Pour leur premier match de la saison en Ligue 1, les Crocos ont terrassé le Stade Brestois en s'imposant facilement 4-0. Si Philippoteaux et Ferhat ont été les grands artisans de ce succès, la recrue Meling a signé des débuts fracassants en étant passeur puis buteur. 

Du rouge, quasiment que du rouge ! Voilà ce qu'on a vu dans cette première période tant les Crocos ont dominé leur adversaire brestois, tout de bleu vêtu. Dès la 7e minute, la tête de Loïck Landre terminait sur le poteau après un corner joué en deux temps et un centre de Romain Philippoteaux. C'est sur le côté gauche que les Nîmois semblaient plus incisifs et à l'aise. Illustration dans la foulée avec une longue ouverture de Lucas Deaux en direction de Birger Meling, qui centrait dans la surface pour une reprise du gauche concluante de Kévin Denkey (1-0, 8e).

Sur sa première opportunité, le Togolais inscrivait son quatrième but en Ligue 1 et son deuxième face à Brest. Il y a un an, il s'était distingué en marquant d'un retourné acrobatique face à ces mêmes Bretons. L'attaquant de 20 ans répondait aux attentes de son coach qui l'a titularisé en l'absence de Nolan Roux, testé positif à la covid-19. Une entame parfaite pour le NO mais pas question de se reposer sur ses lauriers. Et ça Jérôme Arpinon, qui fêtait sa première en Ligue 1 en tant qu'entraîneur principal, y veillait sur le bord du terrain.

"Faut pas dormir", pouvait-on entendre des tribunes. Un coach très présent pour sans cesse replacer et encourager ses hommes. Notamment pour les aider à maintenir ce pressing très haut qu'il voulait mettre en place et qui a déstabilisé la formation finistérienne. Après un centre-tir non cadré de Renaud Ripart (13e), capitaine du jour, c'est Denkey qui croisait trop son tir à la suite d'une récupération haute de la ligne offensive gardoise (17e).

Supérieurs sur tous les plans du jeu, les locaux poursuivaient leur domination. Zinedine Ferhat s'infiltrait dans la surface côté droit mais personne ne reprenait son centre devant le but (19e), le coup franc frappé par Yassine Benrahou passait au-dessus du but (26e). Poussés par les quelque 2 000 spectateurs présents, loin de la jauge des 5 000 autorisée pendant cette crise sanitaire, les Crocos accentuaient leurs efforts. Toujours très offensif, Meling menait un contre et combinait avec Philippoteaux qui lui redonnait le cuir dans la surface pour une finition chirurgicale de la part du latéral qui perçait la lucarne de Larsonneur (2-0, 31e).

Le break était fait. L'arrière gauche recruté cet été en provenance de Rosenborg signait des débuts fracassants en réalisant une passe décisive et en marquant son premier but en Ligue 1. Un joueur qui a surtout rapidement pris ses aises sur ce couloir aux côtés de Philippoteaux pour combiner de manière fluide. Meling avait droit à sa première ovation du public des Costières en fin de partie au moment de sa sortie. Logiquement, après tant d'efforts fournis, les Nîmois levaient le pied en fin de première période. L'occasion de voir à l'oeuvre une autre recrue estivale, en la personne de Baptiste Reynet. S'il n'a pas eu à intervenir sur la tête manquée à bout portant par Le Douaron (38e), le gardien gardois repoussait devant Honorat (46e).

Une avance confortable à la pause qu'il fallait désormais conserver. Au retour des vestiaires, les débats s'équilibraient. Même si la plus belle opportunité était à mettre à l'actif des Crocos avec une frappe limpide de Ferhat à l'entrée de la surface que le portier des Ty'Zefs détournait du bout des gants (61e). L'adversaire était seulement dangereux sur coups de pied arrêtés avec deux reprises de la tête peu inquiétantes de Chardonnet (52 et 54e). Maître de son sujet Nîmes pliait la rencontre à 20 minutes de son terme sur une action juste techniquement de A à Z.

Une passe lumineuse de Ferhat pour Denkey, qui temporisait et décalait Philippoteaux, seul, qui ajustait tranquillement Larsonneur (3-0, 69e). Réduit à dix après l'exclusion de Chardonnet pour une faute sur Moussa Koné (76e), l'après-midi tournait au cauchemar pour Brest qui encaissait même un quatrième but. Ce même Koné, qui avait refusé de sortir sur le tacle du défenseur breton, ajoutait sa pierre à l'édifice en marquant du droit sur une offrande de Ferhat, double passeur cet après-midi (4-0, 84e). Il faut remonter à novembre 2018 pour voir une victoire 4-0 des Crocos en Ligue 1, c'était sur la pelouse de Dijon. Avec ce résultat net et sans bavure, les Crocos signent une entrée du tonnerre dans cette Ligue 1 2020/2021 !

Corentin Corger

1ère journée de Ligue 1. Nîmes Olympique - Stade Brestois 29 4-0 (mi-temps : 2-0). Stade des Costières. Spectateurs : 2 026. Arbitre : Jérémie Pignard. Buts pour Nîmes :  Denkey (8e), Meling (31e), Philippoteaux (69e), Koné (84e). Avertissements à Nîmes : Deaux (36e), Benrahou (42e). Avertissements à Brest : Faussurier (35e), Duverne (50e), Pierre-Gabriel (66e). Exclusion à Brest : Chardonnet (77e).

Nîmes : Reynet - Ripart (cap.), Landre, Martinez, Meling (Miguel, 79e) - Deaux (Fomba, 55e) Cubas (Sarr, 82e) - Ferhat, Benrahou (Koné, 55e), Philippoteaux - Denkey. Remplaçants non utilisés : Dias, Alakouch, Paquiez, Duljevic, Buades. Entraîneur : Jérôme Arpinon. 

Brest : Larsonneur - Pierre-Gabriel, Chardonnet, Duverne (cap.), Faussurier - Faivre, Diallo, Belkebla (Tavares, 67e) - Honorat (Charbonnier, 45e), Cardona (Battocchio, 67e) Le Douaron (Mbock, 79e). Remplaçants non utilisés : Cibois, Baal, N'Goma, Magnetti, Benvindo. Entraîneur : Olivier Dall'Oglio.

Jérôme Arpinon : « On a fait un match cohérent avec les ingrédients qu'il fallait, mais ce n'est pas une entame de saison en fanfare. On a brillé offensivement, mais il faut aussi mettre en avant notre jeu de transition. On a défendu en avançant, mis l'adversaire sous pression, mis du rythme pour étouffer l'adversaire. Je suis heureux. Aujourd'hui, on savoure.

Birger Meling ? C'est agréable de jouer avec une telle recrue, il a du coffre, il n'est pas avare d'efforts. Il a été dynamique sur son côté gauche, il est passeur et buteur, il finit avec des crampes. Je suis fier de ce groupe. Être leader du Championnat est anecdotique. Il y a encore 37 matches à jouer et il faudra que l'on améliore notre qualité de passe. »

Loïc Landre : « C'était important de démarrer par un succès. On avait à cœur de retrouver le Championnat. On a mis de la générosité, de l'engagement, et cela nous a souri. On a été bon offensivement, dans la transition, on n'a pas concédé beaucoup d'occasions. Je ne sais pas si cela est un match référence, mais c'est en tout cas un bon match. »

 

Olivier Dall'Oglio : « Il y a eu trop d'approximations. Certains se sont cachés dans ce match. On ne les a pas vus. On connaissait les valeurs nîmoises. On savait ce qui nous attendait, a fortiori après notre revers ici de la saison dernière (0-3), mais on a manqué de caractère, de force, d'abnégation, d'envie de gagner des duels. On a manqué de jus, de détermination. On s'est déplacé trop lentement sur les transversales nîmoises. 

À partir de là, c'est compliqué de gagner un match et pourtant je savais à quel match m'attendre. On n'a pas mis les ingrédients qu'il fallait pour ramener quelque chose. Il va falloir être plus fort mentalement si on ne veut pas connaître une saison difficile. J'espère que ce match va nous servir de leçon. Individuellement, il va falloir se remettre en question sans se voiler la face. Ce n'est que le premier match. On est encore en rodage, mais la prise de conscience individuelle est indispensable pour faire progresser le collectif. »

L'organisation au stade des Costières pour la réception des supporters face à Brest

Publié le lundi 17 août 2020 11:42 - Colin DELPRAT

 

Ce dimanche 23 août à 15 heures, la Ligue 1 reprend ses droits et le Nîmes Olympique débute une nouvelle saison dans l'élite avec la réception de Brest au stade des Costières. Une rencontre où environ 4 000 spectateurs seront présents.
"Le club de Nîmes Olympique suit le protocole national de la LFP en respectant la jauge des 5 000 personnes. Dès lors qu'il nous offre des garanties suffisantes, il n'y a pas de raison que ce match ne puisse pas se tenir", a confirmé le préfet du Gard, Didier Lauga.
D'abord réticent à l'idée d'accueillir seulement 5 000 personnes aux Costières, le président Rani Assaf a changé d'avis et proposera un peu plus de 4 000 billets à la vente dans la semaine. Joueurs, staff, officiels, sécurité, secours, journalistes, forces de l'ordre sont comptabilisés dans cette jauge et réduisent donc la capacité d'accueil. 
Seuls les anciens abonnés pourront acheter une place dans la semaine via la billetterie en ligne du club. Elle sera limitée à une par personne avec un système de "premier arrivé premier servi". Un procédé qui va se répéter sur l'ensemble des rencontres à domicile de Nîmes Olympique tant que la situation sanitaire n'évoluera pas positivement. "Nous avons opté pour ce que nous pensons être la moins mauvaise des solutions", indique Laurent Tourreau directeur des opérations au club.
Les tarifs devraient se rapprocher de ceux de la saison dernière lors d'un achat au match (hors rencontre de gala). Ils étaient de 25€ (Sud), 35€ (Nord), 55€ (Nord, secteur D). Une augmentation liée à la baisse de l'offre et à l'augmentation de la demande, nécessaire pour réduire les pertes de billetterie. Une équation que l'on retrouvera au nouveau stade. 
Une fois le précieux sésame en poche, l'organisation au stade sera stricte. Les spectateurs en tribune Nord et Sud suivront un sens de circulation avec masque obligatoire et gel hydroalcoolique à disposition. Ils seront assis sur une place sur deux sans la possibilité de se lever à l'exception de l'accès aux sanitaires. Les buvettes resteront fermées et les supporters devront prendre leur précaution en amont. La direction annoncera également en début de semaine si elle ouvre ou non la tribune Est et la boutique du stade. Elle doit également communiquer sur les modalités de remboursement concernant l'abonnement de la saison dernière (pas d'avoir).
Côté sportif, après un test négatif pour les joueurs et le staff vendredi à l'exception du cas positif, les membres du club seront à nouveau testés ce lundi.

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Stanislas Golinski
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Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes
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