Battu 2-1 à Metz, le Nîmes Olympique enchaîne une troisième défaite consécutive en Ligue 1 et perd du terrain dans la course à la 17e place. Malgré l'égalisation de Deaux, les Crocos ont craqué en fin de rencontre. 

La possibilité de se relancer chez un concurrent direct au maintien était belle et les Crocos ont échoué en s'inclinant 2-1. Les cinq premières minutes de la partie étaient cependant à leur avantage. Coup sur coup, Roux alertait Oukidja, obligé de claquer le ballon en corner, sous sa barre transversale (3e). Et le temps fort nîmois était déjà fini. Sur sa première opportunité, Metz ouvrait la marque (1-0, 7e). Centonze devançait Ferhat après une transmission mollassonne de Sarr et centrait pour N'guette qui mystifiait de la tête Bernardoni à bout portant. L'attaquant s'est retrouvé seul devant le but, lâché au marquage par Paquiez.

Lors des deux dernières défaites, c'est Nîmes qui marquait en premier et se faisait ensuite égaliser. L'inverse pouvait-il se produire ? Oui, mais il fallait être patient. Ce but encaissé glaçait les visiteurs dans la fraîcheur messine. Les locaux dominaient outrageusement les débats et se procuraient une pluie d'occasions. Centonze (19e), Boulaya (26e), N'guette (28e), N'doram (32e) et Pajot (38e) prenaient leur chance mais sans parvenir à inquiéter Bernardoni. Martinez, Landre et Ripart laissaient chacun traîner un pied in extremis pour éviter un face à face dangereux à leur dernier rempart. La moindre offensive qui approchait aux 18 mètres, semait la panique dans la défense.

Si les Grenats n'étaient pas adroits dans le dernier geste, ils l'étaient beaucoup plus dans la circulation du ballon et récitaient leurs gammes face à un adversaire apathique, battu dans l'engagement. À quelques mètres de la Moselle, les Gardois prenaient l'eau sur la pelouse du stade Saint-Symphorien. Même si Koné (21e) et Ferhat (45e) frappaient mais sans le succès escompté. Le système en 4-2-2 désorientait les détonateurs du jeu nîmois, à l'image de Benrahou, enfermé sur le côté droit et sevré de ballons. Au retour des des vestiaires, le joueur prêté par Bordeaux participait davantage au jeu axial et repassait numéro dix avec la sortie de Koné, timide pour sa première titularisation, remplacé par Philippoteaux.

L'effet était immédiat. Les Blancs retrouvaient de l'allant et Koné butait sur Oukidja après un centre de Deaux. Sur le corner suivant, le passeur se transformait en buteur en jaillissant dans le dos de la défense pour pousser le cuir au fond à la suite d'un centre millimétré de... Benrahou, évidemment ! (1-1, 49e). Le deuxième but consécutif inscrit par Deaux après celui de la réduction du score face à Marseille. Et un but utile cette fois-ci. La réaction messine ne se faisait pas attendre : le coup franc direct de Boulaya était détourné sur sa ligne par Bernardoni (58e) et dans la foulée, la reprise de la tête de Boye frôlait son montant (59e).

Par la suite, le gardien nîmois était encore sollicité. Il recevait d'abord les deux mains de Diane, lancé à pleine vitesse, dans la figure et restait quelques moments au sol (63e). Le portier prêté par les Girondins, reprenait rapidement ses esprits en se déployant sur sa droite pour sortir une tentative vicieuse de Pajot (74e). Il ne pouvait en revanche rien sur le coup de casque de Boye, esseulé, après une déviation de Maïga au premier poteau (2-1, 82e). Le capitaine mosellan donnait la victoire aux siens et repousse ainsi Nîmes à sept longueurs. Après ce troisième revers consécutif, les Crocos restent barragistes et comptent désormais trois points de retard sur Dijon, vainqueur de Toulouse (2-1). Il n'y a pas péril en la demeure, mais il faut désormais se déplacer à Nantes !

De Metz, Corentin Corger

28e journée de Ligue 1. FC Metz - Nîmes Olympique 2-1 (mi-temps : 1-0 ). Stade Saint-Symphorien. Spectateurs : 14 797. Arbitre : Ruddy Buquet. Buts pour Metz : N'guette (7e), Boye (82e). But pour Nîmes : Deaux (49e). 

Metz : Oukidja - Centonze, Bronn, Boye (cap.), Udol - Maïga (Angban, 86e), N'doram, Pajot - Boulaya (Traoré, 83e), Niane, Nguette (Ambrose, 75e). Remplaçants non utilisés : Delecroix, Delaine, Fofana, Yade. Entraîneur : Vincent Hognon. 

Nîmes : Bernardoni - Paquiez (Denkey, 89e), Landre, Martinez, Ripart (cap.) - Benrahou (Valls, 80e), Deaux, Sarr, Ferhat - Koné (Philippoteaux, 65e), Roux. Remplaçants non utilisés : Dias, Miguel, Alakouch, Fomba. Entraîneur : Bernard Blaquart.

 

 

Bernard Blaquart : « Metz a été plus fort que nous et a mérité sa victoire, même si en revenant à un partout, on avait fait le plus dur. Mais bon, on n'a pas su exploiter quelques bons ballons. Il n'y a pas grand-chose à dire. Ils ont été plus forts que nous dans l'intensité.
Ils ont fait un grand pas vers le maintien. Ce sera dur d'aller les chercher avec le retard qu'on a maintenant. Est-ce que c'est inquiétant ? Ça dépend le sens que l'on donne à ce mot. Je pensais que notre but nous avait fait du bien, mais finalement non. On avait bénéficié d'un calendrier favorable, maintenant on va jouer des matches difficiles. » 

 Vincent Hognon (entraîneur de Metz) : « C'est une victoire importante, comme toujours, face à votre adversaire direct. Je suis très satisfait évidemment, mais surtout par ce qu'on a présenté. La victoire est plutôt logique, le seul regret, c'est finalement de n'être qu'à 1-0 à la mi-temps. On a su saisir les opportunités. On a vu qu'on n'est jamais à l'abri d'un coup du sort, d'une petite erreur sur un contre raté. Mais on a été récompensé par un deuxième but. Les progrès sont récurrents, je suis donc vraiment très satisfait. »

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Stanislas Golinski
Stanislas Golinski
Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes
Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes