Privé de compétition pendant cette trêve internationale, le staff nîmois a décidé d'organiser une opposition interne. Ceux sont les Noirs, les possibles titulaires de Lyon, qui ont battu l'équipe des Rouges, 4-0. 

Les Crocos n'ont pas trouvé d'adversaire pour garder du rythme pendant cette trêve internationale, on fait donc avec les moyens du bord : une opposition interne. L'équipe noire était composée de Valette- Alakouch, Briançon, Harek, Maouassa - Thioub, Savanier, Valls, Ripart - Bozok, Alioui. Chez les Rouges, le onze de départ était composé de : Sourzac - Paquiez, Landre, Lybohy, Miguel - Ben Amar, Bobichon, Hsissane, Vlachodimos - Depres, Guillaume. Même l'arbitrage était maison, Dias occupait le poste de central, accompagné de ses accesseurs Guessoum et Sainte-Luce.

Il ne fallait pas arriver en retard puisque dès la 50ème secondes de jeu, Bozok trouvait la marque. Le break était effectué dans la foulée avec un but de Ripart, sur corner. Les Noirs dominaient outrageusement. Alioui ratait plusieurs opportunités de marquer. Il touchait le poteau (18e), ajustait mal sa tête (26e) et faisait le mauvais choix en tentant de dribbler Sourzac (33e). En face, la seule occasion était à mettre à l'actif de Guillaume qui écrasait sa reprise du gauche, détournée par Valette (28e). 2-0 à la pause.

Sourzac laissait sa place à Dias et prenait le sifflet. Côté joueurs, la paire Bozok-Alioui passait chez les Rouges. Depres et Bobichon faisaient le chemin inverse. Les Noirs évoluaient donc en 4-3-3 pour cette deuxième période. Le jeune Kleri Serber, du centre de formation, remplaçait Ben Amar, chez les Rouges. Dans l'équipe des titulaires, Depres se procurait plusieurs situations sérieuses. L'attaquant trouvait d'abord le petit filet de Dias, en tentant sa chance dans le côté fermé (55e). Le gardien s'interposait devant la frappe du gauche de Depres, servi après un bon travail de Valls (64e). Après une tête plongeante qui passait juste à côté du cadre (70e), il était récompensé en marquant le dernier but du match en lobant le quatrième portier nîmois (71e).

Le troisième but mérite une mention spéciale. C'est le chef d'oeuvre de l'après-midi signé Savanier (60e). Maouassa, tout en explosivité, déboulait sur son côté et centrait en retrait pour Ripart. Le ballon revenait sur le milieu nîmois qui nettoyait la lucarne d'une frappe sèche. Victime d'une petite contracture, Maouassa laissait sa place à Sainte-Luce. Guessoum suppléait Hsissane et Thioub a tourné plusieurs fois avec Buades. Mais pas de douleur particulière pour le chouchou des Costières. La dernière frayeur venait des Rouges, avec une lourde frappe de Vlachodimos qui heurtait la barre transversale (75e). Sur un terrain gras, il y avait un peu de fatigue en fin de rencontre.

Cette rencontre était programmée pour permettre à ceux qui jouent de conserver le rythme mais surtout d'en donner à ceux qui n'en ont pas. Harek, Alioui qui reviennent de blessure et Savanier qui n'a plus joué depuis le 19 août, contre le PSG (2-4). "On voulait savoir où ils en étaient. Physiquement, ils ont besoin de faire des oppositions à onze contre onze. On compte sur eux, ils leur en manquent encore", justifie d'abord Bernard Blaquart.

Ce match a permis d'associer deux duos qui avaient été décisifs la saison dernière dans l'obtention de la montée en Ligue 1. Briançon-Harek en défense centrale et Alioui-Bozok en attaque, "on revient à des certitudes de la Ligue 2", commente l'entraîneur nîmois. Un retour aux sources forcé avec les suspensions de Landre et Guillaume, pour le déplacement à Lyon, le 19 octobre. "Je suis chagriné par le fait que je n'ai pas 20 joueurs au top de leur forme. Ils ne sont pas excessivement nombreux à être capables de jouer." 

On pourrait donc retrouver ses satisfactions de la saison précédente, titulaires face à l'OL. En attendant, les Crocos ont un dernier entraînement, demain matin à 8h45. Car sept joueurs, dont Harek, se rendent ensuite à l'assemblée générale de l'UNFP. Dimanche, c'est repos. Avant de préparer cette dixième journée de Ligue 1, dès lundi matin. Car comme le dit l'adage, le maintien appartient à ceux qui se lèvent tôt !

 

Corentin Corger

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Stanislas Golinski
Stanislas Golinski
Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes
Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes