Il est déjà de retour ! Non conservé par En Avant, Moustapha Diallo (32 ans) s'est engagé pour deux saisons avec le Nîmes Olympique qui vient justement visiter Guingamp, samedi, à Ploufragan. Un retour forcément teinté d'émotion pour le grand Sénégalais. 

Comment allez-vous ? 
Ça va. Les premiers jours, ça m'a fait tout bizarre d'être ici, dans un nouveau club, après neuf saisons passées à Guingamp. Mais je commence à prendre mes repères. J'attends de trouver une maison pour que ma famille me rejoigne. Le seul souci, c'est qu'il fait très chaud. La chaleur m'a un peu gêné au début. Mais, là aussi, je commence à m'adapter.
Racontez-nous votre arrivée à Nîmes ? 
Au départ, je devais aller en Turquie, à Konyaspor. J'avais quitté le Sénégal pour signer mon contrat mais, au dernier moment, ça ne s'est pas fait. C'est alors que Nîmes s'est manifesté.
Vous vous êtes donc fait à l'idée de jouer en Ligue 1 ailleurs qu'à Guingamp... 
C'est le football ! J'ai toujours dit que j'aurais préféré finir ma carrière à Guingamp. J'y ai tout connu : le National, la Ligue 1 pendant cinq ans, la Ligue Euro
pa... Ce club m'a tout donné et je lui ai tout donné en retour. Mais avec Nîmes, j'ai trouvé un nouveau challenge. 
Comment jugez-vous ces premières semaines au Nîmes Olympique ? 
On a fait une bonne préparation. Pour l'instant, on n'a perdu aucun de nos matchs amicaux (3 victoires, 2 nuls) : c'est bien, ça donne de la confiance. L'équipe est jeune, beaucoup ne connaissent pas la Ligue 1. Mais il y a de la qualité et de bons joueurs. De toute façon, on le sait, pour se maintenir, il va falloir se battre. Mais, ça, je connais !

 

Mercredi soir, vous avez inscrit le but décisif contre la sélection de l'UNFP (2-1). De quelle manière ?
À la Mouss Diallo, de la tête, à la réception d'un centre (rire) ! Mon corps supporte de mieux en mieux la chaleur, je commence à trouver des automatismes avec mes partenaires. Je suis prêt à aller à la guerre !
Quel a été le discours de Bernard Blaquart, votre nouvel entraîneur ?
C'est quelqu'un de calme et de précis. Il aime le jeu. Évidemment, il attend de moi que j'apporte toute mon expérience. J'espère que ça va bien se passer.
Ce samedi, vous affrontez déjà Guingamp. À quel accueil vous attendez-vous ? 
C'est d'abord un plaisir de retrouver mon ancien club. Je vais revoir des amis, retrouver les supporters. Ce sera peut-être émouvant, je ne sais pas. De mon côté, je resterai naturel, quoi qu'il se passe. Y compris sur le terrain. Avant et après le match, on pourra rigoler mais, sur le terrain, chacun défendra ses couleurs, c'est normal. Et si je dois tacler, je taclerai !
© Le Télégramme 

clic sur les photos pour agrandir

Stanislas Golinski
Stanislas Golinski
Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes
Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes