CLIC POUR AGRANDIR

Au terme d'un match animé, Nîmes s'est imposé 1-0 face à Monaco. Rapidement lancés par un but de Ripart (9e), les Crocos ont manqué trois balles de match mais assurent une quatrième victoire d'affilée aux Costières. Classés huitièmes, ils sont quasiment sûrs de finir cette saison dans le top 10 de la Ligue 1. 

Invaincus depuis sept matches dans leur arène, les Crocos voulaient poursuivre leur série et ce malgré l'équipe du Rocher qui se dressait devant eux. Pour une des rares fois de la saison, Bernard Blaquart alignait la même équipe que celle qui s'est imposée 3-0 à Reims, samedi dernier. Un dispositif en 4-3-3 avec Ripart à la pointe de l'attaque. C'est son homologue monégasque qui se montrait le premier en évidence. Falcao était à l'origine du premier frisson des Costières après un coup-franc enroulé qui passait au-dessus du but, à la suite d'une faute de Miguel à l'entrée de la surface (5e).

Les Nîmois réagissaient dans la foulée et marquaient sur leur première occasion. Un corner tiré par Savanier mettait le feu sur le but des Monégasques, qui dégageaient in extremis devant la ligne. Un ballon mal dégagé et Thioub, à la récupération, insistait sur la droite et son centre parfait au premier poteau trouvait la tête décroisée de Ripart (1-0, 9e). Sixième but de la saison pour le maestro des Costières. Ce fût le seul tir cadré de la première période, côté nîmois.

Le premier, côté visiteur, intervenait après un corner et une reprise aux 16 mètres d'Adrien Silva. Le portier nîmois repoussait de manière peu académique tel un volleyeur (12e). Ce but lançait les Nîmois et cela se ressentait dans le jeu, plus libéré. La partition était fluide et belle à observer. Les sorties de balle étaient simples, propres et efficaces. Un régal pour les yeux face à des stars monégasques davantage crispées par leur situation difficile au classement. Les Nîmois montraient de vrais signes de maîtrise.

Le match devenait moins animé. À la demi-heure de jeu, la possession était à l'avantage des joueurs de la Principauté avec 56%. Sevrés de ballon, pas plus inquiétés que cela, les Crocos répondaient présents dans les duels. À l'image de Ripart qui revenait dans ses trente mètres et se battait comme un taureau pour obtenir une faute. Monaco était seulement dangereux sur corner. Sur le cinquième, Glik se jetait dans les six mètres mais sa tentative était écrasée et Bernardoni pouvait capter le ballon (35e).

La dernière banderille était à l'initiative des Gardois. Portés par les encouragements et ce brin de réussite qui lui est propre, Thioub filait sur le côté droit, effaçait Ballo-Touré et centrait au second poteau. Benaglio avait juste le temps d'effleurer le cuir, ce qui empêchait Bouanga de reprendre le ballon (38e). Le Gabonais était d'ailleurs peu en vue sur ce premier acte.

Nîmes menait à la pause et dès le retour des vestiaires Monaco passait à deux attaquants avec l'entrée de Vinicius. C'est Gelson Martins, prêté par l'Atlético Madrid, qui se procurait la première occasion de cette seconde période. Après un cafouillage dans la surface, il tirait du pointu et obligeait Bernardoni à dégager du poing sous sa barre (50e). Les hommes de Jardim reprenaient du poil de la bête et sur un nouveau corner, Falcao reprenait le ballon de la tête. Bernardoni était de nouveau bien présent sur sa ligne pour repousser. Nîmes subissait et Jérôme Arpinon, le coach adjoint, haussait le ton pour retrouver de l'allant au milieu.

La salve d'attaques monégasques se stoppait, tout comme la pluie. Après un petit rush, Savanier faisait rayonner son pied droit en tentant directement un coup franc. Le ballon retombait juste derrière la barre transversale (65e). Enfin, Nîmes, dans cette deuxième période, était parvenu à se rendre dans la surface adverse. Savanier relançait la machine et décalait Ferri. Le joueur prêté par Lyon centrait pour Ripart qui butait sur Benaglio (67e). Le gardien suisse prenait le dessus dans le mano a mano qui l'opposait à l'attaquant nîmois. Sa reprise de la tête prenait la direction de la lucarne, mais le dernier rempart monégasque réussissait un geste salvateur.

Le dernier quart d'heure approchait et la défense nîmoise jetait ses dernières forces dans la bataille. Maouassa multipliait les tacles et les siens tenaient bon. Devant, on essayait de faire le break mais il manquait quelques centimètres à Briançon pour reprendre de la tête un centre de Thioub (76e). Le Sénégalais, dans les derniers instants, ratait la balle de match. Après une série de dribbles somptueuse signée du maître à jouer Savanier, dans le rond central, Ripart servait idéalement Thioub qui croisait trop son tir (88e). Maudit, l'attaquant nîmois ratait une deuxième balle de break, en touchant du bois après une passe de Bouanga. Malgré ces ratés, il était chaleureusement applaudi par le public, à sa sortie du terrain.

La fin de match était irrespirable. Le destin ne voulait pas que Nîmes double la marque : Savanier touchait le poteau sur un coup-franc. Le dernier corner monégasque retenait en haleine les 14 800 spectateurs des Costières, soulagés lorsque Bernardoni s'emparait du ballon, telle une libération. Nîmes poussait sa série d'invincibilité à sept matches sans défaites au stade des Costières pour une quatrième victoire d'affilée. Huitièmes avec cinq points d'avance sur le 10e Nantes, les Crocos sont quasiment assurés de finir dans le top 10. Chapeau !

Corentin Corger

36e journée de Ligue 1. NÎMES OLYMPIQUE - MONACO 1-0. Stade des Costières. Mi-temps : 1-0. Arbitre : Jérémy Stinat. Spectateurs :14 811. Buts pour Nîmes : Ripart (9e). Avertissements à Nîmes : Bouanga (45e). Avertissements à Monaco : Adrien Silva (16e), Golovin (41e), Ballo-Touré (64e), Jemerson (90e).

 NÎMES : Bernardoni – Alakouch (Paquiez, 82e), Briançon (cap), Miguel, Maouassa – Ferri, Savanier, Bobichon (Valls, 87e) – Thioub (Alioui, 90e) Ripart, Bouanga. Remplaçants non utilisés : Sourzac, Lybohy, Valdivia, Guillaume. Entraîneur : Bernard Blaquart.

 

MONACO : Benaglio - Sidibe, Naldo (Vinicius, 45e), Glik, Ballo-Touré - Jemerson, André Silva - Gelson Martins, Golovin (Chadli, 89e), Lopes (Sylla, 83e) - Falcao (cap.). Remplaçants non utilisés : Sy, Badiashile, Henrichs, N'Doram. Entraîneur : Leonardo Jardim. 

Bernard Blaquart : « On n'a pas su se mettre à l'abri dans un match âpre, tendu, difficile. Il y a eu de l'engagement. Défensivement, on a été costauds et solides malgré la jeunesse de cette défense. Il y a eu aussi des moments dans ce match où l'on a trop vite perdu des ballons, où l'on a été chahutés. Il a fallu faire le dos rond dans ces moments-là, mais on savait qu'on allait souffrir, qu'il faudrait s'accrocher. Le seul regret est de ne pas avoir bien joué tous les coups offensifs. Mais il ne faut pas oublier que Monaco a des atouts et est très bon techniquement. D'ailleurs, c'est incompréhensible de retrouver Monaco dans cette situation. »

Paul Bernardoni : « On a fait un gros match défensif, un match costaud. J'ai l'impression qu'on est en progression, qu'on est de plus en plus solide. On est en confiance. Un match comme celui-là, on ne l'aurait peut-être pas gagné en début de saison. » 

 

Leonardo Jardim (entraîneur de Monaco) : « Il n'y a pas le feu. Nous continuons à croire en notre maintien. C'est tout du moins l'objectif. Monaco dépend toujours de ses résultats. La victoire est capitale le week-end prochain à la maison. On a manqué d'impact et d'intensité. La situation est difficile. On n'a peut-être pas un effectif qui a les qualités mentales pour jouer le maintien. Je sais que ce maintien est un objectif difficile. On a encore deux matches pour sauver notre saison. Rien n'est fini. Il faut faire le job. Tout le monde a conscience que Monaco est dans une situation difficile. Il faut avancer. »

RECHERCHE ARTICLE OU PERSONNALITE

"S'il n'y avait que des équipes comme Nîmes Olympique en Ligue 1, on s'emmerderait moins"     (Pierre Ménès - Canal Plus)

clic sur les photos pour agrandir

Stanislas Golinski
Stanislas Golinski
Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes
Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes