Après avoir fait jeu égal avec les Bordelais, les Crocodiles se sont inclinés en prenant deux buts en fin de match. Nîmes Olympique encaisse en Gironde sa seconde défaite consécutive et reste coincé dans le bas du classement de la Ligue 1.

Jérôme Arpinon, l’entraîneur nîmois, a toujours en mémoire la lourde défaite ramenée de Gironde la saison dernière. Un 6-0 douloureux que le coach des Crocodiles ne voulait pas revoir ce dimanche. Le technicien gardois avait fait passer un message très clair à l’endroit de ceux qui avaient participé au naufrage au Matmut Atlantique : « Ils ont intérêt de se bouger le cul ! »

Mais au moment d’aborder cette huitième journée, les Crocodiles, qui sortent d’une fessée 4-0 à domicile face au PSG, savent que leur tâche ne s’annonce pas facile. Non pas que le jeu des Bordelais fasse frissonner de bonheur les amoureux du football, mais parce que la défense girondine est particulièrement difficile à tromper avec seulement cinq buts encaissés dont aucun à domicile.

Dans ce début de match joué sous la pluie et à huis-clos, c’est surtout par les coups de pied arrêtés que les Bordelais portent le danger. Notamment sur un corner de De Preville qui surprend Reynet au premier poteau, mais l’avertissement est sans frais (4e). Puis arrivent deux coups francs girondins. Le premier dégagé par la défense nîmoise (8e) et sur le second, la tête de Baysse passe nettement à côté des buts nîmois (11e). Rien de bien transcendant dans le premier quart-d’heure mais Nîmes a aussi son opportunité, sur un corner d’Eliasson Briançon pique trop sa tête pour inquiéter Costil (11e).

Les Crocodiles imposent un pressing haut qui gêne l’équipe au scapulaire et cela se traduit sur le terrain par la première vraie occasion. À la suite d’une récupération de Meling, le Norvégien part à l’offensive. Son centre ne trouve pas Denkey mais arrive sur Fomba qui hésite, et sa frappe est contrée. Costil ne peut que repousser et l’action se termine par une frappe de Ahlinvi arrêtée par le portier girondin (24e).

Nîmes est clairement dans un temps fort. Après un très bon travail préparatoire de Ripart et Denkey, Burner entre dans la surface de réparation girondine mais l’ancien niçois gâche cette belle opportunité en envoyant le ballon dans le petit filet (36e). Dans la foulée, Eliasson se charge d’un coup franc bien placé, mais là encore le cadre se dérobe (37e). Le NO a les occasions mais il n’arrive pas à conclure. Attention tout de même à ne pas le regretter d’autant que Bordeaux termine nettement mieux la première période. Vexé par la prestation de ses joueurs, Jean-Louis Gasset sort De Preville et Otavio pour faire entrer Adli et Oudin. Deux changements qui donnent plus d’allant aux joueurs locaux.

C’est tout d’abord un centre de Sabaly qui n’est pas loin de trouver le pied de Maja (4). Puis suivent deux coups francs. Un repoussé par Reynet (42e+2) et l’autre repris de la tête de Pablo (42e+3). Dans les dernières secondes Oudin frappe de loin et d’une belle parade Reynet détourne le ballon sur sa transversale (45e+4).

Après la pause, les Bordelais confirment leurs bonnes dispositions entrevues en fin de première période. Nîmes a plus de mal à imposer son jeu court et son adversaire se fait plus pressant. Cela se matérialise par une frappe cadrée de Ben Arfa que Reynet parvient à repousser (61e). Nîmes aussi a son mot à dire avec Fomba qui récupère le cuir dans la surface de réparation girondine et qui enchaîne avec un tir obligeant Costil à détourner en corner (67e).

Sur une contre-attaque bordelaise, Ben Arfa entre dans la surface de réparation nîmoise et, au contact avec Miguel, s’écroule. Monsieur Brisard n’hésite pas et accorde un généreux penalty que Briand transforme (1-0, 79e). Nîmes Olympique n’a pas le temps de réagir qu’il encaisse un second but. Celui-là est l’œuvre de Oudin (2-0, 80e). Les Crocodiles sont KO debout et l’addition un peu trop corsée. Dans le temps additionnel, Zerkane rate la balle de 3-0 et Aribi celle de l’honneur pour le NO. Cette fois les Gardois évitent une humiliation comme la saison dernière mais ils repartent avec une seconde défaite consécutive sans avoir marqué le moindre but. Il va falloir redresser la barre la semaine prochaine face à Metz au stade des Costières. 

De Bordeaux, Norman Jardin

Jérôme Arpinon : « Très déçu. C'est un match qui s'est joué sur des faits de jeu, les deux équipes faisaient jeu égal jusque-là. Quand on récupère le ballon en première période, le gardien adverse n'est plus dans son but, le joueur (Otavio qui fait faute) prend un jaune, moi je vois plus rouge que jaune. Sur le penalty (sur Ben Arfa), est-ce que vous pensez qu'il maîtrise le ballon de bout en bout ? Ou est-ce qu'il perd le ballon en bout de course ? Moi c'est ce que je pense, je ne pense pas qu'il puisse redresser sa course face à Reynet.

Quand tu joues un peu au football, tu la connais cette action parce que tu l'as eue plusieurs fois. Je ne critique pas l'arbitrage, mais sur des actions comme ça où c'est infime, ça ne se siffle pas dans un match équilibré. Je ne peux pas être énervé contre mes joueurs aujourd'hui, ils ont fait un match plein qui s'est joué sur un fait de jeu. Avec 8 points en 8 matches, on est dans les clous. On joue le maintien, on est à notre place, on est le plus petit budget de L1. Peut-être que Bordeaux n'est pas à la sienne mais nous on est à notre place. On ne s'affole pas, on a toujours été dans le dur et là, on ne l’est pas. »

 

Jean-Louis Gasset (entraîneur de Bordeaux) : « Sur 90 minutes, quand vous jouez les 30 premières minutes crispés comme on l'a été, nerveux, il faut un laps de temps pour adopter une nouvelle formule et que les joueurs retrouvent leurs qualités. Aujourd'hui, on n'a joué qu'une heure, ça a été un peu plus long. [...] On n'avait pas de fluidité, Nîmes arrivait à nous harceler. [...] J'ai un grand problème aujourd'hui, ce sont ces périodes comme à Marseille où on était tétanisés avant le match : 4e minute, but, 10e minute, penalty. 

On fait des entames catastrophiques et tout ce que l'on travaille la semaine, on ne le retrouve pas. Quand on joue comme en deuxième mi-temps, avec de l'allant, de la maîtrise technique, des centres, des occasions, au moins on se régale. On gagne, on perd, mais on se régale et on joue notre football. Mais avant, voir une équipe timide, dans un stade vide, c'est une horreur. » Par ailleurs, le technicien bordelais a confirmé que les sorties précoces du milieu Otavio et de l'attaquant Nicolas De Préville, dès la 41e minute, étaient des choix sportifs. La raison : « Quand vous sentez que votre équipe n'est pas dans le timing, manque de confiance, il vous faut changer quelque chose, s'est justifié Gasset. Souvent on nous reproche de trop tarder. Là, c'est le carton jaune d'Otavio qui m'a fait changer de suite. »

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Stanislas Golinski
Stanislas Golinski
Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes
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