Malgré une bonne prestation, les Crocodiles ont subi leur première défaite de la saison à domicile 2-4 face à Rennes. Les Bretons étaient tout simplement plus forts.

Les Nîmois n’avaient pas la tâche facile cet après-midi au stade des Costières. Avec la venue du Stade Rennais, c’est ni plus ni moins qu’un Européen qui était opposé aux Crocodiles. Troisième du précédent championnat de Ligue 1, les joueurs de Julien Stéphan ont gagné le droit de jouer le tour préliminaire de la champions League.

Dès les premières secondes les Rennais justifiaient leur statut continental. Ils se procuraient deux corners. Sur le premier, Cubas ne parvenait pas à dégager le ballon qui était centré sur la tête de Da Silva, obligeant Reynet à détourner le danger (2e).

Après cet avertissement sans frais, les Crocodiles se créent un gros temps fort. D’abord sur un corner de Philippoteaux, repoussé par les Rennais mais la reprise de Deaux n’était pas assez appuyée (5e). Meling lançait parfaitement Denkey qui ne parvenait pas à enchaîner assez rapidement (7e). Nîmes insistait avec un centre de Cubas que Philippoteaux n'arrivait pas à reprendre et qui passait devant les buts de Salin (8e).

Le duo Deaux – Cubas faisait une grosse récolte de ballons et l’Argento-Paraguayen tentait une frappe qui passait à côté (10e). La tentative bien qu’infructueuse déclenchait les applaudissements des spectateurs. Sérieux et appliqués, les Nîmois tenaient la comparaison avec leur adversaire européen. Après un ballon perdu par Rennes dans le milieu de terrain, Benrahou servait Ferhat sur le côté droit qui frappait instantanément mais ça passait à côté.

Les occasions étaient là pour les Nîmois mais pas l’efficacité. Le marquage des visiteurs était parfois rugueux et les supporters nîmois reprochaient à monsieur Lesage, l’arbitre, de ne pas sanctionner les interventions douteuses sur Denkey (17e) et Philippoteaux (20e).  Rennes n’en menait pas large et sur un centre de Ferhat, Denkey était à deux doigts d’égaliser (22e).

Dominateur, Nîmes s’exposait aux contre-attaques ultra rapides des Bretons. C’était le cas quand Guirassy s’enfuyait à toutes jambes et résistait à Meling avant d’envoyer le ballon au ras du poteau droit de Reynet (30e). Le KO n’était pas passé loin. Les Crocodiles finissaient tout de même par être récompensés de leurs efforts. Sur le sixième corner nîmois, exécuté par Philippoteaux, le ballon était dégagé par la défense rennaise mais Cubas, en embuscade, armait une reprise limpide pour tromper Salin. (1-1, 37e).

L’égalisation n’était que justice mais la joie des Nîmois était de très courte durée. Dans la minute suivante, Tait éliminait Landre. Il entrait dans la surface de réparation nîmoise et centrait en retrait pour Guirassy qui redonnait l’avantage à son équipe (1-2, 38e). Les coéquipiers de Renaud Ripart entraient aux vestiaires avec le sentiment légitime d’être bien mal payés dans ce premier acte.

La seconde période débutait sur un faux rythme imposé par les Bretons. Mais de la brume surgissait l’éclair. Une fois n’est pas coutume, c’est Nîmes qui partait en contre-attaque. Ripart passait le ballon à Meling qui se débarrassait habilement de son vis-à-vis et centrait en retrait pour Ferhat qui égalisait (2-2, 55e). Le repositionnent de Ripart à un poste de milieu offensif gauche avait changé la donne.

Dès lors, les Rennais ne se contentaient plus de contre-attaquer mais ils prenaient le jeu à leur compte. Nîmes souffrait alors et sur un centre de Maouassa, la tête piquée de Guirassy passait juste au-dessus du but de Reynet (65e). Les crocodiles pliaient et finissaient par craquer. Sur un coup-franc, Bourigeaud déposait le cuir sur la tête de Aguerd qui trompait Reynet (2-3, 73e).

Dans les ultimes secondes, les Nîmois réclamaient une main rennaise dans la surface de réparation, mais elle n’était pas accordée par l’arbitre. À la fin du temps additionnel, c'est Bourigeaud qui corsait l’addition (2-4, 90+3). Les Crocodiles s’inclinent pour la première fois de la saison à domicile et pour la seconde fois consécutive. Vendredi, il faudra redresser la barre à Lyon et ce ne sera pas facile.

Norman Jardin.

Troisième journée de ligue 1. NÎMES OLYMPIQUE – STADE RENNAIS 2-4.

Stade des Costières. Mi-temps : 1-2. Arbitre : M. Lesage. Spectateurs : 3 467. Buts pour Nîmes : Cubas (37e) et Ferhat (55e). Buts pour Rennes : Guirassy (13et 38e), Aguerd (73e) et Bourigeaud (90+3). Avertissements à Nîmes : Denkey (50e) et Ripart (71e).. Avertissements à Rennes : Maouassa (26e), Nzonzi (60e),  Camavinga (60e) et Bourigeaud (78e), Da Silva, (85e), et Salin (90+2)

Nîmes : Reynet – Ripart (cap), Landre, Martinez, Meling – Deaux (Fomba, 80e), Cubas – Ferhat, Benrahou (Roux, 80e), Philippoteaux (Alakouch, 46e, puis Briançon, 80e) – Denkey (Koné, 55e). Remplaçants non utilisés : Dias, Paquiez, Miguel, Sarr . 

Rennes : Salin – Traoré, Da Siva (cap), Aguerd, Maouassa, Nzonzi, Camavinga (Bourigeaud, 64e), Martin, Raphinha (Gboho, 87e), Guirassy (Hhunou, 80e) et Tait (Del Castillo, 80e). Remplaçants non utilisés : Bonet-Kapambu, Truffert, Soppy, Gelin et Rutter.

Jérôme Arpinon : « On a perdu face à un adversaire de haut niveau et réaliste. On rivalise dans le jeu avec Rennes. On fait un match cohérent. Tout cela est optimiste et encourageant. On ne va pas rougir de cette défaite. Après, on prend des buts sur des temps forts... Mais on est capable de marquer, on produit du jeu. On a su rivaliser avec Rennes. On s'est jaugé face à des Rennais qui jouent la Ligue des champions. Nîmes joue le maintien. On connaît notre objectif. Il va falloir apprendre vite de nos erreurs, faire encore plus et être plus attentifs sur les coups de pied excentrés. Aujourd'hui, on n'a pas perdu, on a appris. »

Julien Stéphan : « C'est un match où l'on s'est rendu coup pour coup avec des occasions de but de part et d'autre. Nîmes nous a mis souvent sous pression, mais aujourd'hui on a été efficaces. On a affiché du caractère, mais on a été aussi moins dans la maîtrise que dans nos matches précédents. Mettre quatre buts ici, c'est une excellente performance. C'est dur de gagner ici, peu de clubs gagneront ici. 

Je suis fier du caractère affiché, cela va nous permettre de bien voyager cette année, même si on n'a pas été aussi consistant que lors des deux premiers matches, mais on a montré du caractère. Aujourd'hui, on a augmenté notre taux d'efficacité. C'est bien, il fallait faire cela pour emporter ce match à Nîmes qui nous a mis une grosse pression, mais on n'a pas non plus été très efficaces : il y a de grosses occasions que l'on n'a pas réussi à concrétiser. »

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Stanislas Golinski
Stanislas Golinski
Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes
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