Battus 1-0 dans le derby à Montpellier, les Nîmois n'ont pas sombré comme la saison dernière. Disposés dans un système en 5-3-2, les Crocos ont été beaucoup trop timorés en attaque pour prétendre à plus. Une décision très discutable de l'arbitre à la 26e aurait cependant dû les faire bénéficier d'un penalty évident. Oui mais voilà, la VAR...

Comme la saison dernière, c'est à la fin de l'été que les Crocos avaient rendez-vous chez leur meilleur ennemi pour le premier derby de la saison. Cette fois-ci sans leurs supporters à cause des châtaignes échangées par leurs homologues pailladins et les forces de l'ordre. Et pour l'occasion, le chef Blaquart avait décidé de copier la recette de Michel Der Zakarian en alignant un système en 5-3-2 destiné à grappiller les miettes d'un match nul peu ambitieux.

Avec deux compositions d'équipe axées sur la défense, l'entame de match était peu débridée. Comme attendu, les locaux prenaient le monopole du ballon (60%) et l'avant-centre gardois Ripart touchait principalement le ballon dans son propre camp. C'est Mollet qui signait la mise en bouche en frappant directement un coup franc excentré sur la droite des 25 mètres. Bernardoni enlevait parfaitement le cuir de sa main opposée qui prenait la direction de sa lucarne (14e).

Mais les Nîmois ne comptaient pas laisser leurs hôtes régaler leur public. Ces derniers montraient davantage de combativité que la saison dernière et parvenaient par à-coups à porter le danger devant le but de Rulli.

Après une récupération haute, Fomba trouvait Ferhat qui repiquait dans l'axe pour tenter sa chance du droit. Le ballon terminait sa course au-dessus de la barre du gardien argentin (17e). À la moitié de ce premier acte, les Crocos siégeaient même dans la surface héraultaise en enchaînant trois corners. Sur le dernier, après une action litigieuse concernant une main (involontaire) de Souquet alors que Martinez en embuscade à 5 mètres du but convoitait la sphère, M. Bastien consultait la VAR mais sans désigner le point de penalty (28e), dédaignant l’application stricte du règlement mis en place cette saison. D'autant plus dommageable que la suite allait contrecarrer les plans Nîmois. Et pour cause...

Les Pailladins décidaient de passer au plat de résistance. Une tentative de "une-deux" loupée entre Laborde et Mollet échouait miraculeusement sur Souquet, plus vif que Sarr et la défense nîmoise, lequel inscrivait une magnifique frappe enroulée du gauche dans la lucarne de Bernardoni (1-0, 32e). Tout simplement imparable ! Au terme d'une des rares actions construites côté nîmois, Sarr cadrait son tir (43e). Rulli détournait à deux reprises une remise de Deaux puis un centre de Ferhat sur un dernier corner avant la pause (44e).

On espérait évidemment un autre visage de la part des Gardois au retour des vestiaires. Mais le MHSC gardait le contrôle du match. Les principales frayeurs venaient du pied droit de Mollet sur coup franc. Le premier était à nouveau détourné par Bernardoni (51e) et le second touchait le petit filet juste derrière la barre (59e). Entre-temps, c'est Martinez qui suppléait son gardien après une reprise de Delort armé de l'entrée de la surface (54e).

Les Nîmois avaient néanmoins la balle - la seule - d'égalisation. Sarr lançait Ripart en profondeur qui perdait son duel face à Rulli. Les Crocos n'allaient ensuite faire que subir les assauts montpelliérains comme ce tir lointain de Chotard - 18 ans et pro depuis la veille ! - qui frôlait la lucarne (69e). À l'heure de jeu, la Butte Paillade s'embrasait au gré des fumigènes et les cartons jaunes pleuvaient côté Gardois.

Miguel (53e), Landre (60e) et Fomba étaient avertis. Malgré quelques dernières banderilles héraultaises en fin de partie, le score en restait là. Un revers dans le derby qui met fin à une série de quatre matches sans défaite avant d'affronter Saint-Étienne, dimanche à 17h. Ce soir, visiblement, en dépit de sa bonne volonté, Nîmes n'avait pas les moyens de faire plus face à un adversaire bien plus consistant.

De Montpellier, Corentin Corger

 

7e journée de Ligue 1. MONTPELLIER HÉRAULT SPORT CLUB – NÎMES OLYMPIQUE 1-0. Stade de la Mosson. Mi-temps : 1-0. Arbitre : M. Bastien. 16 445 spect. But pour Montpellier : Souquet (32e). Avertissements à Montpellier : Mollet (49e). Avertissement à Nîmes : Deaux (21e), Miguel (53e), Landre (60e), Fomba (65e)

MONTPELLIER : Rulli - Souquet, Congré, Hilton (cap.), Cozza, Oyongo - Chotard, Le Tallec - Mollet (Ristic, 77e) - Delort, Laborde. Remplaçants non utilisés : Bertaud, Suarez, Sambia, Dolly, Camara, Skuletic. Entraîneur : Michel Der Zakarian. 

 

NÎMES : Bernardoni – Paquiez, Landre (Philippoteaux, 77e) , Briançon (cap.), Martinez, Miguel - Fomba, Deaux, Sarr - Ferhat (Valls, 77e) Ripart (Denkey, 84e). Remplaçants non utilisés : Dias, Alakouch, Buades, Stojanovski. Entraîneur : Bernard Blaquart.

Pablo Martinez : « Je suis assez déçu parce qu'offensivement, toute l'équipe a été en dedans. Défensivement on a fait le travail mais devant, on n'a rien montré. Je pense qu'on peut jouer quatre heures sans marquer de but. [...] Jouer avec cinq défenseurs ? Le coach nous en a parlé avant le match, on avait tous adhéré à ce système parce qu'on se calquait sur Montpellier. C'était bien, il y avait toujours quelqu'un sur leurs deux attaquants et sur Mollet, on l'a assez bien fait.
Ils mettent un but d'anthologie de Souquet qui nous refait un peu une Lyon, il met un but exceptionnel mais dans le match, ils n'ont pas d'occasion. On s'est créé beaucoup plus de situations qu'eux mais malheureusement, on ne va pas au bout de nos actions, et ça ne peut pas faire mouche. »

« Ne devrait-on pas plutôt jouer un Montpellier-Nîmes à 21 heures ? Mais peut-être que Canal ou beIN, ça ne les excite pas trop... » - Laurent Nicollin, président de Montpellier

« Cela ne m'étonnerait pas que ça soit fait exprès, pense un Ultra-Nîmois. C'est quand même troublant. Si le match avait lieu chez nous, ça nous ennuierait. Les mecs qui bossent ratent le début du match, ceux qui viennent de l'autre bout du département, c'est encore pire. C'est une connerie de mettre des matches à 19 heures en semaine. »

L'Equipe

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Stanislas Golinski
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Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes
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