et, dans les dernières minutes, il y a un arrêt miraculeux du gardien nîmois et les deux barres. C'est un manque de réussite flagrant mais la réussite, elle se provoque. On doit provoquer les choses beaucoup plus tôt et on ne peut pas le faire uniquement en fin de match. À mon sens, le penalty est discutable. Le joueur (Zinedine Ferhat) leurre complètement l'arbitre et c'est très surprenant que l'arbitre ne se déplace pas (pour voir la vidéo). Perdre est difficile, sur cette action-là, c'est encore plus douloureux. »

L'arrière droit du Stade de Reims, Thomas Foket, a du mal à digérer le pénalty sifflé à l'encontre de son équipe, contre Nîmes (0-1) dimanche, en Ligue 1. « Comment analysez-vous la défaite de Reims contre Nîmes (0-1) ?

On savait comment allait se passer ce match : ils allaient défendre à 11. On l'a pourtant bien géré, jusqu'au pénalty pour Nîmes (62e). On est restés concentrés, patients. On a essayé de trouver des solutions, de garder le ballon, de bouger de droite à gauche pour attendre le bon moment. Mais il faut avoir la finesse pour trouver le bon petit ballon dans la défense adverse. Peut-être qu'on aurait dû pousser plus tôt, pour leur dire que ce match ne serait pas pour eux. On ne leur a pas donné beaucoup d'occasions mais on a pris ce "péno" très, très léger. À mon avis, il n'y a pas grand-chose.

Peut-on dire que vous êtes gênés par les blocs bas ?

Oui, comme beaucoup d'équipes. Chaque équipe défend bien, c'est un peu dans notre style de jeu. Mais on a des joueurs pour mettre un peu plus de pression, beaucoup de joueurs de qualité qui jouent bien au ballon. On aurait pu leur faire mal comme ça, il manque juste un peu de justesse.

Êtes-vous préparés à jouer le maintien ? 

On l'a fait avant aussi. On a connu deux belles saisons, mais il y a vu des périodes où on était aussi à cette place-là. Tout peut se passer mais c'est vrai que dans des matches comme aujourd'hui, un nul te permet de garder l'écart avec l'équipe derrière nous. On a une équipe jeune, il y a beaucoup d'envie de faire de belles choses et de bien jouer au foot. Mais, en L1, il faut être patient, bien défendre et être concentré jusqu'au bout. »

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Stanislas Golinski
Stanislas Golinski
Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes
Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes