En déplacement au Stade des Costières samedi soir, les Aiglons sont venus à bout du Nîmes Olympique (0-1). C'est le premier but en Ligue 1 Conforama du latéral international algérien Youcef Atal qui a permis au Gym de l'emporter contre des Gardois réduis à neuf avant la pause. Avec ce 3e succès de suite en Ligue 1 Conforama (le 4e toutes compétitions confondues), l'OGCN remonte provisoirement à la 6e place au classement, en attendant la fin de la 13e journée dimanche.

L'entame de la rencontre est plutôt nîmoise. Les Crocos obtiennent même un pénalty en tout début de match suite à une faute sur Thioub. Umut Bozok se présente face à Walter Benitez mais le gardien argentin s'interpose (5e). La suite est marquée par deux exclusions pour les joueurs de Bernard Blaquart avec d'abord Maoussa, qui reçoit un second avertissement (21e), puis Landre, auteur d'un tacle trop engagé sur Atal (45e).

Paul Bernardoni retarde l'échéance en seconde période avec plusieurs arrêts de classe, notamment un plongeon impressionnant sur une frappe de Mario Balotelli (55e). Mais à l'heure de jeu, la défense gardoise craque. Sur un centre profond depuis la gauche, Youcef Atal se retrouve seul au second poteau. Sa volée croisée finit au fond des filets (0-1, 60e). Il s'agit du premier but en neuf matchs de championnat pour l'Algérien, débarqué au club cet été. 

Servi en retrait par Maolida, Makengo manque le break (79e) face à des Nîmois valeureux. Atal aurait pu inscrire un doublé mais il bute sur Bernardoni (90e+3).

Bernard Blaquart : « C'est une très sale soirée. C'est un coup d'arrêt. Je retiens la défaite, les deux expulsions. On a manqué un peu d'expérience sur la première expulsion de Faitout Maouassa. La seconde expulsion, je ne sais pas ce qu'il se passe dans la tête de mon défenseur. Bien sûr, j'en veux à Loïck (Landre), c'est impardonnable. Je lui en veux énormément mais je ne le condamne pas. Après, on rate aussi pour la seconde fois un penalty. A neuf contre onze, on a joué avec nos valeurs. De ce match, je retiens notre bon début de match, notre seconde mi-temps courageuse avec des opportunités de marquer. À neuf contre onze, on s'est réorganisés tactiquement. On s'est bien battus. »

Patrick Vieira : « Cela a été un match engagé et compliqué pour Nice. On a vachement souffert. Cela a été un match plus que moyen. On prend les trois points, mais on rentre à la maison avec le sentiment qu'il y a encore beaucoup de travail à faire. Si derrière, on a fait un match solide, on aurait dû se créer un peu plus d'occasions. On savait que ce serait très compliqué. Malheureusement, on a vachement subi, on s'est mis en danger tout seuls. À l'avenir, il faudra produire davantage de jeu que ce soir pour continuer notre progression. Je le redis, il faut continuer à bosser. On a manqué d'agressivité. On n'a pas mis suffisamment notre adversaire sous pression. À l'image de Mario Balotelli, on a été plus que moyen. »

Patrick Vieira a expliqué pourquoi il s'était emporté contre Jérôme Arpinon.

Patrick Vieira est revenu sur son altercation verbale avec Jérôme Arpinon, ce samedi lors de la victoire de Nice à Nîmes (1-0). Au moment de l'expulsion de l'adjoint de Bernard Blaquart, en seconde période, celui-ci est passé devant l'entraîneur du Gym, avec qui il a eu un bref échange musclé.

« Je ne le connais pas du tout. Il a eu des mots difficiles à mon égard qui étaient difficiles à accepter, a expliqué le champion du monde 1998, après la rencontre sur Canal+ Sport. Je peux comprendre la déception par rapport à deux ou trois décisions de l'arbitre, mais ce sont des mots que, personnellement, je ne peux pas accepter. » Auparavant, le Nîmes Olympique avait déjà vu deux de ses joueurs exclus (Maouassa et Landre).

Très remonté sur le coup, Vieira, qui a semblé donné rendez-vous à son vis-à-vis après la rencontre, n'a finalement pas voulu en rajouter : « Le match est fini. On va rentrer à Nice tranquillement. » 

Prêté au Nîmes Olympique la saison passée, Olivier Boscagli ne garde que « des bons souvenirs » de son passage dans le Gard, validé par une superbe montée en L1. Alors avant le coup d’envoi de la 13e journée (samedi à 20h), le défenseur a pris le temps de décortiquer l’adversaire (13e de L1). Point par point. Sans nostalgie dans la voix, mais avec un plaisir non-dissimulé. Celui qui nait des belles histoires et de la marque qu’elles ont laissée.

Olivier, le Gym traverse actuellement une bonne période. Quel est l’état d’esprit du groupe avant ce déplacement au stade des Costières ?
Il est bon. Très bon, même. On vient d’enchaîner 3 victoires, et donc de démarrer une bonne série. C’est ce qu’il nous fallait pour vraiment nous lancer, maintenant on doit continuer. Même la Coupe de la Ligue est importante, parce qu’en 1 ou 2 match(s), on peut se retrouver en 1/4 ou en 1/2. Ces 3 succès nous ont fait du bien au moral après un début de saison mitigé, où nous avons parfois été bons et parfois moins. Les points amènent la confiance, maintenant on doit enchaîner. Une 4e victoire peut nous booster encore plus. 

A titre personnel, comment analyses-tu le premier tiers de ta saison ?
J’ai participé, en gros, à la moitié des rencontres (9 matchs, 7 titularisations). Mon objectif, c’est de réussir à enchaîner encore plus. J’essaye tous les jours et tous les week-ends de gagner ma place. Je parle beaucoup avec le coach, je sais qu’il a confiance en moi. Pour enchaîner, je dois être plus régulier, rester sur ce qu’il y a de bien et gommer mes erreurs. Je connais mes objectifs et les efforts que je dois fournir pour les atteindre. 

Ce week-end, tu vas retrouver les Nîmois, quelques mois seulement après les avoir quittés...
Ça va me faire plaisir de revoir tout le monde, mais j’espère que nous allons les battre...

Que retiens-tu de ton passage chez eux ?
La saison passée (2017/2018) m’a beaucoup servi. Dès le départ, la donne était claire, il fallait que je gagne du temps de jeu pour pouvoir revenir ici dans de bonnes dispositions. La mission a été remplie et j’ai passé une super année, tant sur le plan humain que sur le plan sportif, avec la montée au bout.

Comment décrirais-tu le style nîmois ? 
Comme l’an dernier, leur jeu est basé sur l’attaque : un 4-4-2 qui se transforme en 4-2-4 sur les phases offensives. C’est à la fois une force et une faiblesse, notamment défensivement, dans la gestion de la profondeur. En L1, c’est peut-être un peu plus dur de ne défendre qu’avec la ligne de 4 et les 2 milieux axiaux, tu peux parfois prendre des vagues ou te faire contrer, mais ils gèrent ça de mieux en mieux. Ils attaquent à fond, défendent à fond, c’est grâce à ça qu’ils ont battu Marseille (victoire 3-1) et accroché Paris (qui s’imposera finalement 4-2 malgré une belle prestation nîmoise). C’est leur identité, ils ne vont pas changer. Il faudra faire attention car je sais qu’à la 85’, s'ils en ont besoin, ils n’hésiteront pas à monter à 8 ou 9, poussés par leur public. Ça peut être très dangereux, d’un côté et de l’autre...

Leur début de saison ?
C’est un club qui monte de L2, avec un petit budget. Ça pouvait être compliqué, ils n’ont pas recruté énormément de joueurs... mais ils ont recruté malin, comme Bouanga ou Diallo – même si ce dernier ne joue plus. Tous les mecs sont des hommes de devoir, des bons joueurs, ils forment un groupe solide et avancent ensemble. C’est pour ça qu’ils sont durs à battre.

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LES INDIVIDUALITÉS AU SCANNER 

Derrière le collectif se cachent de grosses individualités. En marge de son entretien, Olivier Boscagli a présenté les hommes forts du N.O. 

Savanier, le maître à jouer
« C’est un des meilleurs pieds que j’ai vus. Chaque corner, chaque coup franc… Il en a encore marqué un le week-end dernier. C’est un super joueur, avec un tempérament assez chaud qui lui fait parfois prendre des cartons, comme cette saison avec Mbappé. Sur le terrain, c’est un vrai plus et quand il n’est pas là, tu le vois de suite ». 

Ripart, le symbole
« C’est un bon attaquant et il a joué... arrière droit le dernier match (victoire 4-0 à Dijon). L’an passé, il avait aussi dépanné à gauche. Il peut aller partout, c’est le joker de l’équipe et l’un des garants de l’identité. Quand il fait le torero après un but, par exemple, ce n’est pas de la comédie. Ripart, Deprès, Briançon... quand ils peuvent, ils vont à la corrida. Ils sont nés avec cette culture, ont grandi avec, ont l’amour du maillot et le transmettent aux autres ». 

Bozok, la pointe
« Il a un peu moins joué en début de saison, mais c’est un super joueur, comme Alioui, qui est de retour depuis peu. C’était le meilleur duo de L2, ils s’entendent très bien, gardent le ballon, vont vite, se trouvent facilement. Guillaume, qui est arrivé cet été, est aussi costaud devant ».  

Thioub, l’ancien 
« Avec Sada, on a joué ensemble ici en CFA pendant un ou deux ans, il n’a pas réussi à passer le cap à Nice, il est parti au CA Bastia (28 matchs, 6 buts en National, lors de la saison 2015-16 ) avant de rejoindre Nîmes. C’est beau qu'il en soit là aujourd’hui. Je ne sais pas s’il était parti pour être titulaire, mais il a gagné sa place et il fait un super début de saison. Pour moi, il fait partie des meilleurs à son poste. Il a beaucoup travaillé, tactiquement, défensivement. Il défend bien, et derrière, il a la qualité offensive. Le coach lui fait énormément confiance ». 

 

Bernard Blaquart, le cerveau 
« C’est un coach assez en retrait dans l’entraînement, il laisse beaucoup faire l’adjoint. Mais il a les mots justes. Quand il parle, il n’a pas besoin de crier ou de faire des discours pendant des heures. Il sait où aller. Je l’ai revu à Monaco, je m’entends super bien avec lui, comme avec toutes les personnes que j’ai croisées à Nîmes ».

Entraînement du mardi 11 novembre

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Stanislas Golinski
Stanislas Golinski
Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes
Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes