En livrant une prestation totalement aboutie, les Nîmois ont retrouvé le goût de la victoire aux Costières en donnant une leçon à Amiens, sur le score de 3-0. Les Crocos sont provisoirement huitièmes de Ligue 1 !

Onzième, avant la rencontre, le Nîmes Olympique voulait enchaîner un deuxième succès consécutif en Ligue 1 après celui obtenu à Strasbourg (0-1), la semaine dernière. La dernière victoire aux Costières, remontait encore au 19 août face à Marseille (3-1). Pour cette confrontation face à Amiens, concurrent direct au maintien (16e), Bernard Blaquart était privé de Landre, suspendu, Harek, touché aux adducteurs et d'Alakouch, encore en phase de reprise.

Les Nîmois évoluaient en 4-3-3 avec la première titularisation de Ferri sous le maillot rouge au milieu et Depres, se trouvait seul en pointe. Face au dispositif en 3-5-2 d'Amiens, ça sentait bon le match nul. Les premières minutes nous faisaient mentir avec plusieurs opportunités pour les Crocos à se mettre sous la dent. Un appétit dévorant incarné dès la 1e minute par le nouveau venu Ferri, qui alertait Bouanga dans l'axe mais Gurtner sortait bien.

C'était le début d'un gros temps fort nîmois. Servi idéalement par Savanier, Thioub s'engouffrait dans la surface et semblait déséquilibré par Lefort. L'arbitre n'accordait pas de penalty (7e). Sur un ballon en profondeur, Adénon glissait, ce qui permettait à Depres de solliciter Gurtner d'une frappe enroulée que le gardien repoussa (8e). Dans la foulée, l'attaquant nîmois reprenait un centre de Maouassa, contré de justesse par la défense (11e). Un début de match prometteur, une nouvelle fois, que les Gardois ne concrétisaient pas.

La seule action picarde arrivait lorsque le vétéran Bodmer, d'une astucieuse aile de pigeon, déviait le ballon en direction de Mendoza. Mais Bernardoni, réactif, stoppait l'attaquant dans sa péripétie (12e). Après quelques minutes où le rythme diminuait, les Nîmois en remettaient un coup. Grâce à la complémentarité, déjà perceptible, entre Savanier et Ferri, les espaces étaient disponibles et les attaquants étaient servis. Depres, intéressant dans toutes ses tentatives, voyait encore un Amiénois lui enlever in-extremis une offrande. En l’occurrence Gouano (26e).

Les Crocos étaient souvent présents dans la surface picarde mais il y avait toujours un pied adverse qui traînait. Le tout cumulé à un manque d'assurance nîmois dans le dernier geste, à l'image de Bouanga qui tergiversait beaucoup entre la dernière passe ou tenter sa chance. Le Gabonais allait être enfin récompensé. La délivrance arrivait juste avant la pause. Maouassa percutait sur le côté gauche, réalisait un magnifique relais avec Depres pour éliminer deux joueurs avant de centrer en retrait. Thioub butait d'abord sur Dibassy mais pas Bouanga qui, du droit, du plat du pied, trouvait les filets (1-0, 45e).

Au retour des vestiaires, le match était davantage équilibré même si Amiens montrait des signes de faiblesse avec quelques imprécisions techniques. Avec une seule frappe cadrée jusque là, on voyait mal comment les Picards pouvaient revenir au score. Mais on connaît la règle : quand on ne parvient pas à faire le break lorsque les opportunités se présentent la sanction tombe. Sur un crochet assassin Bouanga se débarrassait d'Adénon mais son tir du droit était écrasé et Gurtner pouvait détourner (65e).

Ce sentiment de l'égalisation imméritée pendait encore au nez. Mais pour arranger ça, coach Blaquart avait du pif et faisait entrer Alioui à la place de Depres qui a marqué des points ce soir (63e). Dix minutes plus tard, le Marocain adressait un centre rasant vers Bouanga qui se jetait devant Gurtner mais sans pouvoir toucher le ballon (74e). L'action suivante était la bonne. Les Crocos partaient rapidement en contre, Savanier, sur un amour de louche alertait Bouanga, qui avait vu Alioui au centre pour lui offrir le but du break tant attendu (76e).

La tentative de Ghoddos sur coup franc faisait à peine frissonner les Costières (82e). Le coup de grâce était porté par Alioui qui s'offrait un doublé après un une-deux parfait avec Bozok. Copie idéale avec l'intégration de Ferri et l'efficacité des remplaçants. Ce soir Nîmes a la tête dans les étoiles et pointe provisoirement à la 8e place de la Ligue 1 !

 

Corentin Corger

Bernard Blaquart : «Je suis ravi du match que l'on a fait et de la performance de mes joueurs, de notre qualité de jeu. C'est une bonne soirée avec un match bien maîtrisé. C'est un succès important et mérité, il y a eu du contenu. Ce premier but de Denis Bouanga, juste avant la mi-temps, nous fait du bien. Avant cela, on a montré de la maladresse et fait de mauvais choix dans le dernier geste, mais c'était compliqué, il y avait à Amiens beaucoup de densité défensive. On progresse. Avoir vingt points après quinze journées, c'est très bien. Cela fait maintenant deux matches que l'on ne prend pas de but, c'est bien aussi, mais de toutes les façons, on était obligé de progresser dans ce secteur de jeu aussi. Désormais, on s'affole moins, on se parle plus, c'est bien».

 

 

Christophe Pélissier (entraîneur d'Amiens) : «Il n'y a rien à dire sur ce résultat (0-3). Nîmes a été supérieur. La différence était criante entre les deux équipes. On ne s'est pas créé d'occasions et on fait preuve de cadeaux, notamment sur le troisième but nîmois. On a débuté sur une défense à cinq, mais on a perdu beaucoup de duels au milieu de terrain et Nîmes a fait étalage de son potentiel offensif. Le seul point positif de la soirée est que l'on rejoue mardi. C'est une chance après une telle claque. On oublie Nîmes et l'on se concentre, dès maintenant sur le match de Monaco.»

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Stanislas Golinski
Stanislas Golinski
Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes
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