Après un an et demi sans jouer, l'ancien Parisien renaît chez les Crocos. Il redécouvre le plaisir de s’entraîner régulièrement et de faire partie d'un groupe. Marqué par son passage au PSG, il revient sur les années passées dans le club de la capitale.

Que représente le Paris-Saint-Germain pour toi ?

C’est mon club formateur. J’y suis arrivé à l’âge de 13 ans. J’ai passé toute ma jeunesse dans ce club. C’est aussi là-bas que j’ai rencontré mes meilleurs amis. Je pense à Neeskens Kebano, Jean-Christophe Bahebeck et Alphonse Areola. C’est spécial pour moi.

Comment es-tu arrivé au PSG ? 

J’ai fait un test à Clairefontaine. Avant, mon club d’Aubervilliers m’a envoyé à des détections en Seine-Saint-Denis (93). Il y avait Metz, Lens et Auxerre. Je n’ai pas été retenu par ces clubs, mais un recruteur du PSG m'a repéré. C’était en moins de 13 ans. À l’époque, je jouais milieu de terrain défensif. Au fil des années, j’ai eu de nombreux coaches, comme Jean-Luc Vasseur, Bertrand Reuzeau et Antoine Kombouaré. C’était un rêve d’enfant de jouer dans ce club. J’ai même été ramasseur de balle.

Comment as-tu vécu ces années au centre de formation parisien ?

Ce sont de très bons souvenirs. Nous venions tous des mêmes endroits. Nous parlions le même langage. Il y avait beaucoup de Parisiens.

Tu allais au Parc des Princes, enfant ?

J’y suis allé de nombreuses fois, mais à l’époque c’était réputé pour être dangereux. Je me souviens du match contre Marseille, quand Pauleta lobe Barthez. C’était un beau souvenir.

As-tu encore des contacts avec le PSG ?

Non, mais j’ai passé des belles années avec Alphonse Areola à Lens. On est monté en Ligue 1. C’est une belle personne et un très bon gardien. Il mérite ce qui lui arrive.

Parle-nous de ton passage dans le groupe pro ?

Ce n’étais pas forcément la meilleure des périodes parce que les Qataris sont arrivés deux semaines après ma signature. Pour nous les jeunes, c’était très compliqué. Au bout de six mois, Antoine Kombouaré s’est fait virer. Les portes étaient fermées, j’ai préféré partir en prêt.

Tu n’as fait qu’une apparition avec l’équipe première. Quel souvenir en gardes-tu ?

On avait fait 2-2 contre Nancy. J’étais rentré au poste de latéral droit pour jouer 30 minutes. C’est un super souvenir. Après, il y a eu une finale de Coupe. Je me suis dis que j’allais peut-être jouer, mais non.

Selon toi, il te manquais quoi pour faire ta place au PSG ?

Je n’étais pas assez mature dans le jeu. J’étais à l’heure mais au PSG, à cet âge, il faut être en avance. En équipe de France (U19, U20 et Espoirs, NDLR), c’était pareil. Je n’ai jamais été un surdoué, j’ai toujours été un travailleur.

Es-tu amer par rapport à ton départ de Paris ?

Non, cela fait partie de la vie. J’ai eu la chance d’y signer pro. Le PSG était une étape. Je n’ai aucun regret car j’ai fait tout ce que je devais faire avec Paris.

Tu t’attends à vivre un samedi compliqué ?

C’est la meilleure attaque d’Europe, voire du monde. Il faudra être très concentré car les détails vont faire la différence.

Nîmes peut-il vraiment faire un bon résultat contre le PSG ?

Oui, tout est possible. Ça reste un match de football. L’année dernière, Paris a perdu contre Strasbourg. Il faudra gagner tous les duels et montrer qu’on est chez nous.

Tu n’a pas peur de prendre une correction ?

Non, je préfère perdre contre Paris que contre Toulouse. Nous savons ce qu’il faut faire pour gagner ce genre de match. Si on peut mettre la même intensité que contre l’OM, on peut avoir une belle surprise à la fin.

 

Propos recueillis par Norman Jardin

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Stanislas Golinski
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Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes
Stanilas Golinski quand il avait 80 ans, toujours fidèle à Nîmes