Il n’a manqué que quelques minutes aux Crocodiles pour ramener un point du Roazhon Park. Dommage car en Bretagne, les Nîmois avaient ouvert le score dès les premières secondes.

Malgré la difficulté de la tâche, les Crocodiles espéraient porter leur série de victoires consécutives à cinq. Les enjeux étaient clairs pour tout le monde, Les Nîmois devaient ramener au moins un point pour ne plus être relégables et Rennes avait l’obligation de s’imposer pour reprendre la troisième place à Lille, vainqueur de Toulouse 3-0, la veille.

Tous les spectateurs n’étaient pas encore installés, que les Crocodiles frappaient un grand coup. Sur la première possession du ballon, Roux jouait parfaitement le une-deux avec Ripart et il envoyait le cuir dans la lucarne gauche de Mendy (0-1.1e). La rencontre n’avait débuté que depuis 36 secondes et le Roazhon Park était médusé par cette ouverture du score gardoise. Inutile de préciser que c’était le meilleur départ possible et imaginable. Il fallait maintenant résister pendant tout un match.

Mais les Crocodiles ne tenaient pas longtemps, puisque sur le premier opportunité bretonne, Niang rétablissait l’équilibre initial (1-1, 8e). Rageant pour les Nîmois puisque le centre rennais, venu du côté était détourné par Landre avant d’être repoussé par Alakouch sur l’attaquant bretillien.

En dépit de ce coup de sort, le NO était bien en place et au milieu, Sarr faisait une nouvelle fois la loi. Une offensive préparée par Paquiez était prolongée par Ripart qui donnait à Roux dont le centre n’était pas bien exploité par Benrahou qui frappait d’un pointu sans danger pour Mendy (16e). Nîmes jouait crânement sa chance et à la suite d’un bon pressing de Roux et Ripert, Benrahou tirait dans un angle fermé, mais il ne trouvait pas le cadre (19e).

Ce n’était pas le scénario attendu et le public breton commençait à siffler son équipe. Alors le Stade Rennais sortait de sa réserve et il fallait une très grand Bernardoni pour détourner la frappe de Traoré (31e) et surtout la tête de Niang (39e). En contre-attaque, Ferhat partait sur son côté droit et il servait parfaitement Benrahou qui ouvrait trop son pied et il ratait la cadre (42e). C’est sur un score de parité que les 22 acteurs rentraient aux vestiaires. Une parité qui récompensait la bonne prestation des coéquipiers de Ferhat.

Mais la seconde période démarrait très mal pour Nîmes avec une première grosse occasion rennaise sur une tête de Niang magistralement détournée par un Bernardoni de gala (47e). Les Bretons étaient revenus avec des intentions plus offensives. Comme si cela ne suffisait pas, Briançon se faisait expulser à la suite d’une faute sur Camavinga (52e). La mission nîmoise devenait très compliquée. Bernard Blaquart faisait entrer Miguel à la place de Benrahou, pour tenter de sauver le point du match nul.

Le Nîmes Olympique vivait alors une fin de match très éprouvante. Les occasions bretonnes se succédaient. Sur un centre de Traoré, Bourigaud, seul aux six mètres, ratait la cage (63e). Les Crocodiles étaient en sursis et Bernardoni retardait l’échéance sur un coup franc de Raphinha (69e). La pression devenait dure à supporter. Le Stade Rennais se procurait quatre corners en trois minutes (76e, 77e et 79e).

Les minutes défilaient et Nîmes commençait à croire en sa chance. Mais sur un ultime centre de Traoré, Niang, très isolé dans les six mètres, sautait plus haut que tout le monde pour tromper Bernardoni et signer un doublé qui réinstalle rennes sur le podium de Ligue 1 et renvoie les Crocos sur le strapontin de barragiste. (2-1, 89e). C’était cruel pour Nîmes qui aurait mérité mieux au Roazhon Park. Avant de recevoir Marseille, les Crocodile peuvent dire kenavo (au revoir et bonjour en Breton, NDLR) à leur belle série de quatre victoires.

De Rennes (Ille et Vilaine), Norman Jardin.

 

26e journée de Ligue 1. Roazhon Park. STADE RENNAIS – NÎMES OLYMPIQUE 2-1 (mi-temps : 1-1). Arbitre : Mme Frappart. Spect. : 28 084.

Buts pour Rennes : Niang (8e et 89e). But pour Nîmes : Roux (1e). Carton jaune à Nîmes : Paquiez (68e). Expulsion à Nîmes : Briançon (52e).

Rennes : Mendy – Traoré, Da Silva (cap), Gnagnon, Maouassa – Raphinha, Nzonzi, Camavinga (Hunou, 69), Bourigeaud (Guitane, 78e) – Del Castillo, Niang (Léa Siliki, 90e+3). Remplaçants non utilisés : Salin, Boey, Tait et Gelin. Entraîneur : Julien Stéphan. 

Nîmes : Bernardoni – Alakouch (Philippoteaux, 90e), Briançon (cap), Landre, Paquiez – Sarr, Fomba – Ripart, Benrahou (Miguel, 52e), Ferhat – Roux (Koné, 81e). Remplaçants non utilisés ; Dias, Buades, Valerio et T. Valls. Entraîneur : Bernard Blaquart.

Bernard Blaquart (entraîneur de Nîmes) : « Les chances n'étaient pas égales après l'exclusion (de Briançon à la 53e minute). Jouer à dix presque toute une période contre le troisième du Championnat, ce n'est pas facile... Au départ, son intention est de jouer le ballon, il est en retard, mais ce n'est pas une agression. On peut regretter d'avoir encaissé cette égalisation rapidement. Pendant une demi-heure, on a fait un bon match.

On a souffert ensuite. On a défendu, défendu, mais quand vous ne posez plus de problèmes à l'adversaire, celui-ci se libère offensivement... On n'avait plus trop de forces pour attaquer, mais on a plutôt bien défendu, avec notamment quelques arrêts de Bernardoni. Qu'on soit déçu ce soir, c'est normal, mais on sait qu'on est prêt à batailler jusqu'à la fin de la saison. »

 

Julien Stéphan (entraîneur de Rennes) : « Il y a eu beaucoup d'allant, beaucoup d'entrain, les circonstances de la deuxième période nous ont amené à jouer une attaque-défense pendant 35 minutes. À force de pousser, de mettre des joueurs en haut, avec plus d'offensifs sur le terrain, on espérait pouvoir remporter le match. 

On a su concrétiser une archi-domination. C'est pour nous un sentiment très positif de prendre ces trois points, très encourageant aussi de continuer à être insistant pour faire tourner les matches en fin de rencontre. On avait plus de gaz que les semaines passées, mais je pense qu'on peut en retrouver plus. Notre deuxième période a montré qu'on était conquérants. Ce qui est satisfaisant, c'est d'avoir repris deux points sur Monaco, trois sur Montpellier et d'avoir creusé un petit écart. »

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Stanislas Golinski
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Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes
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