Face à Guingamp, les Crocos ont concédé leur troisième match nul consécutif. Pas rassurant avant le derby de dimanche face à Montpellier.

Au vu des débuts de championnat respectifs des deux équipes, pour la première fois de la saison les Crocos étaient en position de favoris. Le match piège par excellence. Et les Nîmois ont eu toutes les peines du monde à assumer leur nouveau statut. Face à une formation bretonne sans génie mais qui ne faisait aucune erreur, les hommes de Bernard Blaquart n’avaient pas le panache habituel. Il fallait même attendre la fin du premier quart d’heure pour vivre les premières émotions quand Bozok s’écroulait dans la surface de réparation. Monsieur Millot, l’arbitre, allait visionner les images au ralenti et il décidait de ne rien accorder aux Nîmois.

Dans le jeu, les Crocos échouaient face au 5-3-2 (3-5-2 en phase offensive) mis en place par le coach visiteur, Antoine Kombouaré. L’En Avant de Guingamp s’encanaillait et bien servi par l'ex-Nîmois Benezet, Traoré frappait aux buts mais Bernardoni se couchait parfaitement. Le gardien de but de Nîmes était encore mis à contribution six minutes plus tard avec une tentative de Thuram. La rencontre manquait de folie et les premiers sifflets se faisaient entendre. Le public des Costières est impitoyable. C’est finalement en fin de première période que les Nîmois se réveillaient. Landre servait Guillaume qui remisait pour Ripart dont la frappe s’envolait dans les nuages.

Dans la foulée, les Crocos obtenaient leur premier corner. Ce dernier ne donnait rien mais Guillaume se retrouvait à terre, dans la surface. Pour la seconde fois, l’arbitre consultait les images au ralenti et il accordait cette fois un penalty à Nîmes. Bozok le frappait mais le ballon était repoussé par le poteau. Rageant. Mais ce pic émotionnel était un feu de paille.

Les Bretons profitaient des fébrilités nîmoises pour planter quelques contre-attaques dangereuses. Les Guingampais se retrouvaient même dans un contre à deux contre un. Heureusement dans un ultime geste défensif Paquiez sauvait la maison Croco. Bernard Blaquart faisait entrer Thioub, puis Depres pour forcer la décision. Nîmes poussait mais il manquait toujours un petit quelque chose et on en restait là. Ce n’était pas le soir des Nîmois et il faudra montrer autre chose dimanche à Montpellier pour espérer ne pas revenir bredouille de chez le voisin.

 

Norman Jardin

Les réactions : 
Bernard Blaquart : «Déçu, je le suis. J'espérais prendre trois points. On a été moins fringant face à un adversaire défensif. Cela n'a pas été simple dans un match très fermé. Guingamp avait décidé de défendre avant de jouer pour se rassurer, mais on ne peut pas leur reprocher. On ne fait pas une bonne première période. Il y a eu trop d'imprécision technique. On n'a pas été assez percutant. Il n'y a pas eu assez de liant face à un adversaire difficile à manoeuvrer. On a peut être poussé trop tard sur la fin. Ce qui est certain, c'est que l'on n'avait pas la tête à Montpellier».

 

Antoine Kombouaré : «On a ouvert le compteur. C'est énormément de satisfaction, cela n'avait que trop duré. Ce qui me fait plaisir c'est d'avoir vu des garçons s'arracher, montrer de l'abnégation, du courage. J'ai eu l'immense joie de voir des sourires et j'ai eu le sentiment de croire dans les vestiaires qu'on avait gagné. C'est un énorme soulagement, un point extrêmement important qui doit lancer la saison. Prendre un point face à la troisième attaque du Championnat, c'est bien. On a su neutraliser leur jeu, verrouiller leur attaque, on se crée des situations, on ne prend pas de but. On a bien défendu, Nîmes était un bon test même si l'on a tremblé sur le penalty de Umut Bozok. Cette fois-ci, la réussite a basculé de notre côté. Maintenant, il faut persévérer. Chaque match sera un combat. Il faut grappiller des points».

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Stanislas Golinski
Stanislas Golinski
Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes
Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes