Dominatrice, l'équipe de Michel Der Zakarian a construit son derby victorieux en première période, avec deux buts inscrits. Le but de Laborde, servi par l'intenable Mollet, a éteint les derniers espoirs des Crocos.

Montpellier est très pressant en début de rencontre, le match est rythmé. Aguilar et Mollet sont très présents dans le jeu des Héraultais. Sur un coup franc du second, Laborde contrôle le ballon dans la surface et frappe à ras de terre, à côté (25e). Quelques minutes plus tard, les Héraultais trouvent l'ouverture. Sous pression alors que le MHSC est en situation offensive, Diallo tente une tête en retrait de la tête vers Bernardoni, mais Ambroise Oyongo surgit et, du pied gauche, pousse le ballon au fond des filets (1-0, 29e). Le 2e but en Ligue 1 Conforama de l'international camerounais confirme l'emprise des joueurs montpelliérains sur leur adversaire dans cette première période. 

Les Nîmois n'arrivent pas à déployer leur habituelle force offensive, jusqu'aux arrêts de jeu de cette première période. Maoussa entre sur la gauche de la surface et frappe du gauche, Lecomte détourne le ballon (45e+1). Mais dans les dernières secondes, ce sont les Montpelliérains qui doublent la mise. En faisant appel à la VAR, M. Buquet constate que Briançon a tiré le maillot de Mendes et décide donc de donner un pénalty aux locaux. Andy Delort prend ses responsabilités et marque d'un tir à ras de terre qui prend Bernadoni à contre-pied (2-0, 45e+9), le break est fait.

Les Crocos entrent bien dans la deuxième période, avec la volonté de marquer le but de l'espoir. En face, Florent Mollet est toujours aussi intéressant, comme sur ce coup franc lointain qui passe de peu à côté et aurait pu surprendre Bernardoni (59e)... Si la menace nîmoise se précise, Montpellier est plus tranchant dans les derniers gestes. 

 

Parfaitement lancé par Mollet, Delort lâche une lourde frappe dans la surface qui touche le haut de la barre (70e). La barre transversale de Bernardoni tremble une nouvelle fois peu après, sur un coup franc exceptionnel de Mollet, de 35 mètres (72e) ! Le milieu montpelliérain va finalement être récompensé statistiquement de sa grande prestation avec une passe décisive : décalé sur l'aile gauche par Oyongo, il centre parfaitement du gauche pour Gaëtan Laborde, qui marque de la tête dans les six mètres (3-0, 79e). Les Héraultais assurent ainsi leur victoire ! Le match est cependant longuement interrompu pour des problèmes en tribune. Cela retarde le succès du MHSC, confirmé ensuite sur le score de 3-0, après une parade décisive de Lecomte devant Bouanga (87e). 
Le Montpellier Hérault SC a réalisé un match plein pour remporter ce derby face au Nîmes Olympique. Toujours aussi solide, l'équipe de Michel Der Zakarian a aussi été très performante offensivement, emmenée par un Florent Mollet de gala. Avec son 7e match sans défaite (4 victoires, 3 nuls), Montpellier grimpe à la 3e place de Ligue 1 Conforama, alors que les Gardois glissent au 14e rang. 

La réaction de Bernard Blaquart : 

«Vous n'avez pas reconnu mon équipe ? Pareil ! Surtout en première période, on a été très décevants sur le plan du jeu. On a été un peu mieux en deuxième mi-temps, bon, ce n'était pas génial non plus, hein, mais c'était trop tard. On n'a peut-être pas bien maîtrisé ce qui se passait autour, le contexte, la qualité de Montpellier, notre jeunesse, une mauvaise préparation de ma part...
Je n'en sais rien, mais voilà des explications. Je ne vais
 pas parler des événements, il y a des gens plus compétents que moi pour ça. C'est triste pour le foot, c'est tout, mais c'était aussi prévisible. La défaite fait mal aux têtes ce soir mais dès demain il faut se remettre au travail. On luttera pour le maintien jusqu'au bout. Si on croyait que parce qu'on avait gagné les deux premiers matches on allait finir parmi les premiers du championnat, c'était une grande erreur, mais moi je ne me leurre pas.»

A noter qu'au retour, caillassage des bus et on dénombre 1 blessé à la tête...

NÎMES OLYMPIQUE : Robert Malm : « C’est moi qui donne le ballon de but à Mandrichi »

L'ancien attaquant a joué à Montpellier et à Nîmes. Il est un témoin privilégié du derby de demain à la Mosson.

Pour Objectif Gard, Robert Malm, l'ancien Croco devenu un consultant télé appréciée, a ouvert l'armoire aux souvenirs avant le choc entre deux de ses anciens clubs. 

Que représente le Nîmes Olympique dans votre carrière ?

C’est particulier. Quand j’arrive on remonte de National en Ligue 2. On commence alors à reconstruire le club. C’est plein de supers souvenirs. Il y a le match de la montée contre Laval avec la demi-saison que l’on a vécu ensemble. Puis, surtout, il y a le maintien l’année suivante. Je pense que c’est ce qui a permis au club d’en arriver là où il est aujourd’hui. Quelque part, on se dit qu’on y a un peu participé. C’est un peu de nous qui est "monté" avec eux.

Ce fameux match contre Laval. Ça reste un grand moment ?

C’était une superbe ambiance. Ça reste dans toutes les mémoires.

Vous vous êtes éclaté à Nîmes ?

(Il rigole) Oui, et même l’année en Ligue 2, quand on se maintient lors de la dernière journée à Brest. Le scénario était incroyable. Il y a plein de belles choses à retenir.

Vous avez joué à Montpellier (2006-08) et à Nîmes (2008-09). Vous serez partagé dimanche pour le derby ?

Même si je n’ai pas trop joué à Montpellier et que cela ne s'est pas passé comme je le souhaitais, humainement, j’ai rencontré des gens formidables. Si j’ai pu réussir ce que j’ai réussi à Nîmes, je le dois à Louis Nicollin, Jean-Louis Gazeau et Philippe Goursat. Il ne faut pas l’oublier et cracher dans la soupe.

Comment imaginez-vous le derby de demain ?

Il y aura deux belles équipes. Je ne sais pas qui va l’emporter mais le pronostic, je le garde pour moi. Montpellier a une grosse solidité défensive et est bien organisé avec ce système à cinq défenseurs. Nîmes a une attaque de feu. Je suis sûr que Bernard (Blaquart) et Jérôme (Arpinon) trouveront ce qu’il faut pour essayer de déstabiliser cette défense.

Quels souvenirs gardez-vous des derbies que vous avez disputé ?

La dernière année je me souviens que l’on fait match nul à la Mosson avec un but de Bouba Kébé, sur mon centre. Il y a aussi le match retour, où l'on gagne 2-1. C’est moi qui donne le ballon de but à Jean-Jacques Mandrichi. C’est ce qui nous permet de poursuivre notre série et de nous maintenir à la fin de la saison.

 

Propos recueillis par Norman Jardin

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Stanislas Golinski
Stanislas Golinski
Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes
Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes