Le Nîmes Olympique a décroché sa troisième victoire consécutive à l'extérieur, grâce à un but marqué à la dernière seconde par Landre qui venait d'entrer en jeu.

 

Le moins que l'on puisse écrire c'est qu'à Caen, les Nîmois se sont sortis les tripes pour arracher in extremis une victoire qu'ils méritaient amplement. En tête à la mi-temps (0-1) après un petit bijou de but signé Bozok, les Nîmois étaient rejoints en fin de match contre le cours du jeu avant de trouver une légitime récompense en toute fin de match.

Fabien Mercadal, l’entraîneur du Stade Malherbe de Caen avait mis en place un système de jeu avec cinq milieux de terrains pour poser des problèmes 4-3-3, si efficace du Nîmes Olympique. Il a échoué. Les Nîmois ont eu la mainmise sur la rencontre. C’est d’abord, Bozok qui décalait Ferri à droite. Ce dernier choisissait de centrer pour Alioui qui était un peu court (5e). Trois minutes plus tard, Bouanga se débarrassait de ses gardes du corps et donnait à Bozok dont la frappe était contrée par Guilbert (8e).

Dans la foulée, Alakouch lançait sur orbite Alioui, mais le tir de l’attaquant marocain passait au-dessus. La domination sans partage des Crocos allait vite payer. L’excellent Ferri servait Bozok qui dans la surface glissait un "petit pont" à Guibert et enchaînait avec une frappe croisée qui ne laissait aucune chance à Samba (0-1, 18e).

L’attaquant nîmois marquait là, son second but de la saison. Inoffensifs, jusque-là, les Normands réagissaient avec un centre de Baysse au second poteau, repris de la tête par Oniangue mais le ballon était repoussé par le poteau de Bernardoni (20e). Contrariés par la supériorité des Crocos, les supporters de SMC commençaient à siffler ses propres joueurs. Les affaires nîmoises étaient très bien embarquées. Les joueurs de Bernard Blaquart reprenaient le siège du camp calvadosien.

Dans les dernières minutes de cette première période, Harek partait dans une chevauchée solitaire. Il laissait ensuite le soin à Bouanga de servir Alakouch sur le coté droit. Cette offensive se terminait par un centre en retrait que reprenait Bobichon, mais le ballon était détourné et il frôlait le poteau de Samba. Sur le corner qui s'ensuivait, Harek s’écoulait dans les 18 mètres. Monsieur Batta, l’arbitre de la rencontre, demandait l’assistance de la vidéo mais il n’accordait pas de penalty. Caen était au bord du KO. La mi-temps venait à point nommé pour sauver les Normands du naufrage.

 

De retour sur la pelouse, Fabien Mercadal, revoyait ses plans. Il effectuait deux changements pour passer en 4-2-3-1. Cela avait l’effet de réveiller les Caennais qui venaient menacer Bernardoni sans toutefois réussir à cadrer une frappe. Passé l'effet de surprise, Nîmes avait une nouvelle occasion de faire de break avec une frappe de Bozok que Samba détournait (50e).

Les Crocos pensaient avoir fait le plus dur quand sur une frappe d’Alioui, repoussée par Samba, Bozok poussait le cuir au fond des filets (55e), mais il y avait hors-jeu. Alors, à trop rater d’occasion, le NO s’exposait à une égalisation. Les rares velléités malherbistes était facilement maîtrisées Bernardoni (63e et 72e).

Nîmes ne tremblait pas vraiment et d’un double contact, Alioui ridiculisait un adversaire avant d’échouer d'un rien sur Samba (84e). Bousculé dans la surface, Bouanga aurait certainement mérité un penalty que l'arbitre ne lui accordait pas... Dans les derniers instants du temps réglementaire, sur un coup-franc excentré de Farj, Oniangué égalisait de la tête à la 90e.

On pensait l'affaire pliée mais à la dernière seconde du temps additionnel, Landre, d'un rush rageur prolongeait un coup-franc dans la lucarne du gardien caennais et redonnait l’avantage aux Crocos (1-2, 94e). Nîmes remportait sa troisième victoire consécutive à l’extérieur et s’imposait pour la première fois de son histoire à Caen. De Caen, Norman Jardin

Bernard Blaquart (entraîneur de Nîmes) : « Vu la physionomie du match, cette victoire est logique. Le scénario est un peu bizarre, mais le succès est largement mérité. Je suis satisfait du jeu pratiqué, de pratiquement tout, sauf la finition. On a beaucoup gâché, ça m'a mis un peu en colère. On a mal joué les coups pour mettre ce second but. Sur l'égalisation de Caen, il y a faute sur Bouanga et penalty juste avant a priori, mais c'est surtout de notre faute... On est quand même un peu surpris d'avoir dominé largement en première période, avec de grosses occasions et une large possession. On a le vent dans le dos, on avance, on progresse, c'est bien. »

 

Fabien Mercadal (entraîneur de Caen) : « Sur l'ensemble du match, on n'a joué qu'une mi-temps. Et on a manqué d'équilibre parce qu'on était menés. On arrive, en étant mauvais, à égaliser mais on ne tient pas le score derrière sur le peu de temps qu'il reste. C'est la double peine. On savait que si on ne les mettait pas à mal d'entrée, ce serait compliqué. 

On n'a pas réussi à aller agresser cette équipe. On les a laissés prendre confiance. La composante mentale est capitale. On a de bons joueurs mais ils n'arrivent pas à exprimer leurs qualités parce qu'ils manquent de certitudes. On a tenté d'emballer le match mais on a eu un déchet technique inexplicable. »

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Stanislas Golinski
Stanislas Golinski
Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes
Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes