Après une série de trois défaites, les Nîmois n’ont pas le choix ce dimanche, il faut l’emporter face à Angers SCO et ses anciens Crocodiles. Pour renouer avec une victoire à domicile qui lui échappe depuis le 23 août (Nîmes – Brest 4-0, première journée de L1), Jérôme Arpinon bénéficie des retours de Cubas et Ferhat, deux éléments sans lesquels le NO ne s’est jamais imposé cette saison. L’entraîneur des Crocodiles décide de faire six changements par rapport à la défaite subie dimanche dernier contre Metz.

Miguel, Fomba, Ripart, Roux et Koné deviennent remplaçants et Martinez n’est pas sur la feuille de match. Ils sont remplacés par Ferhat et Cubas qui sont de retour de blessure, Landre qui a purgé sa suspension, Benrahou, Alakouch et Aribi. Pour ces deux derniers, c’est même la première titularisation de la saison. Cette rencontre est aussi marquée par le retour à un système en 4-2-3-1, préféré au 4-4-2 de la semaine dernière.

Mais la rencontre débute très mal pour Nîmes. Sur la première action pour les Angevins, Thioub centre au second poteau pour Perreira-Lage, qui d’une tête piquée ouvre le score (0-1, 1e). À peine rentrés dans le match que les Crocodiles sont déjà menés. Les Nîmois ont tout de même une belle réaction avec un centre venu de la droite et repris par Ferhat, mais la frappe de l’Algérien est repoussée par le poteau gauche de Bernardoni (5e). Malgré cela, les joueurs de Jérôme Arpinon ne sont pas dans un grand jour. Le duo Cubas – Deaux n’a pas son rendement habituel, la défense fait preuve d’une grande fébrilité et Aribi ne reçoit aucun ballon négociable.

C’est le contexte idéal pour que le SCO fasse le break. Sur un ballon perdu par Deaux, Bahoken part dans un raid solitaire. Il élimine facilement Briançon, il résiste à Landre et trompe Reynet (0-2, 23e). Comme à la parade et il n’y a rien à y redire. En grande difficulté, pour ne pas dire plus, les Nîmois subissent les assauts Scoïstes. Sonnés, les Nîmois sont condamnés à l’exploit, mais sur cette première période, ils ne semblent pas en mesure de le réaliser.

D’ailleurs, la balle du 0-3 est successivement dans les pieds de Fulgini (33e) et Amadou (33e). Le premier échoue sur Reynet et le second rate le cadre. Quant à la défense angevine, une des plus friables de la Ligue 1, elle n’éprouve aucune peine à maîtriser les timides velléités gardoises.

À la pause, c’est Aribi qui fait les frais de ce premier acte décevant en laissant sa place à Denkey et les Nîmois reviennent avec des meilleures dispositions. Cela se traduit rapidement, avec Eliasson qui se débarrasse de Thioub et il centre pour Denkey, qui au premier poteau place une tête qui passe à côté. Une minute plus tard, Benrahou exécute un corner que Landre reprend du bout du pied, mais une nouvelle fois ça passe à côté.

Mais alors que les Nîmois sont beaucoup mieux, un coup du sort s’abat sur leur tête. Traoré lance Bahoken qui est signalé en position de hors-jeu. Les Crocodiles s’arrêtent de jouer et l’Angevin pousse le ballon au fond des filets par réflexe et il s’en excuse auprès de Reynet. Mais l’histoire ne s’arrête pas là et avec l’aide du VAR, l’arbitre accorde le but. Les Nîmois, en colère décident de poser une réclamation estimant que l’arbitre avait sifflé le hors-jeu de Bahoken. Il n’en reste pas moins que Nîmes, en plein naufrage, est mené 0-3 (56e).

Cette fois Nîmes ne reviendra pas mais cela n’empêche pas Denkey de tenter sa chance avec un tir bien capté par Bernardoni (64e). Mais ce dimanche, Angers est nettement supérieur à Nîmes et après une faute de Landre sur Manceau, c’est Diony qui marque le quatrième but des visiteurs. Les Crocodiles boivent le calice jusqu’à la lie mais ils sauvent l’honneur par l’intermédiaire de Koné qui reprend victorieusement un centre de Ferhat (1-4, 90e+1). Ils encaissent leur quatrième défaite consécutive. L’heure est plus que jamais à l’inquiétude.

10e journée de Ligue 1. NÎMES OLYMPIQUE – ANGERS SPORTING CLUB DE L’OUEST 1-5. Stade des Costières. Mi-temps : 0-2. Rencontre jouée à huis-clos. Arbitre : M. Schneider. But pour Nîmes : Koné (90e+1). Buts pour Angers : Perreira-Lage (1e), Bahoken (23e et 56e), Diony (82e) et Cabot (90e+4). Avertissements à Nîmes : Benrahou (33e) et Deaux (55e) Avertissements à Angers : Perreira-Lage (14e), Magani (17e), Amadou (55e) et Coulibaly (78e)

Nîmes : Reynet – Alakouch, Briançon (cap), Landre, Burner – Deaux, Cubas (Ripart, 67e) - Ferhat, Benrahou, Eliasson (Koné, 67e) – Aribi (Denkey, 46e). Remplaçants non utilisés : Dias, Paquiez, Miguel, Ahlinvi, Fomba et Roux. Entraîneur : Jérôme Arpinon. 

Angers : Bernardoni – Manceau, Traoré (cap), Thomas, Doumbia – Amadou (Coulibaly, 74e), Magani – Thioub (El Melali, 74e), Fulgini, Peraira-Lage (Cabot, 69e) – Bahoken (Diony, 69e). Remplaçants non utilisés : Butelle, Bamba, Capelle, Cho, Bobichon. Entraîneur : Stéphane Moulin.

Anthony Briançon : « Je ne comprends pas cette défaite : démarrer le match de cette manière après quarante secondes de jeu contre un concurrent direct, ce n'est pas normal et cela donne un coup derrière la tête. On s'est mis une balle dans le pied. Je suis certain que Nîmes a des qualités et c'est rageant et frustrant de connaître cela. Il va falloir pour chacun se regarder dans un miroir et se remettre en question.Le bilan n'est pas bon, mais il n'est pas non plus catastrophique. On a le groupe pour se maintenir, mais il va falloir collectivement se parler et trouver les bons mots. L'équipe est actuellement en difficulté, il va falloir se relever : sur les deux derniers matches, on a peut-être tendance à baisser trop rapidement la tête. Aujourd'hui, le souci n'est pas tactique ou physique, il est dans l'état d'esprit : il y a des valeurs à vite retrouver. » 

Jérôme Arpinon : « Quand on prend cinq buts, on ne peut pas être content. On a pris une très grosse gifle. Actuellement, on fait beaucoup trop de cadeaux. On a manqué de solidité défensive. On va essayer de la retrouver après cette trêve. Mais actuellement, on se désunit trop défensivement. On est moins attentif depuis quatre matches. On montre trop d'espaces entre nos lignes. Je n'ai pas envie de mettre la tête des joueurs encore plus sous l'eau. Je ne me sens absolument pas trahi après ce revers. On ne va pas déjà tirer la sonnette d'alarme, mais il va falloir redresser la tête, retrouver une solidité défensive, montrer peut-être un bloc plus bas et le don de soi ».

 

Stéphane Moulin (entraîneur d'Angers) : « On ne va pas s'enflammer, mais je ne m'attendais pas à une telle performance. On n'avait pas encore inscrit de but cette saison dans le premier quart d'heure, cela vous facilite le match. 

Ce succès est une belle réaction. On a largement mérité ce succès et notamment montré de la performance et de la solidité lors d'une très bonne première mi-temps. Cela faisait longtemps que l'on n'avait pas gagné ici en Ligue 1 (depuis 1970). On a retrouvé des capacités sur nos attaques rapides. On n'est pas les meilleurs après ce succès, mais face à Nîmes on a bien fait le travail. Après, je comprends la frustration des Nîmois sur notre troisième but. L'arbitre de touche n'aurait pas dû lever son drapeau pour un hors-jeu non confirmé par la VAR et cela a prêté à confusion. »

Antoine Raguin, journaliste sportif à Ouest France suit au quotidien le Sco Angers. Il nous fait un point sur la colonie nîmoise entre inconstance, blessure et coups d’éclats. (La Gazette de Nîmes)

Paul Bernardoni (prêté par Bordeaux à Nîmes de 2018 à 2020)
« Il est arrivé l’été dernier avec le statut de la plus grosse recrue de l’histoire du SCO (8M€). Le club souhaitait un titulaire pour rassurer à ce poste après la saison difficile de Ludovic Butelle. Bernardoni a livré de grosses performances en début saison notamment contre Brest où il fait un arrêt incroyable et l’équipe remporte le match 3-2. Depuis deux rencontres, il a effectué une petite boulette contre Rennes et provoqué un penalty face à Nice. Il est conscient qu'il doit améliorer son jeu au pied. » 
Cette saison : 9 matches, 19 buts encaissés.
Antonin Bobichon (2015-2019)
« C’est un joueur intéressant avec des qualités techniques mais qui n’est pas un titulaire en puissance dans la tête du coach Stéphane Moulin. En revanche, il est dans le groupe des 15 joueurs utilisés régulièrement. A Angers, il évolue dans un rôle de milieu gauche où il apporte des choses différentes qu’un joueur de côté. Depuis l’arrivée de Sofiane Boufal, la concurrence est rude et il est remplaçant. »
Cette saison : 5 apparitions, 3 titularisations, 0 but.
Sada Thioub (2016-2019)
« C’est un joueur frustrant comme il l’était certainement à Nîmes. Il est capable de faire de grosses différences mais de manquer le dernier geste. Il n’est pas assez décisif pour un attaquant. Il a débuté titulaire cette saison avant de se blesser et d’être malade. Il a perdu sa place mais il reste sur deux bonnes entrées contre Rennes et Nice. Depuis son arrivée, Thioub a progressé sur le plan défensif. »
Cette saison : 9 apparitions, 4 titularisations, 1 but.
Rachid Alioui (2016-2019)
« Il sort d’une saison correcte (6 buts) où il a alterné au poste d’avant-centre avec Bahoken. Avec Santamaria, c’est le seul joueur qui a pris part à toutes les rencontres la saison précédente. C’est plus dur pour lui en ce moment. Il a été absent pour des raisons médicales plusieurs mois et revient peu à peu à la compétition. Il est entré en jeu il y a trois journées avant de disparaître du groupe les deux suivantes. Il n’est pas encore prêt à retrouver sa place de titulaire. »
Cette saison : 1 apparition, 0 but.
Autre ancien nîmois lors de la saison 2010-2011, Ludovic Butelle est le gardien numéro deux dans la hiérarchie. A 37 ans, il a décidé de rester pour honorer sa dernière année de contrat après une saison difficile.

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Stanislas Golinski
Stanislas Golinski
Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes
Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes