Remis de sa rupture des ligaments croisés, Yan Marillat comptait se battre cette saison pour une place de numéro un au Nîmes Olympique. Mais le gardien de 23 ans est aujourd'hui à la recherche d'un nouveau club après avoir été mis à l'écart.

Mis à l’écart depuis la reprise de l’entraînement du Nîmes Olympique, Yan Marillat ne comprend pas. Remis d’une rupture des ligaments croisés contractée en septembre 2017, le gardien avait eu l’assurance de ses dirigeants de pouvoir être en concurrence pour une place de numéro un cette saison. Ces derniers, après avoir avancé le manque de condition physique du joueur, expliquent qu’un "problème important" datant de juillet 2018 est à l’origine de cette mise à l’écart. Ce que le joueur dément. Pour RMC Sport, Marillat a accepté d’expliquer cette situation.

Comment vous êtes-vous retrouvé mis à l’écart par votre club ?

"En fin de saison dernière, j’ai eu une discussion avec le directeur sportif et l’entraîneur. Les deux m’ont expliqué qu’ils comptaient sur moi, et que j’aurais la pré-saison et les matchs amicaux pour montrer que j'étais remis de ma blessure. J’ai même eu un préparateur physique pendant mes vacances pour arriver en forme à la reprise. Un point devait être fait fin juillet, sauf que trois jours avant la reprise, le directeur sportif m’a appelé pour me dire qu’ils avaient eu une offre et qu’ils voulaient dire oui. J’ai donc appelé le coach, à qui je dois beaucoup, qui a assuré vouloir me garder. Une semaine plus tard, son discours avait aussi changé. Il était OK pour l’arrivée d’un nouveau gardien."

Comment expliquer ce changement de discours ?

"La seule explication que j’ai eu, c’est sur ma blessure. Mais on ne peut pas passer de A à Z en si peu de temps. A la limite, on aurait dû juste me dire qu’un gardien allait arriver et qu’on allait être en concurrence. Je me retrouve maintenant à m’entraîner avec l’entraîneur de la réserve alors que je pensais pouvoir être numéro un."

Quelle est la suite pour vous ?

"De trouver un club. Je ne demande qu’à jouer. J’ai eu des contacts avec Châteauroux et Troyes, mais Nîmes n’arrange pas les choses, même pour ça. Mais je ne vais rien lâcher."

Les dirigeants parlent d’un problème survenu cet été, que s’est-il passé ?

"J’ai eu un problème en 2014. Je n’étais pas à l’époque à Nîmes. J’ai été condamné, j’en ai parlé au directeur sportif et au président qui m’ont promis tout leur soutien et m’ont demandé de n’en parler à personne. Aujourd’hui, ce problème est réglé, mais tout le monde au club m’a abandonné alors qu’ils m’ont promis leur soutien. Ils s’appuient sur cette affaire d’ordre privée pour me mettre a l’écart alors que son plan était déjà bien commandité. Qui n’a pas fait d’erreur dans sa vie ? Aujourd’hui, cette affaire est derrière moi et elle est réglée. Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage. Quoi qu’il arrive, je me battrais pour retrouver ma place."

 

Pour RMC Sport Loïc Tanzi

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Stanislas Golinski
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Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes
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