Le Nîmes Olympique s’est incliné (2-3) ce vendredi soir aux Costières en match avancé de la 27e journée de Ligue 1.

Entre ces deux Olympiques, aux antipodes au classement, l’enjeu était relativement identique ce soir : l’emporter pour se relancer, après une bonne série interrompue par une défaite, contre Rennes pour les Nîmois et contre Nantes pour les phocéens. Le tout dans une ambiance de feu, dans des Costières bien garnies, y compris par des supporters marseillais qui n’ont pas hésité à craquer quelques fumigènes avant le coup d’envoi. Une ambiance électrique aussi, les Gladiateurs s’en prenant à la direction du club avec force banderoles et chants.

Sur le terrain, comme face à Rennes le week-end dernier, les Crocos démarrent pied au plancher : après un court round d’observation, les hommes de Blaquart ouvrent le score dès la 5e par Ferhat en deux temps, qui marque dans ce match de gala son troisième but de la saison en Ligue 1. Le tout sur la première incursion nîmoise dans la surface Marseillaise.

Vexés, les Marseillais repartent de l’avant, et à la 10e après une perte de balle nîmoise au milieu, Sarr trouve Benedetto, seul à quelques mères des cages de Bernardoni. L’Argentin fusille le gardien Croco du droit à bout portant et égalise.

Les joueurs de Villas-Boas s’installent dans le camp Nîmois, et Landre est obligé de faire une grosse faute sur Sanson, qui partait au but, écopant du premier carton de la partie (14e). Marseille pousse, et fait passer un frisson aux Costières sur coups de pieds arrêtés. Finalement, seule une frappe non cadrée de Caleta-Car sanctionnera ce temps fort. Passé le premier quart d’heure, Nîmes tente de jouer en contre, et reprend le fil du match.

Autour de la 20e, les débats s’équilibrent quelque peu et se concentrent au milieu de terrain, où Benrahou se régale dans les petits espaces. Paquiez, décalé à droite, centre fort devant le but, le ballon est dégagé en catastrophe par Alvaro Gonzalez. Les minutes qui suivent sont nîmoises, et Benrahou, décidément intenable, obtient un coup franc aux 35 mètres qu’il tire. Renvoyé par la défense, le ballon revient sur Philippoteaux qui enchaîne du droit, au-dessus (30e).

Si les débats s’équilibrent, du moins dans le jeu, les Marseillais ayant la possession de balle, les joueurs de Villas-Boas ne se montrent pas moins dangereux. Ainsi, peu après la demi-heure de jeu, Germain reprend de la tête un corner tiré de la droite au premier poteau, de peu au-dessus. Les équipes se rendent coup pour coup, mais à ce jeu, c’est Marseille qui plante la deuxième banderille. Sur un ballon gratté au milieu de terrain, Payet lance Benedetto. Parti à la limite du hors-jeu, alors que la défense nîmoise avait avancé, l’Argentin s’offre un doublé en lobant Bernardoni. Après vérification du VAR, le but est validé (1-2, 36e).

Les Nîmois, vaillants comme à leur habitude, à l’image de Ripart positionné latéral-gauche, obtiennent trois corners de suite autour de la 40e. Sur l’un d’eux, le ballon revient sur Fomba, à l’entrée de la surface, dont la frappe, touchée par un Marseillais, échoue de peu à côté. La mi-temps est sifflée par M. Turpin à 1-2.

Les Nîmois reviennent bien en seconde période, et s’installent dans la moitié de terrain marseillaise. À la 51e, Sidy Sarr récupère un bon ballon aux 30 mètres et décale Roux à l’entrée gauche de la surface. Après un contrôle heureux, l’attaquant Croco tire de peu à côté. Les Crocos insistent, et la minute suivante, une frappe écrasée de Sarr passe de peu à côté. Mandanda s’était de toute façon détendu sur sa gauche.

Marseille est acculé à 25 mètres de ses buts, et les Nîmois grattent de nombreux ballons par Sarr, Fomba et Benrahou, affirmant leur domination en ce début de seconde période. Les Marseillais subissent, et concèdent deux corners en deux minutes, sans que les hommes de Blaquart ne parviennent à en profiter.

Les Rouges continuent, et à l’heure de jeu manquent de peu de voir leurs efforts récompensés. Sur un raid de Ripart sur la gauche, une faute de Bouna Sarr offre un bon coup-franc aux locaux. Là-dessus, Landre tente un ciseau à bout portant, Mandanda sauve l’OM avant que Benrahou ne reprenne, de peu à côté. Deux minutes plus tard, Ferhat envoie une bonne frappe à l’entrée de la surface, détournée par la défense marseillaise. On le comprendra plus tard, mais Nîmes venait de laisser passer sa chance.

Acculés, les Marseillais n’en restent pas moins dangereux, et manquent de peu le 3-1 sur un missile de Rongier suite à un corner sorti magnifiquement par Bernardoni. Le gardien nîmois ne pourra que retarder l’échéance de quelques poignées de secondes : sur un coup-franc aux 40 mètres, le ballon, renvoyé, échoue sur Benedetto qui s’offre un triplé de près (1-3, 69e). Alors qu’on était plus près du 2-2 que du 1-3, Nîmes est encore puni par des Marseillais froidement réalistes.

Blaquart réalise alors un double changement, Koné remplaçant Philippoteaux et Deaux, Fomba. Sur coup-franc, Benrahou oblige Mandanda à se détendre sur sa gauche, mais les Crocos ont pris un coup sur la tête avec de troisième but. Les esprits s’échauffent, et M. Turpin sort quatre cartons jaunes en huit minutes, deux de chaque côté.

Les Nîmois tentent de jouer haut, et croient marquer le but du 2-3 lorsqu’à la 82e une frappe de Ferhat est relâchée sur son poteau par Mandanda et roule sur la ligne. Las, la montre de l’arbitre n’a pas vibré. Plus tard, c’est Ripart qui ne parviendra pas à trouver le cadre après deux frappes contrées. Dans les arrêts de jeu, les Crocos reviendront à 2-3 sur une belle tête de Lucas Deaux sur un corner tiré par Benrahou. Une réduction de l’écart trop tardive pour espérer arracher un point.

Auteurs d’une bonne prestation dans l’ensemble, les Nîmois se sont fait punir par un Benedetto en feu, auteur de son premier triplé sous les couleurs marseillaises. Il faudra désormais faire un résultat à Metz pour reprendre le fil en cette fin d’hiver et assurer un maintien toujours à portée.

Au Costières, Thierry Allard

27e journée de Ligue 1. Stade des Costières. NÎMES OLYMPIQUE - OLYMPIQUE DE MARSEILLE 2-3 (mi-temps : 1-2). Arbitre : M. Turpin. 13 755 spectateurs.

But pour Nîmes : Ferhat (5e), Deaux (90e + 2). Buts pour Marseille : Benedetto (10e, 36e, 69e). Cartons jaunes à Nîmes : Landre (14e), Ferhat (75e), Sarr (78e). Cartons jaunes à Marseille : Gonzalez (72e), Payet (76e).

Nîmes : Bernardoni – Paquiez, Landre, Martinez, Ripart - S. Sarr, Fomba (Deaux, 69e), Ferhat, Benrahou, Philippoteaux (Koné, 69e) - Roux. Remplaçants non utilisés : Dias, Guessoum, Alakouch, Buades, T. Valls. Entraîneur : Bernard Blaquart. 

Marseille : Mandanda - B. Sarr, Gonzalez, Caleta-Car, Amavi - Kamara, Rongier, Sanson - Germain, Benedetto (Lopez, 90e), Payet (Aké, 87e). Remplaçants non utilisés : Pelé, Abdallah, Perrin, Khaoui, Chabrolle. Entraîneur : André Villas-Boas.

André Villas-Boas : « La performance était bonne. On a bien joué et contrôlé le match. La victoire est méritée je pense. On a changé de système et l'équipe s'est bien trouvée. On a bien sorti le ballon avec plusieurs options à la construction. On a mis Sanson plus proche des attaquants. Un peu comme à Monaco, en début de saison, on a fait un bon match. Benedetto mérite. Il continue à faire les efforts. C'est très bien pour une première année en France. »

  

Bernard Blaquart : « On a l'impression qu'il y avait de la place et qu'on n'a pas saisi nos opportunités. Après avoir marqué, on s'est cachés un petit peu, on a été timides. Et comme à Rennes (1-2), on prend un but cinq minutes après avoir ouvert le score. C'est embêtant, parce qu'on leur facilite un peu la tâche en leur rendant le ballon alors qu'il n'y a pas de grosse pression de leur part. On les a bousculés, mais dans notre situation, on ne peut pas laisser passer des points qui sont à notre portée. Or ce soir, on pouvait en prendre au moins un. Ça reste une déception, même si j'ai trouvé notre seconde période intéressante.
On est fautifs. Les deux ballons qu'on perd en première période dans notre moitié de terrain, il n'y a pas lieu de les perdre. La faute est d'abord sur les pertes de balle. Il y a peut-être une part de naïveté. Mais l'OM gagne ses matches sans vraiment les dominer. C'est une redoutable machine du point de vue de l'efficacité.
Du courage, on n'en manquera pas. Ne vous inquiétez pas pour nous. On est programmés pour ça et ce n'est pas le style de la maison de baisser les bras. On s'accrochera jusqu'au bout. Ce ne sera pas facile. On est revenus dans la course mais on n'est que barragistes. Il faudra se sortir de là. » 

Suite au décès du supporter pendant le match Nîmes vs Marseille, son fils de 14 ans m'a contacté pour savoir s'il était possible qu'il ait un maillot signé du N. O.

Après avoir contacté les joueurs et le taff, je tiens à remercier les joueurs et  Toifilou Maoulida pour leurs gentillesses et réaliser son vœu.

L'arrêté de la préfecture du Gard a été publié ce vendredi après-midi : il y aura bien 400 supporters de l'OM au stade des Costières vendredi prochain.

Il y aura bien 400 supporters de l'OM au stade des Costières le vendredi 28 février pour le match de Ligue 1 entre le Nîmes Olympique et l'Olympique de Marseille. L'arrêté de la préfecture du Gard a été publié ce vendredi après-midi. Les supporters marseillais arriveront à bord de huit bus. Ils seront pris en charge par les forces de l'ordre à leur arrivée et seront encadrés jusqu'au stade. Ils recevront leurs contremarques d'accès à l'intérieur des bus.

 

Toute personne qui se présentera avec des écharpes, maillots ou autres signes distinctifs aux couleurs de l'OM, de façon individuelle, hors encadrement du déplacement, sera refoulée du stade.

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"S'il n'y avait que des équipes comme Nîmes Olympique en Ligue 1, on s'emmerderait moins"     (Pierre Ménès - Canal Plus)

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Stanislas Golinski
Stanislas Golinski
Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes
Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes